D'après Courrier International, un artiste urbain portugais, Alexandre Farto, plus connu sous le nom de Vhils, a réalisé une œuvre remarquable à Londres. Au milieu des maisons colorées de Portobello Road dans le quartier de Notting Hill, la façade d’un café attire tous les regards. Au-dessus de sa terrasse, deux yeux blancs immenses, gravés dans le mur, semblent scruter les passants. Cette signature de Vhils est le reflet de son art unique qui explore les murs comme des surfaces qui absorbent le passage du temps.

Ce regard profond n’est autre que la signature de Vhils, qui a récemment collaboré avec Courrier International pour un numéro exceptionnel. Cette collaboration comprend quatre couvertures en relief conçues à partir d’affiches du magazine, et un numéro entièrement illustré par ses œuvres, avec un long focus sur son travail dans les pages 360. Né en 1987 à Lisbonne, Vhils se passionne dès l’adolescence pour l’art urbain, en graffant notamment des wagons.

Ce qu'il faut retenir

  • Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, est un artiste urbain portugais né en 1987 à Lisbonne.
  • Il est connu pour son art unique qui explore les murs comme des surfaces qui absorbent le passage du temps.
  • Vhils a collaboré avec Courrier International pour un numéro exceptionnel avec quatre couvertures en relief et un numéro entièrement illustré par ses œuvres.

L'art de Vhils

En grandissant, le regard de Vhils sur les murs évolue et il se met à les considérer « comme des surfaces qui absorbent le passage du temps », comme il l’explique dans un long entretien à Courrier International. Vhils délaisse alors les bombes de peinture pour des marteaux-piqueurs. Creuser la matière, avec ces nouveaux outils, il se met à entailler, gratter, creuser la matière pour faire apparaître les différentes strates du passé.

De ces surfaces érodées émergent des portraits d’hommes et de femmes aux regards habités. Ces visages permettent, dit-il, de recréer une connexion entre les murs d’une ville et ses habitants. Et ça fonctionne. En 2008, alors qu’il n’a que 21 ans, Vhils rassemble plusieurs de ses portraits dans une œuvre intitulée Scratching the Surface au Cans Festival de Londres.

La reconnaissance internationale

Installée juste à côté de celle d’un certain Bansky, elle ne passe pas inaperçue et lui vaut un premier succès. Au fil des années, son art se diversifie. Vhils conserve sa technique de gravure et son goût pour les visages, tout en explorant d’autres matériaux, comme le papier, le bois ou encore les azulejos, ces carreaux de faïence emblématiques de l’urbanisme portugais. Peu à peu, il s’impose sur la scène internationale.

De Moscou à São Paulo, en passant par Lodz en Pologne, Le Caire ou Hong Kong, où il a longtemps eu un atelier, ses visages se révèlent dans les villes du monde entier. Ce succès ne l’éloigne pas pour autant des enjeux sociaux : l’artiste continue de travailler dans des quartiers défavorisés, notamment dans les favelas de Rio de Janeiro, où ses œuvres dialoguent avec l’histoire et les habitants des lieux.

Et maintenant ?

Avec la parution du numéro exceptionnel de Courrier International le 7 mai, Vhils continue de nous faire découvrir son art unique et sa vision des murs comme des surfaces qui absorbent le passage du temps. Les prochains projets de l’artiste sont attendus avec intérêt, notamment sa collaboration avec d’autres artistes et son exploration de nouveaux matériaux et techniques.

En conclusion, Vhils est un artiste urbain portugais qui a changé notre regard sur les murs avec son art unique et sa vision des murs comme des surfaces qui absorbent le passage du temps. Sa collaboration avec Courrier International est un exemple de son succès et de sa reconnaissance internationale.