Un enfant tué chaque jour en moyenne à Gaza depuis l’instauration du cessez-le-feu en octobre 2025 : c’est l’alerte lancée ce vendredi 19 juin par l’Unicef, l’agence des Nations unies dédiée à la protection de l’enfance. Selon RFI, l’organisation recense 265 mineurs tués depuis cette trêve, un bilan qui interroge sur son efficacité réelle et sur l’engagement de la communauté internationale.
Ce qu'il faut retenir
- 265 enfants tués à Gaza depuis le début du cessez-le-feu en octobre 2025, soit une moyenne d’un enfant par jour.
- L’Unicef dénonce une « trêve qui n’en est pas une », soulignant l’échec à protéger les civils, en particulier les mineurs.
- La communauté internationale est pointée du doigt pour son indifférence face à cette crise humanitaire persistante.
- Le cessez-le-feu, instauré en octobre 2025, n’a pas mis fin aux violences ciblant les populations civiles.
Les chiffres avancés par l’Unicef sont accablants : 265 enfants ont perdu la vie depuis le début de la trêve, un rythme qui équivaut à une victime mineure par jour. Pour l’agence onusienne, cette situation illustre l’incapacité des parties en conflit à garantir la sécurité des civils, malgré les engagements pris. « La trêve n’est pas respectée », a déploré l’Unicef, rappelant que les hostilités, bien que réduites, n’ont pas totalement cessé.
Dans un communiqué publié ce 19 juin, l’organisation souligne que l’indifférence de la communauté internationale aggrave la crise. Les appels à la protection des enfants et à la fin des violences se heurtent à un manque de pression politique et diplomatique concrète. « Nous ne pouvons plus rester spectateurs », a averti un porte-parole de l’Unicef, insistant sur l’urgence d’agir pour mettre fin à ces pertes inacceptables.
Une trêve ineffective, selon l’Unicef
Le cessez-le-feu instauré en octobre 2025 avait suscité un espoir de réduction des violences à Gaza. Pourtant, les données de l’Unicef révèlent une réalité bien différente. Entre les frappes résiduelles, les accidents liés aux munitions non explosées et les affrontements localisés, les enfants continuent de payer un lourd tribut. L’agence onusienne évoque des « zones toujours exposées aux dangers », où les infrastructures civiles, y compris les écoles et les hôpitaux, restent vulnérables.
Les conditions de vie à Gaza restent critiques, avec des conséquences durables pour les mineurs. Selon l’Unicef, des milliers d’enfants souffrent de troubles psychologiques liés aux traumatismes répétés, tandis que l’accès aux soins et à l’éducation se dégrade. « Chaque jour sans action concrète est un jour de plus où des vies sont brisées », a souligné un responsable de l’organisation.
La communauté internationale pointée du doigt
L’Unicef ne se contente pas de dénoncer les belligérants : elle interpelle aussi la communauté internationale. Malgré les résolutions adoptées et les déclarations officielles, les mesures pour protéger les civils, et en particulier les enfants, peinent à se concrétiser. « Les promesses ne suffisent pas », a martelé l’agence, appelant à des actions immédiates pour faire respecter le droit international humanitaire.
Les ONG et organisations humanitaires multiplient les alertes depuis des mois, mais les résultats se font attendre. À Gaza, la population civile, et les enfants en premier lieu, continuent de subir les conséquences d’un conflit qui, malgré les apparences, n’a jamais vraiment cessé. Pour l’Unicef, l’heure est venue de passer des mots aux actes : « Il est temps que les responsables politiques assument leurs engagements ».
En attendant, les familles de Gaza restent sous le choc, avec la lourde tâche de reconstruire des vies brisées dans un territoire où la paix semble toujours hors de portée. L’Unicef, de son côté, maintient la pression, espérant que les appels répétés finiront par porter leurs fruits. « Les enfants de Gaza méritent mieux que cette indifférence », a conclu son communiqué.
Selon les dernières données disponibles, l’Unicef recense 265 enfants tués depuis le début du cessez-le-feu en octobre 2025. Les chiffres globaux des victimes civiles, toutes tranches d’âge confondues, n’ont pas été précisés par l’organisation dans son dernier communiqué.