L’ancien ministre béninois Candide Azannaï a comparu ce jeudi 18 juin 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Cotonou. Cette audience s’inscrit dans le cadre de l’enquête relative à la tentative de coup d’État survenue le 7 décembre 2025, un événement politique majeur qui avait secoué le pays, selon RFI.

L’audience de ce jeudi marque une étape importante dans le processus judiciaire engagé contre plusieurs personnes impliquées dans cette affaire. À l’issue de la procédure, l’avocat de l’ex-ministre a fait part de son optimisme quant à la défense de son client, évoquant un sentiment de sérénité après cette première comparution.

Ce qu'il faut retenir

  • L’ex-ministre Candide Azannaï a comparu le 18 juin 2026 devant la Criet à Cotonou, selon RFI.
  • Cette audience concerne la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 au Bénin.
  • L’avocat de l’accusé a déclaré être « optimiste » et « serein » à l’issue de l’audience.

Une procédure judiciaire en cours

La Criet, juridiction spécialisée dans la lutte contre les infractions économiques et le terrorisme, est chargée d’examiner les faits liés à cette tentative de déstabilisation politique. Plusieurs personnalités, dont Candide Azannaï, sont mises en cause dans cette affaire qui avait entraîné des arrestations et des enquêtes approfondies dans les semaines qui ont suivi les événements.

Cette audience du 18 juin 2026 constitue une étape clé dans l’avancée de la procédure. Les débats, probablement centrés sur les éléments de preuve et les circonstances de l’affaire, pourraient précéder une décision judiciaire dans les prochaines semaines, voire mois.

Le contexte politique du Bénin en décembre 2025

Le 7 décembre 2025, le Bénin a connu une tentative de coup d’État qui avait suscité une vive émotion au sein de la classe politique et de la population. Les autorités avaient alors évoqué des troubles visant à perturber l’ordre constitutionnel, entraînant une réaction ferme des forces de sécurité et des arrestations multiples.

Cette crise politique s’était déroulée dans un contexte déjà tendu, marqué par des tensions autour de la gouvernance et des questions de stabilité institutionnelle. Les enquêtes menées depuis ont permis d’identifier plusieurs suspects, dont des responsables politiques et militaires, dont fait partie l’ex-ministre Candide Azannaï.

Les réactions de la défense

À l’issue de l’audience, Me [Nom de l’avocat], avocat de Candide Azannaï, s’est dit « optimiste » et « serein » quant à l’issue de la procédure. Cette déclaration reflète une stratégie de défense axée sur la minimisation des charges ou la contestation des preuves présentées par l’accusation, comme le rapporte RFI.

Rien n’indique pour l’instant si l’accusé a reconnu ou contesté les faits qui lui sont reprochés. Les prochaines étapes de la procédure dépendront des éléments produits par l’enquête et des arguments échangés lors des audiences.

Et maintenant ?

La prochaine étape pourrait consister en une série d’audiences supplémentaires, au cours desquelles les parties présenteront leurs arguments et leurs preuves. Une décision de la Criet pourrait intervenir dans les prochains mois, bien que les délais judiciaires restent variables dans ce type d’affaires sensibles. Les observateurs s’attendent à ce que cette procédure suscite des réactions au sein de l’opposition et de la société civile béninoise.

La situation reste sous haute surveillance, notamment en raison des enjeux politiques liés à cette tentative de coup d’État. Les autorités béninoises, de leur côté, ont réaffirmé leur détermination à faire respecter l’ordre constitutionnel et à poursuivre les responsables présumés.