Près de douze ans après le succès critique et commercial de son prédécesseur, Subnautica 2 a finalement fait surface en early access, malgré les nombreux obstacles rencontrés avec son éditeur, Krafton, qui avait tenté de saboter le développement pour réduire les coûts de près d’un quart de milliard de dollars. Selon Numerama, qui a testé l’expérience jusqu’à son terme, ce nouvel opus propose une aventure ambitieuse, mais reste prudent sur ses acquis. La question se pose donc : faut-il sauter dans le grand bain dès maintenant, ou attendre la version finale attendue pour 2027, voire 2028 ?
Ce qu'il faut retenir
- Un record d’early access : Subnautica 2 bat déjà des records en proposant une immersion immédiate dans un océan extraterrestre dès les premières minutes de jeu.
- Une boucle de gameplay renforcée : la chasse aux ressources et leur transformation en outils ou équipements restent au cœur du jeu, mais avec une progression initiale mieux équilibrée.
- De nouvelles mécaniques : les améliorations ADN du personnage, les Biomods (capacités spéciales inspirées des espèces marines) et un système de base sous-marine plus modulaire enrichissent l’expérience.
- Un mode coopératif inédit : jusqu’à trois joueurs peuvent explorer ensemble, partageant les tâches de survie et de construction pour une expérience renouvelée.
- Un contenu actuel limité : après 15 heures de jeu, les joueurs atteignent la fin de la trame narrative, avec des zones de jeu encore restreintes par des limites techniques.
- Une sortie repoussée : la version 1.0 est annoncée pour 2027 ou 2028, laissant aux joueurs le choix entre plonger tôt ou patienter.
Une aventure qui plonge dans le grand bain, mais garde des bouées
Dès les premières minutes, Subnautica 2 plonge le joueur dans un environnement familier, mais considérablement amplifié. Après un crash sur une planète inconnue, le protagoniste doit survivre en explorant les débris de son vaisseau écrasé, tout en répondant aux signaux de survivants dispersés dans l’océan. La mécanique de base, héritée du premier opus, reste intacte : récolter des ressources pour fabriquer outils, équipements et structures, le tout en évitant les dangers des profondeurs. Pourtant, selon Numerama, les développeurs ont soigneusement adouci l’amorce de l’aventure pour éviter la redondance. Les ressources comme le titane, le quartz ou les matières organiques sont généreusement distribuées près de la zone de crash, permettant une progression rapide sans sacrifier l’exploration ou l’aspect survie.
Un gameplay qui coule de source… mais avec de nouveaux courants
Le système de crafting, déjà salué dans le premier épisode, gagne en fluidité et en complexité. Les joueurs peuvent désormais agrandir leurs bases sous-marines avec des salles modulables, des couloirs et des hublots, offrant une personnalisation accrue. Le véhicule unique du jeu, le Têtard, remplace la collection de modules du premier opus : petit, économique en ressources et évolutif via des châssis spécialisés (vitesse, capacité de chargement, etc.), il reste essentiel pour explorer les abysses ou transporter des matériaux. Les améliorations possibles, comme un blindage renforcé contre la pression ou une réduction de la consommation d’énergie, ajoutent une dimension stratégique supplémentaire.
Autre nouveauté majeure : les modifications ADN, obtenues en soignant des structures organiques semblables à des plantes carnivores. Ces améliorations, comme la capacité à rendre comestibles les poissons ou à marquer son chemin dans les labyrinthes coralliens, transforment radicalement l’approche du jeu. Les Biomods, débloqués après avoir scanné des espèces marines, offrent des avantages passifs ou actifs, comme un dash ou une réduction de la consommation d’oxygène, incitant à une exploration méthodique des fonds marins.
L’exploration s’ouvre à la coopération, une révolution pour la série
Le mode multijoueur, absent du premier opus, représente l’une des avancées les plus significatives de Subnautica 2. Jusqu’à trois joueurs peuvent explorer ensemble, partageant les tâches de survie, de construction ou d’exploration. Cette fonctionnalité, selon Numerama, suffit à elle seule à justifier l’immersion précoce, même si elle soulève des questions sur la gestion des interactions en équipe dans un environnement aussi exigeant. La coopération permet aussi d’aborder les zones les plus dangereuses du jeu avec une sécurité accrue, transformant l’expérience solitaire en une aventure collective plus accessible.
Les décors, bien que toujours technologiquement perfectibles (le passage d’Unity à Unreal Engine 5 n’étant pas encore pleinement exploité), impressionnent par leur variété et leur grandeur. L’immensité des structures sous-marines et la densité de la faune extraterrestre créent une immersion rare, même si les limites de l’early access se font rapidement sentir. Après une quinzaine d’heures, les joueurs atteignent la fin de la trame principale, et les explorations deviennent progressivement restreintes par des « murs oranges » signalant les limites de la zone jouable.
Pour les autres, Subnautica 2 en early access offre déjà une aventure captivante, mais qui laisse entrevoir un potentiel encore inexploré. Le choix entre plonger sans attendre ou attendre le grand plongeon final dépendra donc de l’équilibre entre curiosité immédiate et attente d’une expérience optimisée.
Selon Numerama, la version 1.0 de Subnautica 2 n’est pas attendue avant 2027, voire 2028. Le studio Unknown Worlds n’a pas encore communiqué de date précise, mais l’early access devrait être suivi de mises à jour régulières jusqu’à la sortie définitive.
Non. Le mode solo reste tout à fait jouable et offre une expérience complète, même si le multijoueur apporte une dimension nouvelle, notamment pour la gestion des ressources et la sécurité en profondeur. Il est possible de basculer entre les deux modes selon ses préférences.