Une absence remarquée aux championnats d’Europe de marathon, qui se tiendront à Birmingham le 16 août prochain. La Fédération française d’athlétisme (FFA) a en effet choisi de ne pas aligner de marathoniennes françaises sur cette épreuve, alors que quatre hommes représenteront la délégation tricolore. Une décision qui suscite des réactions, notamment au sein de la communauté athlétique, et qui interroge sur la stratégie sportive nationale en vue des Jeux de Los Angeles en 2028.
Comme le rapporte Ouest France, cette absence de représentantes féminines s’accompagne d’une justification de la part de Jean Galfione, manager du programme Los Angeles 2028. Ce dernier a expliqué que cette orientation visait à préserver l’équilibre des carrières sportives, estimant que la participation à des compétitions de cette envergure pouvait, dans certains cas, « foutre en l’air une carrière ». Une prise de position qui a de quoi surprendre, alors que le marathon féminin fait partie intégrante des grands rendez-vous internationaux.
Ce qu'il faut retenir
- La Fédération française d’athlétisme (FFA) ne sélectionne aucune marathonienne pour les championnats d’Europe de Birmingham le 16 août 2026.
- Quatre hommes sont en revanche alignés sur cette épreuve.
- Jean Galfione, manager du programme Los Angeles 2028, justifie cette décision par la volonté de protéger les athlètes.
- Le marathon féminin est traditionnellement présent aux championnats d’Europe, mais cette édition fera exception pour la France.
- Cette absence soulève des questions sur la stratégie sportive de la FFA à l’approche des Jeux de 2028.
Une stratégie de préservation des carrières mise en avant
Jean Galfione a tenu à clarifier les motivations derrière cette décision. « Ce n’est pas une question de manque de compétitivité, a-t-il indiqué. Nous avons des athlètes de haut niveau, mais aligner une marathonienne en compétition internationale, c’est aussi prendre le risque de compromettre des années de préparation pour des résultats aléatoires. Autant dire que la carrière d’un athlète est un équilibre fragile ». Une position qui reflète une approche prudente, mais qui contraste avec les ambitions affichées pour les prochains Jeux olympiques.
Pourtant, cette absence intervient dans un contexte où le marathon féminin français brille régulièrement sur la scène internationale. En 2024, par exemple, plusieurs Françaises figuraient parmi les meilleures performeuses européennes. La question se pose donc : cette décision relève-t-elle d’un choix tactique ou d’un manque de confiance dans les capacités des athlètes ?
Le marathon féminin, un enjeu stratégique pour la FFA
Le marathon féminin est une épreuve olympique depuis 1984, et sa présence aux championnats d’Europe est systématique depuis des décennies. Pourtant, la FFA a choisi de ne pas inscrire de représentantes cette année. « Nous avons examiné chaque dossier au cas par cas, a précisé Jean Galfione. Certaines athlètes étaient en phase de reconstruction après une blessure, d’autres avaient déjà des objectifs prioritaires sur des distances plus courtes. Dans ce contexte, il nous a semblé plus judicieux de nous concentrer sur les performances individuelles plutôt que de prendre un risque inutile. »
Cette explication, bien que technique, ne convainc pas tous les observateurs. Certains entraîneurs et anciens athlètes estiment que cette décision envoie un signal négatif aux jeunes talents. « Si on ne croit pas en nos athlètes, comment peuvent-ils croire en eux-mêmes ? », s’interroge un entraîneur sous couvert d’anonymat. Une question qui résume les tensions autour de cette stratégie.
Quant aux réactions des principales concernées, elles devraient se préciser dans les semaines à venir. Pour l’heure, la polémique reste cantonnée aux cercles spécialisés, mais elle pourrait s’étendre si d’autres fédérations nationales adoptaient une stratégie similaire. Une chose est sûre : l’absence de marathoniennes françaises à Birmingham ne passera pas inaperçue.
Selon Jean Galfione, manager du programme Los Angeles 2028, cette décision vise à protéger les carrières des athlètes. Il a expliqué que participer à des compétitions de haut niveau pouvait, dans certains cas, « foutre en l’air une carrière » en raison des risques de blessure ou de résultats décevants.