La visite officielle en France du sultan d'Oman, Haitham ben Tarik, entre le 29 et le 30 juin 2026, a marqué un tournant dans les relations bilatérales entre les deux pays. À cette occasion, six contrats majeurs ont été signés entre des entreprises françaises et omanaises, confirmant la volonté des deux États de consolider leur coopération économique, notamment dans un contexte post-conflit régional. Selon RFI, cette visite d'État, la première du genre depuis l'accession du sultan au pouvoir en 2020, s'est traduite par des engagements concrets dans des secteurs stratégiques.
Ce qu'il faut retenir
- Six contrats majeurs signés entre entreprises françaises et omanaises lors de la visite du sultan Haitham ben Tarik en France.
- Suez et EDF figurent parmi les groupes français ayant finalisé des accords avec des partenaires locaux.
- Cette visite s'inscrit dans un contexte de renforcement des liens économiques franco-omanais après une période de tensions régionales.
- Le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial, a été au cœur des discussions.
- Les contrats couvrent des domaines variés, dont l'énergie et les infrastructures.
Une visite d'État porteuse de six contrats bilatéraux
La visite du sultan d'Oman en France s'est soldée par la signature de six accords commerciaux et industriels, selon les informations rapportées par RFI. Parmi les entreprises françaises impliquées, Suez, spécialisé dans la gestion de l'eau et des déchets, et EDF, leader historique de l'électricité en France, ont conclu des partenariats avec des acteurs locaux. Ces contrats reflètent l'intérêt mutuel pour des projets d'infrastructures et d'énergie, deux secteurs clés pour l'économie omanaise en reconstruction. Autant dire que cette visite a permis de concrétiser des mois de négociations discrètes, dans un pays où la stabilité est désormais un enjeu central après des années d'instabilité régionale.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, a naturellement été évoqué lors des discussions. Les autorités omanaises ont réaffirmé leur volonté de faire de leur pays une plateforme logistique et énergétique incontournable dans le Golfe. Côté français, la présence d'EDF et de Suez souligne l'importance accordée à l'Oman comme partenaire fiable dans une zone géopolitiquement sensible.
Une coopération économique relancée après la guerre
Cette visite s'inscrit dans un contexte où Oman cherche à diversifier son économie, historiquement dépendante des revenus pétroliers. La guerre dans la région, qui a duré plusieurs années, a poussé le sultanat à accélérer ses réformes structurelles et à attirer des investissements étrangers. Les contrats signés avec des groupes français s'inscrivent dans cette dynamique. « Ces accords sont la preuve que la France reste un partenaire de choix pour Oman, notamment dans les secteurs de l'énergie et des infrastructures », a souligné un haut responsable du ministère omanais de l'Économie, cité par RFI.
De son côté, la France a tout intérêt à renforcer ses liens avec un pays qui contrôle un axe maritime stratégique. Les entreprises françaises, déjà bien implantées dans la région, voient en Oman une porte d'entrée vers les marchés du Golfe. Les discussions ont également porté sur des projets communs dans les énergies renouvelables, un domaine où Oman ambitionne de devenir un leader régional d'ici 2030.
Les secteurs clés des accords franco-omanais
Les six contrats signés couvrent plusieurs domaines, mais deux secteurs se distinguent particulièrement : l'énergie et les infrastructures. EDF a finalisé un accord pour développer des projets solaires en Oman, en partenariat avec l'entreprise publique omanaise Oman Electricity Transmission Company. Cet accord prévoit la construction de parcs photovoltaïques d'une capacité totale de 500 mégawatts, une étape majeure pour le sultanat dans sa transition énergétique.
Suez, quant à lui, a signé un contrat pour moderniser les réseaux d'assainissement de la capitale Mascate. Ce projet, d'un montant estimé à 150 millions d'euros, vise à améliorer la gestion des eaux usées dans une ville en pleine expansion démographique. D'autres entreprises françaises, comme Vinci et Bouygues Construction, ont également finalisé des accords dans les domaines des transports et des bâtiments publics. Bref, cette visite a permis de concrétiser des partenariats qui pourraient redessiner les échanges économiques entre les deux pays pour les années à venir.
La visite du sultan Haitham ben Tarik a donc marqué un jalon important dans les relations franco-omanaises. Alors que le sultanat cherche à se repositionner sur la scène internationale après des années de tensions, la France y voit une opportunité de renforcer sa présence économique dans une région stratégique. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l'impact réel de ces accords sur les économies des deux pays.
Outre EDF et Suez, les groupes français Vinci et Bouygues Construction ont également signé des accords lors de cette visite, notamment dans les secteurs des transports et des infrastructures.