Alors que la plateforme Mon Master approche de sa première vague d’admissions en alternance, fixée au 12 juin 2026, des milliers d’étudiants en bac +4 se heurtent à une réalité décevante : après avoir contacté près d’une centaine d’entreprises, les réponses se font attendre, voire n’arrivent pas. Selon Libération, la saturation des secteurs et les contraintes budgétaires des employeurs freinent l’accès à ces contrats pourtant très convoités.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 90 candidatures en moyenne par étudiant en alternance en master, avec un taux de réponse souvent faible.
- La date butoir des propositions d’admission sur Mon Master est fixée au 12 juin 2026.
- Les secteurs saturés et les restrictions budgétaires des entreprises expliquent en partie cette pénurie de contrats.
- Des milliers d’étudiants admissibles en bac +4 enchaînent les démarches sans garantie de succès.
La plateforme Mon Master, qui centralise les admissions en alternance pour les masters de l’enseignement supérieur, joue un rôle clé dans cette période charnière. Pour les étudiants, l’enjeu est de taille : obtenir un contrat en alternance permet de financer leurs études tout en acquérant une première expérience professionnelle. Pourtant, comme le rapporte Libération, la compétition est rude. « J’ai contacté près d’une centaine d’entreprises, avec peu de retours », confie un étudiant en master 1 de gestion, cité par le quotidien. Son témoignage illustre le désarroi de nombreux jeunes confrontés à des portes closes malgré leurs efforts.
Les secteurs les plus touchés par cette pénurie sont ceux qui traditionnellement recrutent en alternance, comme le commerce, l’informatique ou encore l’ingénierie. « Les entreprises sont sous contrainte budgétaire et préfèrent parfois recruter en CDD ou en stages courts plutôt qu’en alternance, dont les coûts peuvent être plus élevés », explique un responsable d’une école de commerce parisienne. Les restrictions budgétaires, aggravées par une inflation persistante, poussent certaines structures à réduire leurs engagements en alternance, voire à les supprimer.
La pression est d’autant plus forte que les premières propositions d’admission sur Mon Master doivent être formulées dès le 12 juin. Pour les étudiants, cette date marque le début d’une période d’incertitude, où chaque jour compte. Certains n’hésitent pas à multiplier les candidatures spontanées, à relancer les entreprises par téléphone ou à solliciter leur réseau professionnel. « On se retrouve à courir après des contrats qui n’existent pas toujours », résume une étudiante en master 2 de psychologie, qui a déjà envoyé plus de 50 candidatures sans réponse concrète.
Reste à voir si les pouvoirs publics ou les branches professionnelles interviendront pour assouplir les règles ou inciter les entreprises à ouvrir davantage de postes en alternance. En attendant, les étudiants doivent composer avec une équation complexe : concilier leurs ambitions professionnelles et la réalité d’un marché du travail sous tension.
Les étudiants peuvent se tourner vers des contrats de professionnalisation, des stages rémunérés ou prolonger leur recherche jusqu’aux admissions suivantes sur Mon Master. Certaines écoles proposent également des solutions transitoires, comme des modules de formation en ligne ou des projets tutorés.