« On est tous étudiants, et pourtant, certains galèrent à manger correctement », souligne Safaa, 23 ans, étudiante en droit des affaires et bénévole au sein de la Cop1ne, un tiers-lieu parisien luttant contre la précarité alimentaire et l’isolement social des jeunes. Selon Le Monde, son engagement reflète une jeunesse toujours plus investie dans l’action citoyenne.
Originaire de Casablanca, Safaa a choisi de s’investir chaque mois au sein de cette structure, où elle met son temps libre au service des étudiants en difficulté. La Cop1ne, située dans la capitale, s’inscrit dans une démarche solidaire en proposant des repas à prix libre, des ateliers culinaires et un accompagnement social pour briser l’isolement. « C’est un lieu où l’on se sent utile, où l’on crée du lien », confie-t-elle.
Ce qu'il faut retenir
- Safaa, 23 ans, étudiante en droit des affaires originaire de Casablanca, s’engage bénévolement à la Cop1ne, un tiers-lieu parisien
- La structure lutte contre la précarité alimentaire et l’isolement des étudiants via des repas à prix libre et des ateliers sociaux
- Selon Le Monde, cet engagement illustre la persistance de l’action citoyenne chez les jeunes générations
Une jeunesse toujours plus engagée malgré les défis économiques
L’engagement de Safaa n’est pas isolé. Le Monde souligne que la jeunesse française, souvent pointée du doigt pour son désintérêt politique, reste fortement mobilisée sur des causes concrètes. La précarité étudiante, aggravée par l’inflation et la hausse des loyers, pousse de nombreux jeunes à s’investir dans des projets solidaires. À la Cop1ne, les bénévoles, majoritairement étudiants, viennent de tous horizons universitaires et sociaux, unis par une même volonté : « ne laisser personne de côté », explique Safaa.
Les données disponibles confirment cette tendance. En 2025, une étude de l’INSEE révélait que près de 20 % des étudiants en Île-de-France déclaraient avoir recours à l’aide alimentaire au moins une fois par mois. Face à ce constat, des initiatives comme la Cop1ne se multiplient dans la capitale, souvent portées par des collectifs informels ou des associations locales.
La Cop1ne, un modèle hybride entre solidarité et innovation sociale
Fondée il y a trois ans, la Cop1ne fonctionne sur un principe simple : proposer des repas à prix libre, financés par des dons et des subventions. Les bénéficiaires, majoritairement des étudiants, peuvent contribuer selon leurs moyens, tandis que les plus aisés sont invités à payer un supplément pour soutenir le projet. Ce modèle économique alternatif séduit de plus en plus de structures en France, comme le rapporte Le Monde.
Outre les repas, la Cop1ne organise des ateliers sur la nutrition, des permanences juridiques et des espaces de convivialité pour lutter contre l’isolement. Safaa, qui anime certains de ces ateliers, insiste sur l’importance du lien social :
« Beaucoup d’étudiants viennent ici autant pour manger que pour discuter, se sentir écoutés. C’est ça, la force de ce lieu. »
Un engagement qui dépasse le cadre associatif
Pour Safaa, son bénévolat à la Cop1ne s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’accès aux droits fondamentaux. Étudiante en droit des affaires, elle milite également au sein d’un collectif étudiant pour un meilleur accès aux bourses et aux aides sociales. « On ne peut pas parler de justice sociale sans agir concrètement », souligne-t-elle, en référence aux débats actuels sur la réforme des APL et des aides au logement.
Son parcours illustre une génération qui refuse de séparer engagement politique et action locale. Selon une enquête de l’Observatoire de la jeunesse publiée en 2026, 68 % des 18-29 ans estiment que le bénévolat est un moyen efficace de changer les choses, loin devant les manifestations ou le vote.
Alors que les inégalités sociales s’accentuent, des initiatives comme la Cop1ne rappellent que l’entraide reste un levier puissant. Safaa, elle, n’envisage pas de quitter le navire : « Tant qu’il y aura des étudiants qui auront faim, je serai là », conclut-elle.
La Cop1ne accepte les dons en ligne via son site cop1ne.fr/dons ou par virement bancaire. Pour devenir bénévole, il suffit de remplir un formulaire sur leur page dédiée ou de se présenter lors de leurs permanences.