Il y a six mois, une série de manifestations mondiales menées par la génération Z a éclaté dans de nombreux pays, notamment au Népal, au Maroc, à Madagascar, au Pérou, en Indonésie, aux Philippines et au Kenya. Selon Courrier International, ces mouvements de protestation étaient motivés par des griefs contre les gouvernements en place, notamment en ce qui concerne le niveau de vie en baisse et la corruption galopante. Aujourd'hui, nous pouvons nous demander quels changements ces mobilisations ont provoqué.

Les manifestations de la Gen Z ont débuté fin 2025 et ont été caractérisées par des revendications spécifiques dans chaque pays. En Indonésie, par exemple, les jeunes ont protesté contre l'augmentation des taxes foncières et immobilières voulue par le président Prabowo Subianto, ainsi que contre la corruption endémique et les ingérences croissantes de l'armée dans les affaires publiques, comme le rapporte le quotidien India Today.

Ce qu'il faut retenir

  • Les manifestations de la Gen Z ont eu lieu dans plusieurs pays à travers le monde, notamment au Népal, au Maroc, à Madagascar, au Pérou, en Indonésie, aux Philippines et au Kenya.
  • Les revendications portaient sur des griefs contre les gouvernements en place, notamment en ce qui concerne le niveau de vie en baisse et la corruption galopante.
  • Les manifestations ont débuté fin 2025 et ont été caractérisées par des revendications spécifiques dans chaque pays.

Les manifestations dans chaque pays

Aux Philippines, les manifestants ont dénoncé « le plus grand scandale de corruption depuis des décennies », impliquant des milliards de pesos destinés à financer des infrastructures anti-inondation qui auraient été détournés, comme l'explique le quotidien The Philippine Star. Au Pérou, les jeunes ont manifesté contre le gouvernement de la présidente Dina Boluarte, en particulier contre une réforme controversée, avant de dénoncer une hausse de l'insécurité et la prise de contrôle des institutions judiciaires par la sphère politique.

La présidente Dina Boluarte a été destituée le 9 octobre 2025 par le Congrès pour « incapacité morale permanente », et le président du Congrès, José Jerí Oré, a pris la relève en promettant de diriger un gouvernement de « réconciliation nationale » jusqu'aux prochaines élections. Cependant, José Jerí Oré a lui-même été destitué en février après avoir été visé par deux enquêtes pour trafic d'influence.

Les conséquences des manifestations

Aujourd'hui, le Pérou se prépare pour le second tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 7 juin. Selon le journal péruvien El Comercio, le premier tour, qui a eu lieu le 12 avril, a été qualifié de « l'un des plus complexes de ces dernières années » en raison de graves problèmes logistiques qui ont empêché 63 000 électeurs de voter. Keiko Fujimori, la candidate du parti Force populaire et fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, est en tête avec 17 % des voix, devant le candidat de gauche Roberto Sánchez Palomino, à 12 %.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'issue de ces élections et leur impact sur le futur du Pérou. La question de savoir si les nouvelles autorités seront en mesure de répondre aux revendications de la Gen Z et de mettre en place des réformes significatives pour lutter contre la corruption et améliorer le niveau de vie reste ouverte. Le second tour de l'élection présidentielle, prévu pour le 7 juin, constituera un moment charnière dans l'histoire récente du pays.

En conclusion, les manifestations de la Gen Z ont marqué un tournant dans l'histoire de nombreux pays à travers le monde, en mettant en lumière les griefs des jeunes contre les gouvernements en place. Les conséquences de ces mouvements de protestation sont encore en cours de développement, mais il est clair que les prochaines échéances électorales et les décisions attendues des nouvelles autorités seront déterminantes pour l'avenir de ces pays.