Avec la popularité croissante des friteuses sans huile, souvent présentées comme des alternatives économiques aux fours traditionnels, Journal du Geek s'est penché sur leur réelle efficacité énergétique. Selon l'article publié par le média spécialisé, l'économie d'énergie promise par ces appareils compacts serait en réalité bien moins significative qu'annoncée. Une conclusion qui mérite d'être éclaircie pour les consommateurs en quête de solutions pour réduire leurs dépenses.
Ce qu'il faut retenir
- Une économie d'énergie limitée : les airfryers ne réduisent la consommation électrique que de 20 à 30 % par rapport à un four traditionnel, selon les tests menés.
- Un temps de cuisson plus court, mais pas toujours plus efficace : la rapidité de ces appareils ne compense pas toujours leur puissance élevée.
- Une différence de coût estimée entre 0,50 € et 1 € par mois pour un usage régulier, un montant loin d'être révolutionnaire.
- Des modèles très inégaux : certains airfryers consomment autant, voire plus, qu'un four standard.
Des appareils en vogue, mais des promesses à relativiser
Les airfryers ont conquis les foyers français grâce à leur praticité et leur promesse de cuisson saine, avec peu ou pas d'huile. Journal du Geek rappelle que ces appareils séduisent notamment pour leur rapidité et leur capacité à occuper moins d'espace qu'un four. Pourtant, leur impact sur la facture d'électricité reste marginal. Les tests réalisés montrent que, malgré une cuisson plus rapide, la consommation électrique globale ne chute pas de manière significative. Autant dire que l'économie réelle se mesure en centimes, pas en euros.
Pourquoi l'airfryer ne révolutionne pas la facture d'électricité ?
Le fonctionnement des airfryers repose sur une résistance électrique et un ventilateur puissant, qui permettent une cuisson rapide et homogène. Cependant, leur puissance moyenne (entre 1 500 et 2 000 watts) reste proche de celle d'un four électrique classique. Selon les données compilées par Journal du Geek, un airfryer consomme en moyenne 0,8 kWh pour une cuisson de 30 minutes, contre 1,2 kWh pour un four traditionnel sur la même durée. Une différence réelle, mais qui ne se traduit pas par une facture allégée de manière perceptible.
Autre point souvent négligé : l'usage. Les airfryers sont généralement utilisés pour des portions réduites, ce qui limite mécaniquement leur impact global sur la consommation. « On parle d'économies, mais elles sont souvent surévaluées », a souligné un expert interrogé par le média, rappelant que les appareils les plus performants sur le papier ne sont pas toujours ceux qui le sont en pratique.
Un choix à faire en fonction de l'usage, pas seulement du coût
Plutôt que de se focaliser sur l'aspect économique, les consommateurs devraient considérer d'autres critères pour justifier l'achat d'un airfryer. Leur atout principal réside dans leur polyvalence : grillades, rôtis, pâtisseries, ou même déshydratation. Pour les petits foyers ou ceux qui cuisinent souvent seuls, ces appareils offrent une alternative pratique aux grands fours. Journal du Geek note cependant que les modèles haut de gamme, dotés de fonctionnalités avancées, peuvent atteindre des prix dépassant ceux d'un four d'entrée de gamme.
Par ailleurs, les airfryers ne remplacent pas totalement un four traditionnel. Les cuissons longues, comme les mijotés ou les grosses pièces de viande, restent plus adaptées à un four classique. Bref, l'airfryer est un outil complémentaire, pas un remplacement systématique.
Reste à voir si les prix de l'électricité, qui restent volatils en 2026, pousseront davantage de foyers à se tourner vers des solutions censées réduire leur facture. Une chose est sûre : l'airfryer ne sera pas la réponse miracle attendue.