La jeune Charlotte Maria, âgée de seulement 12 ans, a officiellement choisi de représenter la France sur le circuit professionnel de tennis, une décision qui suscite déjà beaucoup d’enthousiasme dans le milieu. Comme l’a confirmé Tatjana Maria à RMC Sport, sa mère et ancienne demi-finaliste à Wimbledon, Charlotte a obtenu les autorisations nécessaires pour porter les couleurs tricolores à l’avenir.

Ce qu'il faut retenir

  • Charlotte Maria, 12 ans, a choisi de représenter la France après avoir possédé quatre passeports différents.
  • Son père, d’origine alsacienne, a facilité ce choix en ancrant la famille dans le paysage tennistique français.
  • Tatjana Maria, classée 36e mondiale à son apogée, a multiplié les interventions en France, notamment en Interclubs pour le Tennis Club de Paris.
  • Le projet est piloté par Charles-Edouard Maria, père de Charlotte, qui avait déjà mené une démarche similaire avec l’international français de football Michael Olise.
  • Ivan Ljubicic, responsable du haut niveau à la FFT, a salué le potentiel de la jeune joueuse après l’avoir vue s’entraîner à Roland-Garros.
  • Charlotte pourrait débuter sur le circuit professionnel à partir de son 14e anniversaire, une approche comparable à celle des sœurs Williams.

Selon RMC Sport, la décision de Charlotte Maria s’inscrit dans un projet mûrement réfléchi. Agée de 12 ans, la jeune fille, surnommée « la mascotte » du circuit WTA, a toujours voyagé aux côtés de ses parents, son père étant alsacien. « Charlotte a quatre passeports et on a parlé avec toutes les fédérations. Elle est ravie de jouer pour la France », a déclaré Tatjana Maria lors de l’interview accordée à Wimbledon. Cette dernière, qui a atteint les demi-finales du prestigieux tournoi londonien en 2022 sous les couleurs allemandes, a souligné les liens de sa famille avec la France, notamment à travers ses participations régulières en Interclubs pour le Tennis Club de Paris.

Côté français, la Fédération (FFT) se réjouit déjà de cette affiliation. Ivan Ljubicic, responsable du haut niveau, a confirmé avoir échangé avec Charles-Edouard Maria il y a deux ans. « Il m’a parlé d’un projet un peu particulier. La famille souhaitait la France et m’a demandé l’assistance que nous pouvions apporter », a expliqué Ljubicic. Ce dernier a tenu à préciser que Charlotte n’a encore jamais disputé de tournois officiels dans sa catégorie d’âge, car elle accompagne toujours sa mère sur le circuit professionnel. « Je l’ai vue jouer pendant Roland-Garros. Elle joue très bien, c’est propre. Je ne rentre pas dans les détails du deal, mais elle a passé la visite médicale avec le docteur. C’est un projet très intéressant qui pourrait exploser très rapidement », a-t-il ajouté.

« C’est son rêve de devenir championne. Elle s’entraîne tous les jours. Beaucoup de joueuses l’appellent pour taper avec elle. »
Tatjana Maria, interrogée par RMC Sport

Le choix de Charlotte Maria s’inscrit dans une stratégie familiale où le parcours de chaque membre compte. Son père, Charles-Edouard, a déjà orchestré le changement de nationalité sportive de Michael Olise, l’international français de football, passant de l’Angleterre à la France. Pour Charlotte, l’objectif est clair : débuter sur le circuit professionnel dès qu’elle aura 14 ans, une approche similaire à celle des sœurs Williams. « L’idée, c’est qu’elle commence sur des tournois professionnels. Pour cela, il faut attendre le 14e anniversaire », a précisé Ljubicic. Ce dernier a également confirmé que la jeune joueuse a déjà passé avec succès la visite médicale obligatoire pour une affiliation à la FFT.

Tatjana Maria, qui a connu une carrière professionnelle remarquable avec un meilleur classement de 36e mondiale, a multiplié les séjours en France, renforçant ainsi les attaches de sa famille avec le pays. « Elle a beaucoup d’amies en France », a-t-elle souligné, évoquant les liens tissés au fil des années. Cette familiarité avec le milieu tennistique français a sans doute pesé dans la décision de Charlotte, qui n’aura donc plus à choisir entre plusieurs drapeaux.

Et maintenant ?

Le projet de Charlotte Maria entre désormais dans une phase active. D’ici son 14e anniversaire, la FFT et sa famille devront finaliser les préparatifs pour ses débuts sur le circuit professionnel. Ivan Ljubicic a indiqué que l’accent serait mis sur la formation et la participation à des tournois adaptés à son âge et à son niveau. « Elle a un potentiel énorme, mais il faut gérer cela avec précaution », a-t-il rappelé. Par ailleurs, son statut de « mascotte » du circuit WTA pourrait évoluer, notamment si elle commence à se mesurer à des adversaires de son niveau. Pour l’heure, Tatjana Maria continuera d’accompagner sa fille, ce qui lui permettra de gagner en expérience sans pression excessive.

Cette affiliation représente une opportunité pour le tennis français, qui voit en Charlotte Maria une pépite à long terme. Si son parcours s’inspire de celui des sœurs Williams, son potentiel précoce pourrait faire d’elle une ambassadrice du sport tricolore dans les années à venir. Reste à savoir si la FFT parviendra à structurer son accompagnement de manière optimale, notamment en termes de ressources techniques et financières. Une chose est sûre : le projet a déjà suscité l’intérêt des observateurs, autant dire que le nom de Charlotte Maria pourrait bientôt résonner bien au-delà des courts.

Pour l’instant, la jeune joueuse continuera de voyager aux côtés de sa mère, tout en se préparant pour cette nouvelle étape. Son entraînement quotidien et les conseils des joueuses professionnelles qui l’appellent pour des séances de frappe montrent qu’elle est déjà bien engagée sur la voie de la performance. La question qui se pose désormais est simple : à quel rythme Charlotte Maria pourra-t-elle concrétiser son rêve de devenir championne sous les couleurs de la France ?

Le choix de Charlotte Maria s’explique par ses liens familiaux avec la France, son père étant d’origine alsacienne, et par les nombreuses années où sa mère, Tatjana Maria, a évolué en France, notamment en Interclubs pour le Tennis Club de Paris. Selon RMC Sport, la famille a également discuté avec plusieurs fédérations avant de trancher pour la France, où Charlotte se sent déjà bien intégrée.