La ministre des Sports, Marina Ferrari, a dénoncé, mercredi 6 mai 2026, des images « absolument inacceptables » montrant un entraîneur de MMA frappant des élèves mineurs. Selon Franceinfo - Sport, cette séquence virale a conduit à la suspension immédiate de l’intéressé, dont l’identité est Yom Keita Yidikes, 33 ans. La préfecture du Rhône a pris un arrêté en urgence le 29 avril, interdisant à l’entraîneur d’encadrer des mineurs pendant six mois. Les faits ont également été signalés au parquet de Lyon, où une enquête administrative est en cours.

Ce qu'il faut retenir

  • Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un coach de MMA frappant des élèves mineurs à Villeurbanne (Rhône).
  • La ministre des Sports, Marina Ferrari, a qualifié ces images de « absolument inacceptables » et demandé une sanction immédiate dès le 29 avril 2026.
  • La préfecture du Rhône a suspendu l’entraîneur pour six mois et transmis l’affaire au parquet de Lyon.
  • Yom Keita Yidikes, 33 ans, n’est pas affilié à la Fédération française de MMA et est coutumier de méthodes clivantes.
  • Une pétition en ligne, lancée par l’association Mouv’Enfants, a recueilli près de 9 000 signatures pour exiger une enquête et la suspension de l’entraîneur.
  • La Haute-Commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, a dénoncé sur X une vidéo « qui ne semble rien avoir en commun avec les valeurs du sport ».

Des images jugées « condamnables » par la ministre des Sports

Sur les ondes de Franceinfo, Marina Ferrari a exprimé son indignation face à la vidéo montrant l’entraîneur donner des coups de pied à des enfants. « C’est une expression de violence vis-à-vis des enfants », a-t-elle déclaré. Pour la ministre, ces actes ne relèvent ni d’une méthode éducative, ni d’une pratique sportive, mais constituent une transgression grave. « Toutes ces images m’ont révoltée », a-t-elle ajouté, soulignant que « rien ne justifie de telles pratiques ». Dès le 29 avril, elle avait demandé à l’administration de prendre un arrêté en urgence pour protéger les mineurs.

Outre la suspension administrative, la préfecture a signalé les faits au parquet de Lyon. Une enquête administrative est également ouverte pour faire la lumière sur ces agissements. Le ministère de la Justice pourrait, à terme, engager des poursuites pénales. — La réaction des autorités ne s’est pas limitée à la sphère sportive. La Haute-Commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, a critiqué sur le réseau social X (ex-Twitter) cette vidéo, estimant qu’elle était « en totale opposition avec les valeurs du sport » et avec « l’apprentissage de la résilience ou du dépassement de soi ». Pour elle, « aucune pédagogie ne peut reposer sur la violence ».

Un entraîneur hors fédération et des méthodes controversées

Âgé de 33 ans, Yom Keita Yidikes n’est pas affilié à la Fédération française de MMA. Selon les informations de Franceinfo - Sport, cet entraîneur est connu pour des méthodes controversées, régulièrement pointées du doigt. La séquence filmée, qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, a déclenché une vague d’indignation. L’association Mouv’Enfants, qui lutte contre les violences faites aux mineurs, a dénoncé des pratiques « humiliantes » et lancé une pétition en ligne. En moins d’une semaine, près de 9 000 personnes ont signé pour exiger l’ouverture d’une enquête et la suspension définitive de l’entraîneur.

Les images, tournées lors d’un cours à Villeurbanne, montrent l’entraîneur s’en prenant physiquement à des élèves, malgré leurs protestations. La phrase « Je sais que t’as pas mal ! », prononcée alors qu’il les frappe, a particulièrement choqué l’opinion publique. Face à l’ampleur de la polémique, plusieurs élus locaux ont réclamé des sanctions exemplaires. Certains parents d’élèves ont également exprimé leur inquiétude quant aux méthodes utilisées dans ce club de MMA, où leurs enfants étaient inscrits.

Une affaire qui relance le débat sur les dérives dans le sport

Cette affaire intervient dans un contexte où les dérives dans le sport, notamment les violences envers les mineurs, sont de plus en plus dénoncées. Les fédérations sportives sont régulièrement pointées du doigt pour leur manque de contrôle sur les encadrants. La ministre des Sports a rappelé que la protection des mineurs était une priorité absolue, et que toute forme de violence, même verbale, devait être sanctionnée. — Le MMA, discipline en plein essor en France, se retrouve une fois de plus sous le feu des projecteurs. Bien que cette pratique soit encadrée par des règles strictes, certains clubs ou entraîneurs contournent les fédérations officielles, échappant ainsi à tout contrôle. La suspension de Yom Keita Yidikes rappelle l’importance d’un encadrement rigoureux, notamment dans les sports de combat où la frontière entre discipline et brutalité peut parfois être floue.

La Fédération française de MMA, contactée par Franceinfo - Sport, a indiqué qu’elle n’avait aucun lien avec l’entraîneur incriminé. Elle a rappelé que ses membres étaient soumis à des formations obligatoires sur la protection des mineurs et les bonnes pratiques éducatives. Pourtant, des voix s’élèvent pour demander une réforme plus large du secteur, afin d’éviter que de tels cas ne se reproduisent.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des conclusions de l’enquête administrative et des éventuelles poursuites pénales. La suspension de six mois pourrait être prolongée si les charges étaient confirmées. Une décision définitive devrait intervenir d’ici quelques semaines, une fois les auditions et expertises réalisées. Dans l’immédiat, les mineurs inscrits dans ce club de MMA devront être réorientés vers d’autres structures encadrées.

Cette affaire pourrait aussi pousser les autorités à renforcer les contrôles sur les clubs de sport de combat, notamment ceux qui ne sont pas affiliés à une fédération reconnue. Une mission parlementaire sur la protection des mineurs dans le sport est d’ailleurs en préparation, avec un rapport attendu avant la fin de l’année 2026.

Plus largement, ce cas illustre les défis posés par les dérives dans le milieu sportif, où la recherche de performance peut parfois conduire à des excès. Les autorités sportives et judiciaires pourraient être amenées à durcir leur législation pour mieux protéger les jeunes athlètes. Reste à voir si cette suspension sera suivie d’autres mesures pour garantir un encadrement sécurisé et respectueux des mineurs.

Selon Franceinfo - Sport, Yom Keita Yidikes n’est pas licencié auprès de la Fédération française de MMA, ce qui signifie qu’il n’est pas soumis à ses règles disciplinaires ni à ses formations obligatoires sur la protection des mineurs. Cette absence d’affiliation lui permet d’encadrer des élèves en dehors du cadre fédéral, échappant ainsi à certains contrôles.

Outre la suspension administrative, l’entraîneur pourrait faire l’objet de poursuites pénales. Les faits ont été signalés au parquet de Lyon, où une enquête est en cours. Si les charges sont retenues, il s’expose à des peines pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour violences sur mineur, selon l’article 222-13 du Code pénal.