Selon BFM Bourse, le géant technologique Alphabet, maison mère de Google, a publié des résultats financiers exceptionnels pour le premier trimestre 2026, avec un bénéfice net record de 62,6 milliards de dollars, en progression de 81 % sur un an. Ce résultat historique s’explique notamment par une croissance fulgurante de 63 % dans son activité cloud, portée par l’intelligence artificielle, ainsi que par la valorisation de sa participation dans SpaceX, évaluée à plus de 122 milliards de dollars.
Ce qu'il faut retenir
- Bénéfice net en hausse de 81 % à 62,6 milliards de dollars, un record pour une entreprise cotée.
- Croissance de 63 % pour Google Cloud, atteignant 20 milliards de dollars de revenus au premier trimestre.
- Participation de 6,11 % dans SpaceX, valorisée à 122 milliards de dollars fin 2025.
- Action en hausse de 7,2 % après l’annonce des résultats, et de 12 % depuis le début de l’année.
- Deuxième capitalisation boursière mondiale derrière Microsoft, avec 4 201 milliards d’euros.
- Revenus totaux en progression de 22 %, atteignant 109,9 milliards de dollars.
Des résultats qui dépassent les attentes des marchés
Alphabet a publié mercredi 30 avril 2026 des résultats trimestriels bien supérieurs aux prévisions des analystes, confirmant sa place parmi les géants technologiques les plus performants de Wall Street. Selon BFM Bourse, le groupe a enregistré un bénéfice net par action de 5,11 dollars, soit une progression de 82 % en un an. Les revenus totaux ont atteint 109,9 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an, tandis que la marge bénéficiaire s’est fortement améliorée.
« L’IA stimule l’activité dans tous les secteurs, mais le cloud se distingue particulièrement », a résumé Malik Ahmed Khan, analyste chez Morningstar. Les performances de Google Cloud ont en effet surpris les observateurs, avec une croissance de 63,4 %, passant de 18,4 milliards de dollars attendus par les analystes à 20 milliards de dollars de revenus réels. Cette accélération place Google Cloud devant ses principaux concurrents, Azure (Microsoft) et Amazon Web Services, en croissance respective de 40 % et 28 % sur la même période.
L’IA et SpaceX, moteurs d’une valorisation record
Les résultats d’Alphabet doivent beaucoup à son investissement dans l’intelligence artificielle, notamment via son modèle de langage Gemini. « L’année 2026 démarre sur les chapeaux de roue. Nos investissements dans l’IA et notre approche full stack dynamisent tous les aspects de notre activité », a déclaré Sundar Pichai, PDG du groupe, cité dans un communiqué. La recherche en ligne, cœur de métier de Google, a également confirmé sa robustesse, avec des revenus en hausse de 19 % à 60,4 milliards de dollars, soit 2 % au-dessus des attentes.
Autre atout majeur : la valorisation de la participation d’Alphabet dans SpaceX, la société spatiale d’Elon Musk. Selon des documents cités par Bloomberg, le groupe détenait 6,11 % du capital de SpaceX fin 2025, une participation théoriquement valorisée à 122 milliards de dollars — une estimation qui pourrait encore augmenter si SpaceX, en préparation de son introduction en Bourse, atteint les 2 000 milliards de dollars de valorisation visés. « Le bénéfice a notamment été porté par l’appréciation des titres d’autres sociétés détenues par Alphabet », a expliqué Anat Ashkenazi, directrice financière du groupe.
Une action en pleine ascension, portée par la confiance des investisseurs
L’action Alphabet a bondi de 7,2 % en séance après l’annonce des résultats, portant sa progression à 12 % depuis le début de l’année et à 117 % sur douze mois. Le groupe est désormais la deuxième capitalisation boursière mondiale, avec 4 201 milliards d’euros, juste derrière Microsoft (5 085 milliards de dollars). « Alphabet est probablement celui des « Sept magnifiques » de Wall Street qui a le plus le vent en poupe », souligne BFM Bourse.
Cette performance s’inscrit dans un contexte où l’IA redéfinit les modèles économiques. « L’IA est à l’origine d’un cycle d’expansion dans la recherche en ligne, avec des demandes plus complexes et plus longues, donnant lieu à des questions complémentaires », analyse Bank of America dans une note récente. Les analystes tablaient initialement sur des revenus de 107 milliards de dollars et un bénéfice par action de 2,66 dollars ; Alphabet a largement dépassé ces estimations.
Le cloud, nouvelle locomotive du groupe
Si la recherche en ligne reste un pilier, c’est bien le segment cloud qui a marqué les esprits. Avec 20 milliards de dollars de revenus au premier trimestre, Google Cloud a non seulement dépassé les attentes (18,4 milliards prévus), mais a aussi creusé l’écart avec ses concurrents. « Les résultats de la recherche en ligne Google sont meilleurs que prévu, ce qui témoigne d’une forte demande du côté de la publicité en ligne », commente Citi dans une analyse.
Cette dynamique s’explique par l’intégration croissante de l’IA dans les services cloud, permettant aux entreprises d’optimiser leurs infrastructures et leurs outils. « L’entreprise a poursuivi ses efforts pour transformer son activité de recherche en ligne et tirer parti de ses données afin de développer des modèles et outils d’IA », souligne Bloomberg. Ces résultats apaisent également les craintes d’un déclin du moteur de recherche face à l’émergence des chatbots concurrents.
La question reste entière : Alphabet parviendra-t-il à maintenir cette croissance exceptionnelle à long terme, alors que les régulateurs et les concurrents resserrent leur étau sur le secteur technologique ? Autant dire que les prochains trimestres seront cruciaux pour confirmer — ou non — cette trajectoire historique.
Selon les données disponibles fin 2025, Alphabet détenait 6,11 % du capital de SpaceX, une participation théoriquement valorisée à 122 milliards de dollars. Si SpaceX atteint les 2 000 milliards de dollars de valorisation lors de son introduction en Bourse, cette part pourrait encore prendre de la valeur.
Avec une croissance de 63 % au premier trimestre 2026, Google Cloud a largement dépassé ses principaux rivaux : Azure (Microsoft) (+40 %) et Amazon Web Services (+28 %). Cette performance place Alphabet en tête de la course au cloud, devant ses concurrents directs.