Les obsèques de Domba Jean-Marc Palm, décédé à l’âge de 75 ans le 14 mai 2026, s’ouvrent ce dimanche 17 mai à Ouagadougou, selon RFI. Ancien ministre des Affaires étrangères et pilier du régime de Blaise Compaoré, il laisse derrière lui un héritage politique marqué par près de quatre décennies de carrière dans l’administration et la recherche au Burkina Faso.
Ce qu'il faut retenir
- Jean-Marc Palm, décédé le 14 mai 2026 à 75 ans, a été un acteur clé du régime de Blaise Compaoré après le coup d’État du 15 octobre 1987.
- Il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères au lendemain de l’assassinat de Thomas Sankara.
- Enseignant-chercheur en Histoire et directeur de recherches au CNRST pendant près de quarante ans, il a pris sa retraite après une longue carrière dans la recherche publique.
Né en 1951, Domba Jean-Marc Palm s’est distingué par son engagement dans l’administration burkinabè, alternant entre enseignement et fonctions politiques. Son parcours professionnel a débuté dans le secteur de l’éducation et de la recherche avant de basculer vers la sphère gouvernementale après les événements de 1987.
Après le coup d’État du 15 octobre 1987 qui a entraîné la chute et l’assassinat de Thomas Sankara, Jean-Marc Palm a intégré l’équipe de transition dirigée par Blaise Compaoré. Il y a occupé le poste stratégique de ministre des Affaires étrangères, contribuant à redéfinir la diplomatie du pays dans un contexte régional et international en mutation.
Son rôle ne s’est pas limité à la politique étrangère. Pendant près de quarante ans, il a œuvré comme enseignant-chercheur en Histoire et comme directeur de recherches au Centre national de recherches scientifiques et technologiques (CNRST) de Ouagadougou. Son expertise en histoire et en sciences sociales a été reconnue au niveau national, où il a contribué à former plusieurs générations d’étudiants et de chercheurs.
Après sa retraite, Jean-Marc Palm s’est retiré de la vie publique, mais son influence politique et intellectuelle est restée un marqueur de l’histoire récente du Burkina Faso. Son décès, survenu jeudi 14 mai 2026, intervient alors que le pays traverse une période de profondes mutations politiques et sociales.
Plusieurs personnalités politiques et intellectuelles sont attendues pour lui rendre hommage. Les autorités n’ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur les hommages officiels ou les décisions politiques qui pourraient être annoncées à cette occasion.
La disparition de Jean-Marc Palm rappelle également l’importance de la mémoire historique dans un pays où les transitions politiques restent sensibles. Son parcours, à la charnière entre recherche et action publique, illustre les liens étroits entre savoir et pouvoir au Burkina Faso.
Jean-Marc Palm était un enseignant-chercheur en Histoire devenu ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso après le coup d’État du 15 octobre 1987 qui a conduit à la mort de Thomas Sankara. Il a occupé ce poste sous la présidence de Blaise Compaoré, participant ainsi à la refonte de la diplomatie burkinabè dans les années qui ont suivi.