La SNCF a décidé de repousser le lancement commercial de ses nouveaux TGV M, initialement prévu début juillet, à septembre 2026. Selon BFM Business, cette décision fait suite à des ajustements techniques et informatiques jugés nécessaires pour éviter des pannes en pleine période estivale. La compagnie ferroviaire, qui misait sur ces nouvelles rames pour répondre à la demande record des voyageurs, devra donc patienter encore quelques semaines avant de les exploiter commercialement.
Ce qu'il faut retenir
- Le lancement commercial des TGV M, initialement prévu pour juillet 2026, est reporté à septembre 2026.
- Six rames seront livrées en septembre, contre quatre prévues initialement pour juillet.
- Les retards s'accumulent depuis la commande des trains en 2018, avec des reports successifs.
- Les problèmes techniques, notamment informatiques, sont à l'origine de ces reports répétés.
- L'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), indispensable pour la mise en service, n'a pas encore été délivrée.
Un report motivé par des enjeux techniques persistants
Le report du lancement commercial du TGV M s'inscrit dans une série de retards qui marquent le développement de ce nouveau fleuron ferroviaire. Commandés en 2018, les premiers exemplaires devaient initialement circuler commercialement dès fin 2023 ou début 2024. Pourtant, les reports se sont enchaînés : second semestre 2025, puis hiver 2025-2026, avant d'être finalement fixés à début juillet 2026. BFM Business révèle que ces reports successifs s'expliquent par des problèmes techniques, notamment liés au volet informatique du train, pourtant conçu pour se différencier par ses innovations technologiques.
Malgré plus d'un million de kilomètres parcourus lors des tests et une intensification des livraisons par Alstom, des dysfonctionnements persistent. La SNCF et Alstom ont donc opté pour une approche prudente, préférant ajuster les rames plutôt que de risquer des pannes en pleine saison touristique. « Des évolutions ont été actées pour tenir les objectifs de mise en service commerciale, avec la livraison de six rames en septembre 2026 au lieu de quatre en juillet », précise un document interne d'Alstom cité par BFM Business.
Une prudence justifiée par les enjeux de l'été
La SNCF justifie ce nouveau report par la nécessité d'éviter des perturbations majeures en période de forte affluence. Le parc actuel de TGV, déjà utilisé à 100 % pendant les pics de demande, aurait du mal à absorber d'éventuelles pannes des nouvelles rames. Six exemplaires seront donc livrés en septembre, contre quatre prévues initialement pour juillet, afin de garantir une mise en service sécurisée. « Ils ont des rames, ce qu'ils en font, c'est leur choix. Ils peuvent les faire rouler en juillet une fois l'AMM reçue, mais préfèrent en avoir six pour septembre », confie une source proche du dossier à BFM Business.
Cette prudence s'explique aussi par l'absence d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), document essentiel qui valide la conformité des rames avant leur exploitation commerciale. La SNCF a indiqué à BFM Business que « l'AMM est un pré-requis essentiel qui nous permettra de déterminer le calendrier précis de mise en service. Dans l’attente de cette décision, nous ne confirmons pas de calendrier ». Cette autorisation devrait être délivrée dans les prochains jours ou semaines, mais aucun calendrier précis n'a été communiqué pour l'instant.
Des innovations ambitieuses, mais des défis techniques persistants
Le TGV M se distingue par son niveau d'innovation, conçu pour durer 50 ans et répondre aux besoins futurs du transport ferroviaire. En avril dernier, la direction de SNCF Voyageurs avait souligné l'ambition de ce projet, malgré les retards accumulés. « Je ne connais pas de matériel ferroviaire livré à l'heure. Dans le cas du TGV M, on est sur du matériel innovant qui va durer 50 ans. Je préfère donc avoir deux ans de retard avec des spécifications ambitieuses », avait déclaré un responsable à BFM Business.
Cependant, ces innovations technologiques ont aussi leur revers. Les problèmes techniques, en particulier informatiques, ont freiné la mise en service commerciale. Alstom, contacté par BFM Business, rappelle que la responsabilité de la mise en service commerciale incombe à la SNCF. « Les livraisons sont en cours », précise le constructeur, tout en soulignant que les ajustements techniques sont en cours pour garantir la fiabilité des rames.
En attendant, les voyageurs devront composer avec les trains existants, déjà saturés pendant les périodes de pointe. La SNCF espère que le TGV M, une fois opérationnel, permettra d'améliorer significativement l'offre de transport et de répondre à la demande croissante des voyageurs.
Le report a été décidé pour éviter des pannes en pleine période estivale, en raison de problèmes techniques persistants, notamment liés au volet informatique du train. La SNCF a préféré ajuster les rames et attendre la livraison de six exemplaires pour garantir une mise en service sécurisée.
L'AMM est un document officiel qui valide la conformité des rames avant leur exploitation commerciale. Elle est délivrée une fois tous les tests validés et est indispensable pour que la SNCF puisse mettre en service les TGV M. Son obtention est attendue dans les prochains jours ou semaines.