À deux jours du coup d’envoi du Giro 2026, l’équipe belge Lotto Intermarché a dû faire face à une épidémie de troubles digestifs parmi ses coureurs, contraignant cinq de ses huit membres à manquer la cérémonie de présentation des équipes à Burgas, en Bulgarie. Selon RMC Sport, seuls Liam Van Hoecke, Gerben Thijssen, Victor Campenaerts, Brent Van Moer et Tuur Dens se sont présentés sur le podium, laissant sur le carreau Liam Slock, Milan Menten et Mathieu Kockelmann, tous trois victimes de diarrhées, fièvre et vomissements.
L’épidémie a frappé alors que les coureurs revenaient de la Famenne Ardenne Classic, remportée par Arnaud De Lie. Trois d’entre eux ont ressenti les premiers symptômes dès le lendemain de la course, précise RMC Sport. Si le leader de l’équipe, Arnaud De Lie, n’a pas participé à la présentation pour se reposer, son état de santé n’est pas jugé compromis pour le départ du Giro vendredi. En revanche, Liam Slock a dû déclarer forfait et sera remplacé par Joshua Giddings. La participation d’Arnaud De Lie reste donc en suspens, malgré une optimisme prudent de la part de son équipe.
Ce qu'il faut retenir
- Seuls cinq coureurs sur huit de Lotto Intermarché étaient présents lors de la cérémonie de présentation des équipes à Burgas.
- Trois coureurs, dont Liam Slock, ont été contraints de renoncer au départ en raison de symptômes graves : diarrhées, fièvre et vomissements.
- L’épidémie s’est déclarée après la Famenne Ardenne Classic, remportée par Arnaud De Lie, qui n’a pas participé à la présentation pour se reposer.
- Une bactérie, Campylobacter, présente dans les bouses de vache, est suspectée d’être à l’origine de cette épidémie.
- D’autres équipes, comme Flanders-Baloise, VolkerWessels et Van Rysel-Roubaix, seraient également touchées par cette contamination.
Une épidémie survenue après une classique belge
L’éclosion de cette épidémie coïncide avec la fin de semaine de la Famenne Ardenne Classic, disputée dimanche dernier. Selon RMC Sport, les premiers symptômes sont apparus dans les heures qui ont suivi la course. Liam Slock, Milan Menten et Mathieu Kockelmann ont été les premiers affectés, avec des douleurs abdominales intenses et des vomissements qui les ont cloués au lit. Dans l’avion en direction de la Bulgarie, Arnaud De Lie a également commencé à ressentir un malaise, obligeant son équipe à le laisser se reposer avant le départ du Giro.
Les coureurs touchés n’ont pas pu voyager avec leurs coéquipiers mardi, contraignant l’équipe à organiser des remplacements en urgence. Si la participation d’Arnaud De Lie n’est pas encore compromise, son absence lors de la présentation des équipes reflète l’ampleur de la crise sanitaire au sein de la formation belge. Une situation d’autant plus délicate que le Giro 2026 s’élancera vendredi depuis Burgas avec une première étape de 147 km jusqu’à Nessebar.
La Campylobacter, une piste privilégiée par le peloton
Alors que les causes de cette épidémie restent officiellement indéterminées, plusieurs équipes évoquent une piste bactérienne. Selon RMC Sport, le peloton suspecte la présence de la Campylobacter, une bactérie intestinale courante chez les animaux d’élevage. « Il y avait des bouses de vache par endroits sur la route dimanche. Avec la pluie, elles ont commencé à gicler. C’est peut-être la cause », a suggéré une équipe au média belge. Une hypothèse plausible, d’autant que les conditions météo du week-end — pluie et vent — ont pu favoriser la dispersion de ces agents pathogènes sur le parcours.
Cette contamination n’affecte pas uniquement Lotto Intermarché. D’après RMC Sport, plusieurs autres formations belges et néerlandaises, dont Flanders-Baloise, VolkerWessels et Van Rysel-Roubaix, seraient également touchées par cette épidémie. Une propagation qui interroge sur les mesures d’hygiène mises en place lors des courses, notamment en Belgique où les parcours empruntent souvent des zones rurales.
Des répercussions sur la préparation du Giro
La situation sanitaire de Lotto Intermarché soulève des questions sur l’impact de cette épidémie sur la préparation de la course. Si Arnaud De Lie, leader de l’équipe, n’a pas été officiellement déclaré forfait, son état de santé reste sous surveillance. Son éventuelle participation au départ de vendredi est un enjeu majeur pour les ambitions de l’équipe belge, d’autant que De Lie figure parmi les favoris pour remporter la première étape et endosser le premier maillot rose du Giro 2026.
Pour Liam Slock, en revanche, le diagnostic est sans appel : son abandon est acté. Son remplaçant, Joshua Giddings, devra prendre la relève sans période d’adaptation, un défi supplémentaire dans un contexte déjà tendu. L’équipe devra également gérer la logistique de cette crise sanitaire, entre isolement des coureurs malades et adaptation des stratégies de course en urgence.
Un enjeu sanitaire plus large pour le cyclisme
Cette épidémie survient à quelques jours d’un Grand Tour, un contexte où chaque détail compte. La question de la prévention des risques sanitaires dans le cyclisme professionnel se pose avec acuité, d’autant que les parcours empruntent régulièrement des routes agricoles ou des zones exposées à des contaminants fécaux. Les équipes devront peut-être revoir leurs protocoles d’hygiène, notamment en matière d’alimentation et de gestion des déchets lors des courses.
Par ailleurs, cette affaire rappelle les risques liés aux conditions météo, comme la pluie qui favorise la dispersion de bactéries. Alors que le Giro 2026 s’annonce déjà sous haute tension avec des favoris comme Jonas Vingegaard et Primož Roglič, l’incertitude sanitaire ajoute une dimension imprévue à la compétition. Reste à savoir si cette épidémie restera un incident isolé ou si elle préfigure de nouveaux défis pour le cyclisme sur route.