À 25 ans, le centre international du Stade Français, Tani Vili, incarne aujourd’hui la réussite d’un rebond sportif après des années d’errements extra-sportifs. Une renaissance qui doit beaucoup à Morgan Parra, son ancien capitaine à Clermont, aujourd’hui entraîneur des trois-quarts du club parisien, comme le rapporte Le Figaro. Le joueur, né à Brive-la-Gaillarde dans une famille d’origine wallisienne et néo-calédonienne, a trouvé à Paris un cadre à la fois exigeant et bienveillant, propice à son épanouissement.

Ce qu’il faut retenir

  • Un profil de centre puissant : pesant 112 kg pour 1,87 m, Vili combine puissance physique et polyvalence, évoluant désormais aussi en troisième ligne.
  • Un passé tumultueux : écarté cinq fois par Clermont en 2022 pour des écarts de conduite, il a enchaîné les clubs (ASM, UBB, RC Vannes) sans trouver sa place avant son arrivée au Stade Français.
  • Un tournant avec Morgan Parra : le demi de mêlée, qui fut son mentor à Clermont, a joué un rôle clé dans son recrutement et son encadrement à Paris.
  • Une saison 2025-2026 réussie : malgré une blessure en début d’exercice, il est devenu un élément central de l’effectif parisien, avec neuf titularisations en onze matchs.
  • Des ambitions en sélection nationale : après avoir frôlé le XV de France en 2021 et 2022, son nom circule à nouveau pour les tests de cet été en Nouvelle-Zélande, Australie et Japon.

Un parcours semé d’embûches avant la stabilité parisienne

Prometteur en Espoirs à Brive, Tani Vili a rapidement été associé à une image de dilettante, voire de fêtard, au début de sa carrière professionnelle. Ses écarts de conduite lui ont valu des sanctions disciplinaires, comme sa mise à pied de cinq jours par Clermont en février 2022 pour une escapade nocturne. Ces frasques ont aussi conduit Fabien Galthié à l’écarter définitivement du groupe France. Entre 2017 et 2025, il a ainsi porté les couleurs de six clubs différents — Clermont, Bordeaux-Bègles, La Rochelle, RC Vannes, sans jamais s’imposer durablement. « Je me suis un peu reposé sur mes lauriers. J’avais fait deux ou trois écarts de jeunesse. Mais je suis normal maintenant », avait-il expliqué à Midi Olympique, reconnaissant un manque de maturité passé.

C’est dans ce contexte que son arrivée au Stade Français, en 2025, a surpris plus d’un observateur. Pourtant, le choix de Paris s’explique par un facteur déterminant : la présence de Morgan Parra à la tête de l’attaque. Une relation privilégiée, forgée à Clermont, où Parra avait déjà joué le rôle de guide et de mentor. « Quand j’ai fait mes deux ou trois bêtises, il a été le premier à me déglinguer devant tout le monde mais aussi à me parler en privé pour me dire les choses franchement », a souligné Vili.

Le pari de Morgan Parra : une dernière chance convertie en succès

Morgan Parra, invité du podcast Rugby Confidential, a confirmé cette dynamique lors d’un échange avec Gaël Fickou et Nogodi. « Quand on a évoqué sa venue au Stade Français, je lui ai dit que c’était sa dernière chance », a-t-il expliqué. « On a un deal entre nous, et pour l’instant, il respecte ce deal. Ça me donne entière satisfaction sur le fait d’avoir poussé pour lui. » Le résultat est au rendez-vous : Vili, blessé trois mois en début de saison, est revenu en force depuis décembre, avec neuf titularisations en onze matchs. Son profil de centre puissant, capable de gagner des mètres en défense comme en attaque, a séduit le staff parisien.

Le manager anglais du Stade Français, Paul Gustard, a d’ailleurs salué cette polyvalence naissante. « Avec Noah Néné, qui affiche 108 kg, et Tani Vili à 112 kg, nous disposons de joueurs très costauds », a-t-il déclaré. Contre Lyon, Vili a même été aligné en troisième ligne, un poste qu’il devrait retrouver samedi face à Montauban. Une évolution tactique qui illustre la modernité du rugby actuel, où la polyvalence devient un atout majeur.

Une vie en rose à Paris et des ambitions tricolores

Le changement d’air semble avoir été bénéfique pour Vili, qui avoue s’être rapidement plu dans la capitale. « Franchement, je ne pensais pas pouvoir m’habituer à la vie parisienne », a-t-il confié lors d’un entretien accordé à It’s Rugby. « Mais en fait, je crois que je me plais bien ici. J’ai découvert un groupe vraiment sympa, très soudé. Il y a une ambiance saine. » Une atmosphère qui se ressent sur les résultats : le Stade Français occupe la quatrième place du Top 14 à trois journées de la fin de la phase régulière, avec une qualification en phases finales — voire une place directe en demi-finale — à portée de main.

Sur le plan personnel, Vili assume désormais pleinement ses responsabilités. « La saison se passe très bien et je suis pleinement heureux ici », a-t-il résumé. « Dans ma vie actuelle, j’estime avoir bien remonté la pente. Je suis très content au Stade Français. C’est une renaissance, oui, c’est sûr. » Une renaissance qui pourrait bien s’étendre jusqu’en sélection nationale, où son nom revient avec insistance pour les tests de cet été en Nouvelle-Zélande, Australie et Japon. Après avoir frôlé le maillot bleu en 2021 et 2022, Vili entend désormais prouver qu’il mérite sa place parmi les meilleurs.

Et maintenant ?

Le Stade Français, actuellement quatrième du Top 14, vise une qualification directe en demi-finale. Si Tani Vili et ses coéquipiers confirment leur régularité, le club parisien pourrait jouer les trouble-fêtes dans la course aux phases finales. Côté sélection, tout dépendra de la confiance accordée par Fabien Galthié lors des tests de l’été. Morgan Parra a déjà glissé un mot en sa faveur, mais le dernier mot reviendra au sélectionneur. Reste à voir si Vili, désormais plus mature, saura saisir cette opportunité.

Sur le plan sportif, son avenir au Stade Français semble assuré, à condition de maintenir ce niveau de performance. Une éventuelle sélection en équipe de France pourrait aussi relancer sa carrière, après des années marquées par des allers-retours entre clubs. Autant dire que la saison 2026 s’annonce décisive pour ce profil atypique, passé du statut d’espoirs brisé au rang de pilier d’un club ambitieux.

Selon Le Figaro, son recrutement par le Stade Français s’explique par la présence de Morgan Parra, son ancien capitaine à Clermont et désormais entraîneur des trois-quarts du club parisien. Vili a évoqué une relation de confiance avec Parra, qui a joué un rôle clé dans son encadrement et sa motivation à Paris.

Vili mesure 1,87 m pour 112 kg, selon Le Figaro. Son profil physique, combiné à une polyvalence croissante, en fait un atout tactique pour le Stade Français. Paul Gustard, le manager du club, a souligné que cette puissance permet d’avancer franchement en attaque et en défense. Son passage en troisième ligne, comme face à Lyon, illustre cette adaptation moderne du rugby.