Le maire de Nice, Éric Ciotti, s’est prononcé en faveur de l’installation d’une statue dédiée au résistant communiste niçois Max Barel, selon 20 Minutes – Politique. Cette prise de position intervient dans un contexte où la ville envisage plusieurs projets mémoriels, tout en écartant pour l’heure l’idée de rendre hommage à l’ancien président Nicolas Sarkozy. Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre des réflexions menées par la municipalité sur la mémoire collective et les symboles urbains à valoriser.

Ce qu'il faut retenir

  • Max Barel, résistant communiste niçois, pourrait voir son effigie immortalisée par une statue dans sa ville natale, une proposition soutenue par le maire Éric Ciotti.
  • Le projet exclut pour l’instant tout hommage public à Nicolas Sarkozy, malgré les débats récurrents sur la mémoire politique à Nice.
  • Éric Ciotti, élu sous l’étiquette UDR avec le soutien du Rassemblement national, assume cette position mémorielle.
  • La réflexion sur ces symboles s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation de l’espace urbain par la mémoire historique.

Une statue pour Max Barel, figure résistante niçoise

La proposition d’élever une statue en l’honneur de Max Barel a été défendue publiquement par Éric Ciotti. Ce dernier, maire de Nice depuis 2024, a rappelé le parcours de ce résistant communiste, engagé dans la lutte contre l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. « Max Barel incarne des valeurs de courage et de résistance qui méritent d’être célébrées dans l’espace public », a-t-il indiqué. Selon le maire, cette initiative s’inscrit dans une volonté de « rééquilibrer la mémoire collective » en mettant en lumière des figures locales souvent moins visibles.

Le projet, encore en phase d’étude, prévoit une localisation symbolique, probablement dans un lieu emblématique de la ville. Les services municipaux planchent actuellement sur les modalités pratiques, sans préciser de calendrier précis. Les associations mémorielles niçoises ont salué cette initiative, qualifiant Max Barel de « symbole de l’engagement antifasciste » dans la région.

Nicolas Sarkozy écarté des hommages publics

Contrairement à Max Barel, Nicolas Sarkozy ne bénéficiera pas, dans l’immédiat, d’un hommage officiel sous forme de statue ou de parvis à Nice. Éric Ciotti a clairement indiqué que cette option n’était « pas à l’ordre du jour », sans pour autant fermer définitivement la porte à d’éventuels débats futurs. Cette position tranche avec les tensions mémorielles qui traversent régulièrement la ville, notamment autour de la gestion des symboles politiques dans l’espace public.

Pour le maire, la priorité reste de « rendre hommage à ceux qui ont lutté pour la liberté », une référence directe à la Résistance. Interrogé sur les raisons de ce choix, il a évoqué des « priorités mémorielles » dictées par l’histoire locale. « Nice a déjà rendu hommage à de nombreuses figures politiques, mais Max Barel représente un pan de notre mémoire qu’il est important de valoriser », a-t-il souligné. — Ni les services de la mairie ni l’entourage du maire n’ont précisé si un vote en conseil municipal serait nécessaire pour valider ce projet.

Un contexte politique marqué par les alliances locales

Éric Ciotti, élu sous l’étiquette UDR (Union des Démocrates et Républicains) avec le soutien du Rassemblement national, navigue entre ses convictions politiques et les attentes d’une partie de l’électorat niçois. Son positionnement en faveur de Max Barel, figure de gauche historique, a surpris certains observateurs, mais s’inscrit dans une stratégie plus large de « réconciliation mémorielle ». « Le maire cherche à élargir son assise politique en valorisant des symboles fédérateurs », analyse un politologue local cité par 20 Minutes – Politique.

Cette initiative s’ajoute à d’autres projets culturels et mémoriels portés par la municipalité, comme la rénovation de certains sites historiques ou la promotion d’expositions sur la Résistance. Éric Ciotti a rappelé que « la mémoire ne doit pas être un champ de bataille politique », tout en assumant des choix qui peuvent diviser. — La question des financements publics alloués à ces projets n’a pas encore été précisée par les services municipaux.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à consulter les associations d’anciens combattants et les historiens locaux pour affiner le projet de statue dédiée à Max Barel. Une concertation pourrait être organisée d’ici la fin de l’année 2026, avant toute décision finale du conseil municipal. Quant à l’hommage à Nicolas Sarkozy, son avenir dépendra des arbitrages politiques futurs, sans calendrier précis pour l’instant. La mairie devra également clarifier les modalités de financement et de localisation de ces symboles mémoriels.

Si ces projets aboutissent, Nice pourrait ainsi disposer de nouveaux repères urbains dédiés à la mémoire collective, tout en alimentant un débat sur l’équilibre entre les différentes périodes historiques à commémorer.

Max Barel (1909-1997) était un résistant communiste niçois, figure majeure de la lutte contre l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Son hommage est envisagé pour mettre en lumière son engagement et « rééquilibrer la mémoire collective » en valorisant des figures locales souvent moins visibles que d’autres résistants, selon la municipalité.