Selon Ouest France, la majorité des établissements hôteliers situés dans les villes accueillant les matchs de la Coupe du monde 2026 affichent des taux de réservation inférieurs aux prévisions établies par les organisateurs. Ce constat, issu d’un rapport récent, soulève des interrogations sur l’attractivité réelle de l’événement auprès des supporters internationaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Un taux de réservation inférieur aux attentes dans la plupart des villes hôtes de la Coupe du monde 2026.
  • Les hôtels de certaines métropoles enregistrent des réservations en deçà de 50 % des capacités disponibles.
  • L’événement se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026, avec 16 villes hôtes réparties aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Des chiffres en dessous des prévisions pour les professionnels du tourisme

D’après le rapport consulté par Ouest France, les établissements hôteliers des villes hôtes peinent à remplir leurs chambres à la hauteur des estimations initiales. Certaines agglomérations, pourtant habituées à accueillir des événements sportifs majeurs, enregistrent des taux de réservation particulièrement bas. À New York, par exemple, seuls 40 % des chambres ont été réservées pour la période de la compétition, un chiffre bien inférieur aux 70 % anticipés par les chaînes hôtelières locales.

Cette tendance s’observe également dans d’autres métropoles nord-américaines comme Los Angeles ou Toronto, où les professionnels du secteur expriment leur inquiétude. « Nous tablions sur un engouement similaire à celui de la Coupe du monde 2022 au Qatar, mais les réservations tardent à arriver », a déclaré un responsable de l’association hôtelière de Dallas, joint par Ouest France.

Un contexte économique et logistique défavorable

Plusieurs facteurs expliquent ces résultats en demi-teinte. D’abord, le coût élevé des séjours aux États-Unis et au Canada, où les prix des chambres ont augmenté de 20 à 30 % par rapport aux éditions précédentes, en raison de l’inflation et de la demande accrue. Ensuite, la distance géographique entre l’Europe et l’Amérique du Nord limite l’afflux spontané de supporters, contrairement à ce qui avait été observé lors des éditions organisées en Europe ou en Amérique du Sud.

Les organisateurs, de leur côté, minimisent ces inquiétudes. « Les réservations sont encore possibles et nous anticipons une hausse significative dans les semaines à venir, notamment grâce aux offres promotionnelles », a indiqué un porte-parole de la FIFA, cité par Ouest France. La fédération internationale rappelle que 1,5 million de billets ont déjà été vendus, un chiffre en progression constante.

Quelles perspectives pour les villes hôtes ?

Face à ce constat, certaines villes hôtes envisagent des mesures d’ajustement pour attirer davantage de touristes. À Atlanta, où seulement 35 % des chambres ont été réservées, les autorités locales ont lancé une campagne de promotion ciblant les supporters nord-américains. « Nous misons sur une affluence accrue en fin de compétition, lorsque les supporters européens et sud-américains auront réservé leurs vols », explique un responsable municipal.

D’autres destinations, comme Mexico ou Monterrey, misent sur l’attractivité culturelle et les tarifs plus accessibles pour compenser la baisse des réservations hôtelières. « Le football reste un vecteur puissant, et les supporters seront nombreux à venir malgré tout », souligne un hôtelier de Guadalajara, cité par Ouest France.

Et maintenant ?

D’ici le début du mois de juin 2026, les organisateurs et les professionnels du tourisme devraient affiner leurs stratégies pour stimuler les réservations restantes. Une campagne de dernière minute est d’ailleurs prévue en mai, avec des partenariats avec des plateformes de réservation en ligne. Reste à voir si ces efforts suffiront à combler le retard accumulé, alors que l’événement approche à grands pas.

En attendant, les supporters ont jusqu’au 1er mars 2026 pour acheter leurs billets officiels, une échéance qui pourrait influencer la dynamique des réservations hôtelières dans les semaines suivantes.

Selon le rapport cité par Ouest France, New York, Los Angeles, Atlanta et Toronto enregistrent les taux de réservation les plus faibles, avec des chiffres parfois inférieurs à 40 % des capacités hôtelières.

Parmi les mesures envisagées, on trouve des campagnes promotionnelles ciblées, des partenariats avec des plateformes de réservation et des offres tarifaires adaptées pour les supporters locaux. Une campagne de dernière minute est prévue en mai 2026.