Selon Capital, la règlement de copropriété peut interdire pas mal d'éléments à utiliser sur son balcon. Le barbecue est sans doute l'équipement le plus épineux en copropriété, notamment en raison des odeurs et de la fumée qu'il dégage, potentiellement difficiles à supporter pour les voisins proches.
« À partir du moment où il y a une interdiction, ferme et définitive, notamment sur la présence de barbecue à gaz, il n’est pas possible de revenir dessus, sauf à modifier le règlement de copropriété, ce qui n'est pas si évident sur le plan juridique », explique Julien Leclere, juriste chez Matera. Sachant que certains règlements ont été rédigés pendant les années 50 ou 60, à une époque durant laquelle les barbecues n’étaient pas légion.
Si le règlement de copropriété ne dit rien, le syndic ne peut pas imposer une interdiction unilatérale et permanente. Il devra alors s'appuyer sur la notion de nuisance : la gêne est-elle récurrente ? Concerne-t-elle plusieurs copropriétaires ? Si oui, le syndic peut intervenir au nom du respect de la jouissance des parties privatives, en invitant le copropriétaire concerné à trouver une solution. À noter que des arrêtés préfectoraux peuvent interdire leur usage dans certaines zones à risque pour éviter les incendies. Dans ce cas, la loi prime toujours sur le règlement intérieur.
Ce qu'il faut retenir
- Le barbecue est l'équipement le plus épineux en copropriété.
- Les odeurs et la fumée qu'il dégage peuvent être difficiles à supporter pour les voisins proches.
- Les règlements de copropriété peuvent interdire la présence de barbecue à gaz.
- Les syndics ne peuvent pas imposer d'interdiction unilatérale et permanente.
- La notion de nuisance est un critère pour déterminer si une interdiction peut être imposée.
Une piscine hors sol ne nécessite pas de déclaration en mairie dès lors qu'elle est démontée plus de trois mois par an ou que le bassin fait moins de dix mètres carrés. Mais en copropriété, cette liberté légale ne suffit pas toujours. « On estime que dès lors qu'il y a un impact extérieur sur la copropriété, il vaut toujours mieux le faire voter en assemblée générale pour se protéger en cas de problème », tranche Julien Leclere.
La question centrale est celle de la capacité de charge des structures : une terrasse ou un balcon peuvent-ils supporter le poids de l'installation ? Si un expert conclut à un risque pour le gros œuvre ou l'étanchéité, le syndic est en droit de refuser. « Il y a un effectivement une emprise à respecter et une portance à ne pas dépasser », renchérit Benoît Robillard, CEO de Ma Négo.
Étendre du linge à la fenêtre ou sur un balcon est l'une des pratiques les plus couramment encadrées par les règlements de copropriété. Le motif invoqué est presque toujours le même : la préservation de l'harmonie esthétique de l'immeuble. « À partir du moment où c'est précisé dans le règlement de copropriété, cela suffit comme base légale pour justifier soit une interdiction pure et simple, soit une demande de retrait », précise le juriste.
Ce qu'il faut retenir
- Les règlements de copropriété peuvent interdire l'étendage du linge à la fenêtre ou sur un balcon.
- Le motif invoqué est la préservation de l'harmonie esthétique de l'immeuble.
- Les interdictions peuvent être justifiées par la présence de précisions dans le règlement de copropriété.
- Les demandes de retrait peuvent être faites en cas de manquement à l'interdiction.
Au-delà des équipements estivaux, d'autres installations font de plus en plus l'objet de débats en assemblée générale : les climatiseurs, les bornes de recharge pour voitures électriques et surtout la location meublée touristique de type Airbnb. Pour tous ces sujets, la règle est la même : ils doivent être soumis au vote, et le règlement de copropriété peut prévoir des dispositions spécifiques les encadrant ou les interdisant.
En cas de refus de l'installation d'un équipement ou d'une installation, le syndic peut commencer par un contact pour essayer de régler la situation à l’amiable. Si cela ne suffit pas, une mise en demeure est envoyée, assortie d'un délai de quinze jours à un mois pour régulariser. « En cas d'urgence, pour un risque sécuritaire notamment, détaille Julien Leclere, le syndic peut agir sans attendre l'assemblée générale via une action en référé. Dans les autres cas, c'est l'assemblée qui vote l'autorisation d'agir en justice ». Les recours possibles incluent le retrait forcé de l'installation et des dommages et intérêts pour couvrir la prise en charge des frais d'avocat.
Ce qu'il faut retenir
- Les syndics peuvent commencer par un contact pour régler la situation à l’amiable.
- Une mise en demeure peut être envoyée si la situation n'est pas régularisée.
- Le syndic peut agir sans attendre l'assemblée générale en cas d'urgence.
- Les recours possibles incluent le retrait forcé de l'installation et des dommages et intérêts.
Certains équipements ou installations peuvent être interdits en copropriété, notamment les barbecues, les piscines hors sol, les étendoirs à linge et les installations estivales. Les règlements de copropriété peuvent prévoir des dispositions spécifiques pour encadrer ou interdire ces équipements ou installations.
Les copropriétaires doivent se réunir en assemblée générale pour voter sur les dispositions à prendre concernant ces équipements ou installations. Les syndics peuvent commencer par un contact pour régler la situation à l’amiable, mais peuvent passer à l’action en cas de refus de l’installation.
Les barbecues, les piscines hors sol, les étendoirs à linge et les installations estivales.
La présence de précisions dans le règlement de copropriété, la préservation de l'harmonie esthétique de l'immeuble et la capacité de charge des structures.