Selon Le Figaro, le président letton Edgars Rinkevics a confié, ce samedi 16 mai 2026, à Andris Kulbergs, membre de l’opposition conservatrice, la mission de former un nouveau gouvernement jusqu’aux élections législatives d’octobre prochain. Cette décision intervient dans un contexte de crise politique majeure, déclenchée par l’intrusion de drones ukrainiens sur le territoire letton et la démission de la Première ministre Evika Silina, intervenue jeudi.
Ce qu'il faut retenir
- Andris Kulbergs, figure de l’opposition conservatrice lettone, a été désigné par le président Rinkevics pour tenter de former un nouveau gouvernement.
- La chute de la coalition centriste au pouvoir s’est accélérée après une crise liée à l’incapacité de l’État à empêcher l’intrusion de drones ukrainiens.
- Evika Silina a annoncé sa démission jeudi 15 mai, après avoir perdu le soutien d’un parti pivot de sa coalition et contraint son ministre de la Défense à la démission.
- Conformément à la Constitution lettone, le président a « invité M. Kulbergs à assumer la tâche de former un nouveau cabinet des ministres » après avoir consulté les représentants de tous les partis du Parlement.
- Les élections législatives sont prévues pour octobre 2026, ce qui impose un calendrier serré pour la formation d’une nouvelle majorité.
Une crise politique accélérée par l’intrusion de drones ukrainiens
L’intrusion de drones ukrainiens en Lettonie a servi de catalyseur à une crise politique déjà latente. Selon Le Figaro, cette situation a révélé les faiblesses de la coalition au pouvoir, dirigée par Evika Silina. Le président Rinkevics a justifié sa décision en invoquant la nécessité de rétablir une stabilité gouvernementale avant les prochaines élections.
« Conformément à la Constitution lettonne, « j’invite M. Kulbergs à assumer la tâche de former un nouveau cabinet des ministres », a déclaré Edgars Rinkevics après avoir rencontré les représentants de tous les partis représentés au Parlement. » Cette formulation souligne le caractère constitutionnel et formel de la procédure engagée.
La démission d’Evika Silina et le départ du ministre de la Défense
La Première ministre lettone a annoncé sa démission jeudi 15 mai, après avoir été privée du soutien d’un parti clé de sa coalition. Le ministre de la Défense, tenu pour responsable de l’incapacité de l’État à empêcher l’intrusion des drones, a également été contraint de quitter ses fonctions. Cette double crise a précipité la chute de la coalition centriste, déjà fragilisée par des tensions internes.
Bref, la démission de Silina et le départ du ministre de la Défense illustrent l’ampleur de la crise politique, mais aussi la rapidité avec laquelle les événements se sont enchaînés depuis l’intrusion des drones. Selon Le Figaro, cette situation a mis en lumière les divisions au sein de la majorité et affaibli sa capacité à gouverner.
Andris Kulbergs, un profil conservateur pour tenter de rassembler
Andris Kulbergs, membre de l’opposition conservatrice, a été choisi par le président Rinkevics pour tenter de former un nouveau gouvernement. Son profil contraste avec celui de la coalition centriste sortante, ce qui pourrait refléter une volonté de l’exécutif de marquer un tournant politique.
Le président a souligné que cette nomination s’inscrit dans le respect des procédures constitutionnelles. « J’ai consulté les représentants de tous les partis avant de prendre cette décision », a-t-il précisé. Cette démarche vise à légitimer la transition et à apaiser les tensions politiques.
Reste à voir si Kulbergs parviendra à rassembler une majorité ou si le pays devra envisager une nouvelle dissolution du Parlement. Les élections d’octobre s’annoncent donc comme un scrutin clé, susceptible de redéfinir l’équilibre politique letton pour les années à venir.
L’intrusion de drones ukrainiens a révélé des faiblesses dans la gestion de la sécurité nationale par le gouvernement letton, entraînant la démission de la Première ministre Evika Silina et du ministre de la Défense. Cette crise a précipité la chute de la coalition au pouvoir et fragilisé la stabilité institutionnelle du pays, selon Le Figaro.
Andris Kulbergs dispose d’un délai limité pour former un nouveau gouvernement avant les élections législatives d’octobre 2026. Il devra obtenir le soutien d’une majorité au Parlement, sous peine de voir la Lettonie entrer dans une nouvelle phase d’incertitude politique.