Le procureur de la République de Senlis (Oise) a annoncé lundi que les parents d’un nourrisson de deux mois, décédé vendredi dans ce département, avaient été mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans et pour complicité de meurtre. Selon Le Figaro, le père, âgé de 25 ans et déjà condamné pour des vols aggravés, a reconnu avoir commis des violences sur l’enfant, tandis que la mère, âgée de 20 ans et inconnue de la justice, a contesté toute implication sans expliquer les blessures constatées.
Ce qu'il faut retenir
- Un nourrisson de deux mois est décédé vendredi dans l’Oise, après avoir subi des violences selon les premiers éléments de l’enquête.
- Le père, déjà condamné pour des vols aggravés, a reconnu avoir commis des violences sur l’enfant et a été mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans.
- La mère, âgée de 20 ans, a été mise en examen pour complicité de meurtre et a demandé un débat différé concernant sa situation en détention provisoire.
- Les deux parents ont été placés en détention provisoire à l’issue de leur mise en examen, mais la situation de la mère sera réexaminée dans la semaine.
- L’autopsie, prévue cette semaine, doit déterminer la cause exacte du décès de l’enfant.
Une enquête ouverte après le décès de l’enfant
Les faits remontent à jeudi matin, lorsque la mère du nourrisson a appelé les secours après avoir constaté que son enfant « ne respirait plus ». Selon le procureur de Senlis, Loïc Abrial, les pompiers sont parvenus à rétablir un pouls, mais l’enfant est décédé vendredi matin au centre hospitalier d’Amiens. Le Figaro précise que le nourrisson présentait « d’importantes ecchymoses sur le visage », des éléments qui ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans.
Le père de l’enfant, âgé de 25 ans, a été interpellé et a reconnu, dès vendredi, avoir commis des violences sur le nourrisson. Ce dernier avait déjà fait l’objet de condamnations antérieures, notamment pour des vols aggravés. La mère, âgée de 20 ans et sans antécédent judiciaire connu, a quant à elle « contesté toute implication » dans les violences subies par l’enfant, sans pour autant expliquer la nature des blessures observées.
Des mises en examen rapides et une détention provisoire immédiate
Dès samedi, à l’issue de leur mise en examen, les deux parents ont été placés en détention provisoire. Le procureur a indiqué que la situation de la mère, qui a « demandé un débat différé », serait « réexaminée dans la semaine ». Cette procédure vise à évaluer si sa détention doit être maintenue ou si d’autres mesures, comme un placement sous contrôle judiciaire, pourraient être envisagées.
Le procureur a également rappelé que le crime de meurtre sur une mineure de moins de 15 ans est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Une peine lourde qui souligne la gravité des faits reprochés aux deux parents. L’autopsie, prévue pour cette semaine, doit permettre de déterminer avec précision la cause du décès de l’enfant, bien que les violences reconnues par le père laissent peu de doute sur les circonstances tragiques de sa mort.
Un contexte familial marqué par des antécédents pour le père
Les informations communiquées par le procureur révèlent que le père du nourrisson avait déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour des vols aggravés. Ces antécédents judiciaires pourraient jouer un rôle dans l’évaluation de sa responsabilité pénale dans le décès de son enfant. Pour la mère, en revanche, aucun antécédent n’est mentionné dans les éléments rendus publics, ce qui rend d’autant plus surprenante sa mise en examen pour complicité de meurtre.
Les enquêteurs devront déterminer dans quelle mesure la mère a pu être impliquée, directement ou indirectement, dans les violences subies par l’enfant. Son refus de coopérer, en contestant toute implication, complique l’enquête et laisse planer des zones d’ombre sur son rôle exact dans cette affaire.
Le procureur a confirmé que l’enquête se poursuivait activement, sans exclure d’éventuelles autres mises en cause ou qualifications juridiques au fil des investigations. Le drame qui a frappé cette famille dans l’Oise soulève à nouveau la question des violences intrafamiliales et de la protection des mineurs, un sujet récurrent dans les dossiers judiciaires.
Les prochaines étapes consisteront en une audience de confirmation des mises en examen, au cours de laquelle le juge d’instruction devra statuer sur le maintien en détention provisoire des deux parents. Une expertise médicale complémentaire pourrait également être réalisée pour compléter les résultats de l’autopsie, prévue cette semaine.