La Bourse de Paris reste prudente en ce début de semaine, après une légère baisse vendredi dernier en clôture, selon nos confrères de Capital. Le CAC 40 perdait 0,40% soit 31,80 points, pour s'établir à 7 879,73 points, peu après avoir ouvert en timide hausse. Vendredi, il avait perdu 0,91%, pour terminer à 7 911,53 points. Sur le mois, le CAC 40 s'inscrit en baisse de plus de 8%.
Les marchés d'actions naviguent à vue en ce «début de la semaine et le pétrole reste confortablement au-dessus de 100 dollars le baril», constate Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Dans une interview au Financial Times, Donald Trump a réclamé que l'OTAN, comme Pékin, envoient des navires de guerre dans le précieux passage d'Ormuz, par où transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 perd 0,40% en début de semaine
- Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars le baril
- Les réunions de la Fed et de la BCE sont attendues
Les réunions de la Fed et de la BCE
La décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) est attendue mercredi, suivie entre autres de celle de la Banque du Japon (BoJ), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE) jeudi. «Toutes devront composer avec un contexte très complexe, marqué par le risque géopolitique, la volatilité des prix de l'énergie et une dynamique inflationniste incertaine», souligne Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
La présidente de la BCE Christine Lagarde avait affirmé mardi que l'institution monétaire ferait tout ce qui est «nécessaire» pour que «l'inflation soit sous contrôle» malgré la flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Jim Reid s'attend à une «réaffirmation forte de la flexibilité de la politique monétaire et à un message clair sur l'engagement de la BCE envers la stabilité des prix, afin d'éviter une répétition de l’épisode inflationniste de 2022-2023» après l'envolée des prix de l'énergie liée au déclenchement de la guerre en Ukraine.
Les conséquences de la guerre
Pour amortir la flambée du brut, du pétrole issu des réserves stratégiques (400 millions de barils) devrait être débloqué immédiatement en Asie et en Océanie et dès fin mars en Amérique et en Europe par les pays de l'Agence internationale de l'énergie, a précisé l'organisation dimanche. Par ailleurs, «les quatre grandes réunions de banques centrales restent au cœur de l'attention, les marchés scrutant leurs réactions face aux conséquences de la guerre et au choc pétrolier», commente Jim Reid.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et les décisions de politique monétaire des banques centrales seront étroitement surveillées dans les prochains jours.
