Trois personnes ont été blessées dans l’explosion d’un colis piégé à Monaco dans la soirée du lundi 29 juin 2026. Selon Franceinfo – Faits divers, les victimes sont l’oligarque ukrainien Vadim Ermolaev, son épouse et leur fils de 13 ans. Les autorités monégasques et françaises recherchent activement l’auteur de l’attentat, dont le mobile reste à déterminer.

Ce qu'il faut retenir

  • Une explosion a eu lieu lundi 29 juin au soir dans un immeuble résidentiel de Monaco, blessant trois personnes dont un enfant de 13 ans.
  • L’oligarque ukrainien Vadim Ermolaev et son épouse sont grièvement blessés, tandis que leur fils a subi des blessures plus légères.
  • Le colis piégé a été déposé dans le hall de l’immeuble par un individu repéré par les caméras de surveillance.
  • La piste terroriste est privilégiée par les autorités monégasques, mais elle n’est pas encore confirmée officiellement.
  • Le suspect, aperçu à Monaco puis à Beausoleil, est activement recherché par les forces de l’ordre des deux pays.

Une explosion dans un immeuble de Monaco : trois victimes hospitalisées

L’attentat a eu lieu lundi 29 juin vers 20 heures dans un immeuble résidentiel situé à Monaco. Selon les premières constatations, un colis contenant un engin explosif a été déposé dans le hall de l’immeuble avant d’être activé. Trois personnes se trouvaient sur les lieux au moment de l’explosion : Vadim Ermolaev, 48 ans, homme d’affaires ukrainien connu pour ses liens avec le secteur énergétique, son épouse, et leur fils de 13 ans.

Les deux adultes ont été grièvement blessés et ont été transportés d’urgence vers deux établissements hospitaliers de Nice. Vadim Ermolaev a été admis au CHU Pasteur, tandis que son épouse a été prise en charge dans le même établissement. Leur fils, légèrement blessé, a été hospitalisé à l’hôpital pédiatrique Lenval. Les trois victimes sont actuellement en soins, mais leur état de santé n’a pas été précisé.

Un suspect identifié grâce aux caméras de surveillance

Les enquêteurs monégasques ont rapidement identifié la présence d’un individu suspect grâce aux caméras de vidéosurveillance installées dans l’immeuble. Selon les autorités, cet homme a déposé le colis piégé dans le hall avant de quitter les lieux à pied. Il a ensuite été repéré sur des images de surveillance à Monaco, puis à Beausoleil, commune française frontalière, où il s’est rendu peu après l’explosion.

Les forces de l’ordre analysent actuellement les enregistrements vidéo pour reconstituer son parcours et identifier ses éventuels complices. Les enquêteurs ont également récupéré le sac à dos abandonné par le suspect, qui fait l’objet d’analyses approfondies. Des relevés ADN ont été effectués sur les lieux, tout comme l’analyse de l’engin explosif utilisé, afin de remonter jusqu’à l’auteur de l’attentat.

La piste terroriste privilégiée, mais non confirmée

Dès mardi matin, les autorités monégasques ont évoqué la possibilité d’une « attaque à caractère terroriste ». Cette piste est privilégiée en raison de la nature de l’engin utilisé et du mode opératoire, mais elle n’a pas encore été officiellement confirmée. Le parquet national antiterroriste français n’a pas été saisi à ce stade, et la justice monégasque n’a pas sollicité son intervention, comme le prévoit un protocole d’accord entre les deux pays.

En France, la sous-direction antiterroriste et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) suivent l’enquête « en observation », sans pour l’instant engager d’action spécifique. À Monaco, l’enquête est menée conjointement par la police judiciaire monégasque et des renforts des Alpes-Maritimes, venus prêter main-forte aux enquêteurs locaux. L’immeuble visé compte six appartements, mais aucune autre victime n’a été recensée.

Un contexte géopolitique sous haute tension

Vadim Ermolaev, l’une des victimes de l’attentat, est une figure connue du monde des affaires ukrainien. Il a notamment été impliqué dans des projets énergétiques majeurs avant le conflit en Ukraine. Bien que ses activités récentes n’aient pas été détaillées, son nom avait déjà été évoqué dans certaines enquêtes financières en Europe. Son statut d’oligarque et ses liens présumés avec des cercles proches du pouvoir ukrainien pourraient, selon plusieurs observateurs, expliquer la cible de cette attaque.

Cependant, aucun élément ne permet pour l’heure d’établir un lien entre l’attentat et le conflit en Ukraine ou avec des groupes terroristes identifiés. Les autorités appellent à la prudence et refusent de spéculer sur les motivations du suspect. Le prince Albert II de Monaco a dénoncé « un crime odieux », sans pour autant apporter de précisions supplémentaires sur l’enquête en cours.

Et maintenant ?

Les prochaines heures s’annonce décisives pour l’enquête. Les services de police monégasques et français doivent intensifier leurs recherches pour localiser le suspect, dont les déplacements pourraient le conduire hors de la principauté. Les résultats des analyses ADN et de l’engin explosif pourraient apporter des éléments nouveaux d’ici 24 à 48 heures.

Si la piste terroriste se confirme, une coordination renforcée entre les services antiterroristes des deux pays sera nécessaire. En revanche, en l’absence de revendications ou d’éléments concrets, l’hypothèse criminelle liée aux activités professionnelles de Vadim Ermolaev ne peut être écartée. Les autorités appellent à la prudence et invitent toute personne susceptible de fournir des informations à se manifester.

Des réactions politiques et sécuritaires attendues

Le gouvernement français, par la voix de son ministre de l’Intérieur, devrait s’exprimer dans les prochaines heures sur les mesures de sécurité renforcées à la frontière franco-monégasque. À Monaco, une cellule de crise a été mise en place pour coordonner les actions des différents services impliqués dans l’enquête.

Les associations de victimes et les représentants de la communauté ukrainienne en France ont également réagi, appelant à une enquête « transparente et exhaustive ». Pour l’heure, aucune organisation n’a revendiqué l’attentat, laissant planer un doute sur les motivations réelles du ou des auteurs.

L’enquête se poursuit sous haute tension, alors que les autorités multiplient les appels à témoins pour identifier le suspect. Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour comprendre si cet attentat s’inscrit dans une logique terroriste, criminelle ou totalement inédite.

La piste terroriste est privilégiée en raison de la nature de l’engin utilisé (colis piégé) et du mode opératoire, qui rappelle des attentats perpétrés par des groupes extrémistes. Cependant, aucune revendication ou élément concret ne permet à ce stade de confirmer cette hypothèse. Les autorités monégasques et françaises restent prudentes et analysent l’ensemble des pistes possibles.