Condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité dans l’affaire des « assistants parlementaires européens du FN », Marine Le Pen attend avec anxiété le verdict en appel, attendu la semaine prochaine. Selon Le Figaro - Politique, cette décision judiciaire s’ajoute en 2025 à un autre drame personnel : la mort de son père, Jean-Marie Le Pen, survenue le 7 janvier. Une année 2025 que la présidente du Rassemblement national (RN) qualifie déjà d’« annus horribilis », marquée par deux épreuves aussi brutales que contrastées.
Ce qu'il faut retenir
- Condamnation en première instance : Marine Le Pen a été reconnue coupable dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, avec une peine d’inéligibilité en attente du verdict en appel.
- Décès de Jean-Marie Le Pen : Le fondateur du Front National est mort le 7 janvier 2025 à l’âge de 96 ans, un événement suivi d’une cérémonie religieuse à Paris en présence de figures politiques et médiatiques.
- Quatrième candidature présidentielle en jeu : Malgré ces obstacles, Marine Le Pen reste candidate pour l’élection présidentielle de 2027, après trois tentatives dont deux finales face à Emmanuel Macron.
- Hommages contrastés : Les funérailles de Jean-Marie Le Pen ont rassemblé des personnalités de l’extrême droite, mais aussi des opposants, reflétant les divisions persistantes au sein du mouvement.
- Stratégie de reconquête : La dirigeante du RN doit désormais concilier gestion de crise judiciaire et préparation d’une nouvelle campagne électorale.
Une succession de drames en 2025
Le 16 janvier 2025, Paris accueille les obsèques de Jean-Marie Le Pen, figure historique de l’extrême droite française, décédé neuf jours plus tôt à l’âge de 96 ans. Selon Le Figaro - Politique, la cérémonie religieuse à l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce rassemble plus de 450 personnes, dont l’intégralité de la famille Le Pen : Marie-Caroline, Yann, Marine, Marion et leurs conjoints. Parmi les personnalités politiques présentes, Jordan Bardella, président du RN, Éric Ciotti, ou encore Philippe de Villiers, Éric Zemmour et Bruno Mégret témoignent de l’influence persistante du « Menhir » sur le paysage politique.
À l’extérieur de l’église, une poignée d’extrémistes, dont Yvan Benedetti et Jérôme Bourbon, affichent une présence symbolique, rappelant les liens troubles de certains avec l’antisémitisme. « Le froid n’efface rien. Ni la douleur, ni la solitude », écrit Le Figaro - Politique, soulignant l’atmosphère lourde qui entoure cet hommage.
La condamnation judiciaire, un nouveau revers politique
Moins de six mois après ces funérailles, Marine Le Pen se retrouve confrontée à une autre épreuve : sa condamnation en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Selon les informations du Figaro - Politique, la peine d’inéligibilité, qualifiée de « lourde » par la presse, pourrait lui interdire de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, où elle caresse pourtant l’espoir d’une quatrième candidature.
Cette décision s’inscrit dans une longue série de contentieux judiciaires qui ont jalonné la carrière de Marine Le Pen. Déjà, en 2017, après un débat présidentiel raté face à Emmanuel Macron, elle avait dû faire face aux critiques internes et externes. Pourtant, elle avait su rebondir, transformant cette défaite en levier pour consolider son leadership au sein du FN, devenu Rassemblement national en 2018.
Une trajectoire politique marquée par les ruptures et les rebonds
L’histoire de Marine Le Pen est celle d’une femme qui a su se construire dans l’ombre de son père, avant de s’en affranchir. Selon Le Figaro - Politique, son parcours politique est rythmé par des « avant » et des « après » : avant l’attentat dont elle a réchappé enfant, avant le séisme du 21 avril 2002 qui a vu son père accéder au second tour de la présidentielle, avant sa rupture avec Jean-Marie Le Pen en 2015, ou encore avant son duel face à Emmanuel Macron en 2017 et 2022.
Chaque étape a forgé une leader plus pragmatique, davantage axée sur la dédiabolisation du RN et la conquête du pouvoir par les urnes. Pourtant, 2025 semble être une année charnière, où les épreuves personnelles et judiciaires pourraient redessiner son avenir politique. « Sa vie est faite d’avants et d’après », rappelle Le Figaro - Politique, soulignant que le « après » reste encore incertain.
Les enjeux pour l’avenir du Rassemblement national
Dans ce contexte, la décision de la cour d’appel, attendue dans les prochains jours, revêt une importance capitale. Une confirmation de l’inéligibilité enverrait un signal fort, mais pourrait aussi galvaniser les soutiens de Marine Le Pen, qui n’a cessé de dénoncer une « instrumentalisation politique » de la justice. Selon Le Figaro - Politique, Jordan Bardella, son dauphin désigné, serait prêt à prendre le relais en cas de désistement forcé de la dirigeante du RN.
Bref, l’année 2025 s’annonce comme un tournant pour Marine Le Pen, entre héritage familial, stratégie politique et défis judiciaires. Son avenir dépendra autant de sa capacité à surmonter ces épreuves que de la réaction de ses partisans et adversaires face à cette nouvelle donne.
Plus largement, cette séquence illustre les défis auxquels sont confrontés les partis populistes en Europe, entre radicalisation des discours et nécessité de respectabilité électorale. Reste à voir si Marine Le Pen parviendra à concilier ces deux impératifs, ou si 2025 marquera le début d’un déclin pour une figure qui a marqué deux décennies de vie politique française.
Marine Le Pen a été condamnée en première instance pour détournement de fonds publics et emploi fictif dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National. La peine d’inéligibilité prononcée en première instance est considérée comme « lourde » par les observateurs, sans que son montant exact n’ait été précisé par la justice.
La prochaine échéance judiciaire majeure est le verdict en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, attendu la semaine prochaine. Si la condamnation est confirmée, Marine Le Pen pourrait faire appel devant la Cour de cassation, ce qui retarderait toute décision définitive.