Disney + propose le retour de deux sitcoms cultes des années 2000, Malcolm et Scrubs, pour le plaisir des Millenials nostalgiques. Selon Numerama, les deux séries ont dynamité le format de la sitcom américaine pour le faire entrer dans le 21e siècle.

Malcolm, créée par Linwood Boomer et diffusée entre 2000 et 2006 sur Fox et M6 chez nous, raconte les mille et une bêtises fomentées par une fratrie de quatre garçons que tentent d'élever Lois, leur mère vénère et au bout du rouleau, et Hal, leur père à l'Ouest et presque aussi irresponsable que sa progéniture. C'est Malcolm (Frankie Muniz), le troisième de la fratrie et petit génie geignard, qui nous raconte les mésaventures ubuesques de sa famille, en nous prenant à témoin face caméra.

De son côté, Scrubs, créée par Bill Lawrence et diffusée entre 2001 et 2010 sur NBC et une nouvelle fois M6 en France, suit le quotidien du personnel de l'hôpital du Sacré-Cœur, narré en voix-off par ce grand rêveur de J.D. (Zach Braff) qui débute comme interne. Ce personnage à la Ally McBeal possède une vie intérieure riche. Il se déconcentre facilement et les scènes loufoques qui lui viennent à l'esprit prennent vie sous nos yeux.

Ce qu'il faut retenir

  • Disney + propose le retour de Malcolm et Scrubs pour le plaisir des Millenials nostalgiques.
  • Les deux séries ont dynamité le format de la sitcom américaine pour le faire entrer dans le 21e siècle.
  • Malcolm suit la vie d'une fratrie de quatre garçons, tandis que Scrubs suit le quotidien du personnel de l'hôpital du Sacré-Cœur.

Les deux séries ont un point de départ original. Malcolm, avec son humour anarchique, se distingue par son angle de revival original, tandis que Scrubs s'adapte aux problématiques actuelles sans perdre son ADN. Malgré le retour des personnages emblématiques, Malcolm semble déconnecté de ses racines, laissant Scrubs l'emporter par sa capacité à renouveler son propos, tout en restant fidèle à son esprit.

Le revival de Malcolm

Malcolm a pour le coup un peu oublié ses racines « classe moyenne ». Dans cette suite, tout le monde semble avoir trouvé un super travail. Et puis la mécanique de la série – gérer des bambins qui créent une anarchie sans commune mesure – ne peut plus fonctionner de la même façon. Les enfants ont grandi et ont quitté le nid.

Le thème de la famille aurait pu être exploité autrement : en explorant les difficultés des anciens enfants à devenir parents (c'est à peine esquissé entre Malcolm et sa fille, beaucoup trop sage pour créer du conflit), ou en se penchant sur le rôle de grands-parents modernes.

Le revival de Scrubs

Scrubs fonctionne aussi car elle propose un choc des générations drôle et tendre entre les Millenials et les internes appartenant à la fameuse Gen Z (Sam, Asher, Amara etc), qui a ses pratiques et ses propres challenges à gérer. La série évite de caricaturer cette jeunesse qui a grandi avec un téléphone greffé à la main.

La série parle toujours aussi bien des hauts et des bas de l'amitié, des joies du mentorat. Elle se moque gentiment de la culture de la bienveillance en entreprise, grâce à la truculente Sibby Wilson (Vanessa Bayer), la nouvelle directrice RH et d'un centre de bien-être à l'hôpital, ou encore de notre dépendance grandissante aux IA et nouvelles technologies.

Et maintenant ?

Il est à attendre que la suite de Scrubs se poursuive sur Disney + et que Malcolm trouve un nouvel élan pour reprendre la place qu'elle occupait dans les années 2000.

En attendant, on peut dire que la saison 10 de Scrubs est une vraie réussite, qui viendra mettre du baume au cœur des nostalgiques, et séduira avec un peu de chance un nouveau public. Incroyable mais vrai : une suite de série culte peut donc être réussie !

Et maintenant, il est temps de se demander : qu'est-ce qui se passera ensuite ? Quelles sont les prochaines échéances, décisions attendues ou conséquences possibles ? La réponse reste à venir, mais une chose est certaine : les fans de Scrubs et Malcolm sont déjà impatient de découvrir ce qui se prépare.

La suite de Scrubs suit le quotidien du personnel de l'hôpital du Sacré-Cœur, narré en voix-off par J.D. (Zach Braff) qui débute comme interne.

Malcolm a perdu sa place dans les années 2000 en raison de son manque de modernité et de son éloignement des problématiques actuelles.