L’accord sur le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, présenté comme une victoire stratégique par les autorités de Téhéran, suscite une vive opposition au sein de l’aile conservatrice du régime. Les « inquiets », faction radicale du pouvoir, dénoncent publiquement le protocole et appellent à une riposte contre Washington, mais les Gardiens de la révolution apportent un soutien sans réserve à cet accord, selon Le Monde.
Ce qu'il faut retenir
- Une fracture interne : l’aile conservatrice radicale, surnommée « les inquiets », conteste publiquement l’accord sur le cessez-le-feu avec les États-Unis.
- Soutien des Gardiens de la révolution : ces derniers défendent le protocole et contribuent à en faire une « victoire stratégique » pour Téhéran.
- Appels à la vengeance : les conservateurs radicaux réclament des représailles contre Washington, notamment dans la rue.
- Stratégie de communication : les autorités iraniennes insistent sur le caractère bénéfique de l’accord pour le pays.
L’accord, qui met fin à des mois de tensions militaires et diplomatiques entre les deux pays, a été négocié sous l’égide de plusieurs médiateurs internationaux. Les Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien, y voient une avancée majeure pour la stabilité régionale. « Cet accord renforce notre position face aux pressions extérieures », a déclaré un haut responsable des Gardiens, cité par Le Monde.
Cependant, ce compromis ne fait pas l’unanimité à Téhéran. Les partisans d’une ligne dure, regroupés autour de figures comme le Guide suprême ou des membres influents du Parlement, dénoncent une « capitulation » face à Washington. « Nous ne devons pas oublier les victimes de l’impérialisme américain. La vengeance est une obligation morale », a lancé un député conservateur lors d’une manifestation improvisée dans la capitale.
Les tensions se cristallisent autour des termes du protocole, notamment l’arrêt des activités militaires dans le Golfe et la levée partielle des sanctions économiques. Si les Gardiens de la révolution ont rapidement approuvé l’accord, les conservateurs radicaux refusent toute concession. « Nous ne négocierons pas avec le diable », a martelé un responsable du mouvement « Basij », groupe paramilitaire proche des factions les plus dures.
Malgré ces divisions, le pouvoir iranien cherche à présenter une façade unie. Le président, Hassan Rohani, a salué un « tournant historique » qui permettra à l’Iran de tourner la page des conflits inutiles. « Cet accord ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération régionale », a-t-il affirmé lors d’une allocution télévisée. Le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a pour sa part souligné que « la diplomatie avait prévalu sur la confrontation ».
Par ailleurs, la communauté internationale attend des signes concrets de bonne volonté de la part de Téhéran et de Washington. La levée partielle des sanctions, évoquée dans le protocole, devrait être effective d’ici la fin de l’été 2026. Reste à voir si cet accord marquera le début d’une détente durable ou s’il ne sera qu’une trêve éphémère dans un conflit plus large.
L’accord prévoit notamment l’arrêt des activités militaires dans le Golfe persique, la levée partielle des sanctions économiques américaines contre l’Iran, et la reprise des pourparlers sur le programme nucléaire iranien. Ces mesures devraient être mises en œuvre progressivement d’ici la fin du mois de juin 2026.