Selon BMF - International, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche 17 mai que son pays était sur le point d’atteindre l’un de ses objectifs militaires : l’élimination de tous les responsables de l’attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas sur le sol israélien. Cette annonce intervient au lendemain de la confirmation de la mort d’Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du mouvement islamiste, tué lors d’une frappe aérienne à Gaza vendredi 16 mai.
Ce qu'il faut retenir
- Objectif israélien : Netanyahu affirme que la traque des « architectes » du 7-Octobre touche à sa fin, avec la mort de plusieurs figures clés du Hamas.
- Bilan humain : L’attaque du 7 octobre 2023 a fait 1 221 morts en Israël, majoritairement des civils, selon des chiffres officiels repris par l’AFP.
- Contrôle territorial : Les forces israéliennes occupent désormais 60 % du territoire de Gaza, un chiffre en progression depuis le début du conflit.
- Victimes à Gaza : La campagne militaire israélienne a causé plus de 72 700 morts à Gaza depuis octobre 2023, selon le ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas.
- Cibles éliminées : Parmi les dirigeants du Hamas tués figurent Yahya Sinwar et Mohammed Deif, considérés comme des architectes clés de l’attaque.
Lors du conseil des ministres hebdomadaire, Netanyahu a réitéré sa promesse initiale : « J’ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d’otages serait éliminé jusqu’au dernier », qualifiant Ezzedine Al-Haddad de « terroriste méprisable ». Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne militaire israélienne visant à démanteler les structures politiques et militaires du Hamas, tant à Gaza qu’à l’échelle régionale.
L’annonce de Netanyahu intervient alors qu’Israël revendique la mort de plusieurs hauts responsables du Hamas depuis le début de la guerre. Parmi eux, Yahya Sinwar, largement considéré comme le principal cerveau de l’attaque du 7 octobre, a été tué lors d’une opération ciblée. Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du mouvement, a également été éliminé en juillet 2024. Ces éliminations successives illustrent la stratégie israélienne de décapitation des dirigeants du Hamas, présentée comme un moyen de neutraliser les capacités opérationnelles du mouvement.
Parallèlement, Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient désormais 60 % du territoire de Gaza. Ce chiffre marque une progression significative depuis le début du conflit, où Israël affirmait contrôler plus de 50 % du territoire après avoir repoussé ses troupes au-delà de la « ligne jaune », une frontière définie lors des négociations de cessez-le-feu négociées par les États-Unis. Ces avancées territoriales s’accompagnent d’une volonté affichée de maintenir une présence militaire durable pour empêcher toute résurgence du Hamas.
« Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et celle-ci consiste à garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël », a déclaré Netanyahu lors du conseil des ministres.
La campagne militaire israélienne, déclenchée en réponse aux attaques du 7 octobre, a entraîné un bilan humain dramatique à Gaza. Selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza — contrôlé par le Hamas mais jugés fiables par les Nations unies — plus de 72 700 personnes ont péri depuis le début des hostilités. Ces pertes incluent une majorité de civils, un fait régulièrement souligné par les organisations humanitaires internationales.
La stratégie israélienne s’articule autour de deux axes principaux : d’une part, l’élimination des dirigeants du Hamas, et d’autre part, le contrôle territorial progressif de Gaza. Cette approche s’inscrit dans un contexte de négociations de cessez-le-feu, marquées par des avancées et des reculs. Le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2023 prévoyait initialement un repli des forces israéliennes derrière la « ligne jaune », laissant à Israël le contrôle de plus de 50 % du territoire. Les déclarations de Netanyahu suggèrent que cette ligne a depuis été franchie, avec une occupation militaire désormais étendue à 60 % de Gaza.
Sur le plan politique, ces annonces visent à renforcer la position d’Israël dans les négociations futures, en affichant une supériorité militaire et une capacité à neutraliser les capacités du Hamas. Pourtant, la question de la gouvernance future de Gaza reste entière. Israël a répété à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas à une nouvelle direction du Hamas de prendre le pouvoir, mais aucun plan alternatif clair n’a été dévoilé à ce stade.
La communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation, alors que les appels à un cessez-le-feu durable se multiplient. Les États-Unis, principaux médiateurs dans le conflit, ont joué un rôle clé dans les négociations, mais les tensions persistent sur la question de l’avenir politique de Gaza.
La déclaration de Netanyahu intervient à un moment où la communauté internationale s’interroge sur les contours d’une solution politique. Alors que les opérations militaires se poursuivent, la communauté internationale appelle à une solution négociée, mais les divisions persistent sur les modalités d’une éventuelle transition politique à Gaza.