Neuf personnes ont été contaminées par le virus du Nil occidental aux Pays-Bas, selon un bilan communiqué ce jeudi 3 septembre par les autorités sanitaires néerlandaises. Le dernier cas recensé l’a été au 2 septembre, avec une infection confirmée à la suite d’une piqûre de moustique porteur du virus.

Ce qu'il faut retenir

  • Neuf cas d’infection par le virus du Nil occidental ont été confirmés aux Pays-Bas au 2 septembre 2026, selon le RIVM.
  • Les provinces concernées sont Utrecht, le Brabant-Septentrional, la Hollande-Septentrionale et la Hollande-Méridionale.
  • Un patient est décédé fin août, sans précision sur son âge ou son état de santé antérieur.
  • Le virus n’est pas transmissible entre humains, mais se transmet par des moustiques infectés après s’être nourris du sang d’oiseaux porteurs.
  • Environ 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques, tandis que 1 % développe des symptômes neurologiques graves.
  • Aucun vaccin humain n’existe à ce jour, bien qu’un vaccin équin soit disponible.

D’après BMF - International, les autorités sanitaires néerlandaises ont indiqué que la majorité des cas ont été diagnostiqués à l’hôpital. « Ces patients ont contracté le virus à la suite d’une piqûre de moustique infecté », précise l’Institut néerlandais pour la santé publique et l’environnement (RIVM) dans un communiqué. Les zones touchées s’étendent sur quatre provinces, confirmant une propagation localisée mais significative.

Parmi les neuf cas, l’un d’eux a entraîné le décès du patient fin août. Le RIVM avait pourtant estimé en début d’année que la probabilité d’une transmission locale du virus aux Pays-Bas restait « très improbable ». Cette épidémie marque donc un tournant dans la perception du risque encouru par la population.

Un virus émergent en Europe, mais sans transmission interhumaine

Le virus du Nil occidental, ou West Nile Virus, est un arbovirus principalement véhiculé par les moustiques. Il se transmet à l’homme via des piqûres de moustiques ayant préalablement piqué des oiseaux infectés. « Le virus n’est toutefois pas transmissible entre humains », rappelle le RIVM, écartant ainsi tout risque de contamination par contact direct ou aérien.

Cette maladie, souvent bénigne, peut dans de rares cas provoquer des complications neurologiques graves. Selon les données du RIVM, 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Parmi les 20 % restants, 19 % développent des symptômes grippaux, tandis que 1 % développe des atteintes graves, potentiellement mortelles. Ces chiffres illustrent la variabilité de la réponse individuelle à l’infection.

L’Europe connaît une recrudescence des cas cette année. D’après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), douze pays européens, dont les Pays-Bas, ont signalé des infections en 2026. Parmi eux figurent l’Albanie, l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, le Kosovo, la Macédoine du Nord, la Roumanie, la Serbie et l’Espagne. La saison des moustiques, qui s’étend de la fin du printemps à l’automne, coïncide avec le pic de transmission, généralement observé entre juillet et septembre.

Des mesures de prévention limitées, faute de traitement spécifique

Aucun vaccin n’est actuellement commercialisé pour les humains contre le virus du Nil occidental. Seule une protection contre les piqûres de moustiques est recommandée pour limiter les risques d’infection. « Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni de vaccin pour l’homme », confirme le RIVM, soulignant l’absence de solution médicale directe.

En revanche, un vaccin équin est disponible et utilisé pour protéger les chevaux contre la maladie. Pour les humains, les autorités sanitaires insistent sur les mesures de prévention individuelle : utilisation de répulsifs, port de vêtements couvrants aux heures d’activité des moustiques (aube et crépuscule), et élimination des eaux stagnantes propices à la reproduction des insectes. Ces recommandations s’appliquent particulièrement dans les régions où le virus circule activement.

Une situation à surveiller, alors que le climat favorise la prolifération des moustiques

La hausse des températures et les épisodes de sécheresse suivis de pluies favorisent la prolifération des moustiques, vecteurs du virus. Les autorités sanitaires néerlandaises appellent à la vigilance, surtout dans les zones déjà touchées. Le RIVM a indiqué qu’aucune restriction de déplacement ou de rassemblement n’était envisagée pour l’instant, le virus ne présentant pas de risque de transmission communautaire.

Les experts rappellent que la surveillance épidémiologique reste essentielle pour évaluer l’ampleur de l’épidémie et adapter les mesures de santé publique. « La situation est sous contrôle, mais nous restons attentifs », a déclaré un porte-parole du ministère néerlandais de la Santé, cité par BMF - International. Cette prudence s’explique par la possibilité de nouveaux cas, alors que la saison des moustiques n’est pas encore terminée.

Et maintenant ?

Les autorités sanitaires néerlandaises devraient publier un nouveau bilan dans les prochains jours, notamment pour évaluer l’évolution du nombre de cas et la répartition géographique des infections. Une éventuelle intensification des campagnes de prévention pourrait être décidée si la situation s’aggrave. Par ailleurs, l’ECDC pourrait mettre à jour ses recommandations pour les pays européens concernés, en fonction des données épidémiologiques disponibles.

Pour l’instant, aucune mesure sanitaire exceptionnelle n’est envisagée aux Pays-Bas, où la situation reste localisée. Les experts rappellent que la majorité des infections restent asymptomatiques, et que seul un faible pourcentage de patients développe des formes graves. La vigilance, notamment chez les personnes fragiles, reste nonetheless de mise.

Les symptômes les plus fréquents sont des signes grippaux : fièvre, maux de tête, fatigue et douleurs musculaires. Dans les cas graves, le virus peut provoquer des méningites, des encéphalites, voire un décès. Environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.

Il n’existe aucun traitement spécifique ni vaccin pour l’homme. La prise en charge consiste à soulager les symptômes, notamment en cas de complications neurologiques. La prévention repose sur la protection contre les piqûres de moustiques.