La Bourse de Paris, représentée par le CAC 40, a connu une journée de stabilité mercredi, après deux séances passées dans le rouge, en raison de la flambée des hydrocarbures provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Selon nos confreres de Capital, le CAC 40 était stable (+0,04%) à 8.105,31 points, en hausse de 1,47 point, à 9H50 (heure de Paris).

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 est stable (+0,04%) à 8.105,31 points, en hausse de 1,47 point.
  • La flambée des hydrocarbures provoquée par la guerre au Moyen-Orient est à l'origine de la nervosité sur les marchés.
  • Le prix du gaz a augmenté de 0,83% à 54,74 dollars.
  • Le taux d'intérêt français à dix ans a grimpé à 3,40%.
  • Dassault Aviation a vu son bénéfice net et ses ventes progresser en 2025.

La flambée des hydrocarbures provoquée par la guerre au Moyen-Orient est à l'origine de la nervosité sur les marchés. Selon nos confreres de Capital, les investisseurs européens s'inquiètent de la forte hausse du prix des hydrocarbures des derniers jours, provoquée par les perturbations de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.

Les déclarations mardi du président Trump sur sa volonté de rétablir le flux pétrolier dans le détroit d'Ormuz ont permis de «stimuler l'appétit pour les actifs risqués (comme les actions NDLR)», selon Kathleen Brooks, analyste pour XTB. Le président américain a en effet assuré que la marine des Etats-Unis pourrait escorter des pétroliers «si nécessaire» à travers le détroit d'Ormuz, une annonce qui a déjà limité les pertes de Wall Street mardi.

Paris souffle aussi en raison de la quasi-stabilité des prix du gaz (+0,83% à 54,74 dollars), après sa flambée des deux derniers jours. Depuis le début de l'année, l'hydrocarbure, que le continent importe massivement, grimpe tout de même de plus de 94%.

«Les investisseurs seront confrontés aujourd'hui à une multitude d'informations, ce qui devrait maintenir un climat de nervosité sur les marchés», tempère Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. D'autant que les Gardiens de la Révolution iraniens ont assuré mercredi avoir le «contrôle total» du point de passage.

Le taux d'intérêt français à dix ans a grimpé à 3,40%, contre 3,37% la veille en clôture. Il a nettement monté depuis le début de la semaine, en raison des craintes inflationnistes. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Une inflation plus élevée réduit en effet la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers.

Dassault Aviation a vu son bénéfice net et ses ventes progresser en 2025 grâce au succès du Rafale à l'export et malgré un contexte «incertain», au moment où des dissensions font craindre l'abandon d'un projet emblématique d'avion de combat. Son titre prenait 1,63% à 336,40 euros.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui se passera ensuite, mais il est probable que la situation reste tendue au moins pendant quelques jours. Les investisseurs devraient rester vigilants et suivre les développements de la situation.

Une nouvelle perturbation de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz ou une nouvelle annonce du président Trump pourraient provoquer une nouvelle hausse des hydrocarbures.

En conclusion, la Bourse de Paris reste nerveuse face à la flambée des hydrocarbures, mais il est difficile de prédire ce qui se passera ensuite.