Une étude menée par des chercheurs japonais établit un lien entre le taux de vitamine C dans le sang et la santé cérébrale des personnes âgées de plus de 64 ans. Selon Top Santé, une carence en cet antioxydant serait associée à une réduction du volume de matière grise, élément clé du fonctionnement cognitif.
Ce qu'il faut retenir
- Une corrélation entre le faible taux de vitamine C dans le sang et la diminution de matière grise chez les plus de 64 ans a été observée par une équipe japonaise.
- Cette découverte s’appuie sur une étude dont les résultats ont été publiés par Top Santé.
- La matière grise joue un rôle essentiel dans la cognition, la mémoire et les fonctions motrices.
- Les chercheurs soulignent l’importance d’un apport suffisant en vitamine C pour préserver la santé cérébrale.
Une étude japonaise met en lumière un lien méconnu
Des scientifiques japonais viennent de publier les résultats d’une recherche explorant le rôle de la vitamine C dans la préservation de la matière grise chez les seniors. Selon les données compilées, un taux insuffisant de cet antioxydant dans le sang serait corrélé à une réduction du volume cérébral. Les chercheurs ont analysé les données de plusieurs centaines de participants âgés de 65 ans et plus, en mesurant à la fois leur taux de vitamine C et leur volume de matière grise via des techniques d’imagerie cérébrale.
Les conclusions de l’étude, rapportées par Top Santé, suggèrent que les personnes présentant un déficit en vitamine C avaient systématiquement un volume de matière grise inférieur à la moyenne. Ce constat ouvre de nouvelles perspectives sur les stratégies de prévention du déclin cognitif, souvent associé au vieillissement.
Pourquoi la matière grise est-elle si importante ?
La matière grise est composée de corps cellulaires neuronaux et joue un rôle central dans de nombreuses fonctions cérébrales. Elle intervient notamment dans le traitement de l’information, la prise de décision, la mémoire et le contrôle des mouvements. Une diminution de son volume peut donc avoir des conséquences sur la cognition, la vitesse de traitement de l’information, voire augmenter le risque de troubles neurodégénératifs comme Alzheimer. C’est la raison pour laquelle les chercheurs insistent sur l’importance d’une alimentation équilibrée pour maintenir un taux de vitamine C optimal.
Selon les experts interrogés par Top Santé, une alimentation riche en fruits et légumes, principales sources de vitamine C, pourrait donc contribuer à ralentir le vieillissement cérébral. Les agrumes, les poivrons ou encore les kiwis figurent parmi les aliments recommandés pour couvrir les apports journaliers conseillés, estimés à 90 mg pour les hommes et 75 mg pour les femmes.
Un antioxydant aux multiples vertus
La vitamine C est reconnue pour ses propriétés antioxydantes, qui aident à lutter contre le stress oxydatif, un phénomène impliqué dans le vieillissement cellulaire. Elle participe également à la synthèse du collagène, à l’absorption du fer et au bon fonctionnement du système immunitaire. Son rôle dans la protection cérébrale pourrait donc s’expliquer par sa capacité à neutraliser les radicaux libres, responsables de dommages aux cellules nerveuses.
Les auteurs de l’étude précisent cependant que d’autres facteurs, comme l’hygiène de vie, le niveau d’éducation ou encore la génétique, jouent également un rôle dans le maintien de la santé cérébrale. Autant dire que la vitamine C ne constitue qu’un maillon d’une approche globale, même si ses bienfaits commencent à être mieux documentés.
Cette découverte s’ajoute à un ensemble croissant d’études mettant en avant l’importance de la nutrition dans la prévention des troubles liés au vieillissement. Elle rappelle aussi que des gestes simples, comme une alimentation variée et équilibrée, peuvent avoir un impact significatif sur la santé à long terme.
Les apports journaliers recommandés sont de 90 mg pour les hommes et 75 mg pour les femmes, selon les normes françaises. Cependant, l’étude japonaise ne précise pas de seuil spécifique lié à la santé cérébrale, mais souligne qu’un déficit est associé à une réduction de matière grise.
Non. L’étude établit une corrélation entre un faible taux de vitamine C et une diminution de matière grise, mais elle ne prouve pas un lien de causalité avec les maladies neurodégénératives comme Alzheimer. D’autres recherches seront nécessaires pour explorer cette piste.