Le gouvernement danois renforce les dispositifs de contrôle des examens face à la hausse des cas de triche utilisant l’intelligence artificielle, selon Ouest France. Pour endiguer ce phénomène, les autorités ont décidé de doubler les épreuves écrites d’une épreuve orale obligatoire dès la rentrée 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Le Danemark instaure un contrôle accru des examens en raison d’une augmentation des fraudes à l’intelligence artificielle.
- Toutes les épreuves écrites seront désormais complétées par une épreuve orale, selon Ouest France.
- Cette mesure entrera en vigueur à la rentrée 2026.
Une réponse à l’essor des outils d’IA dans les établissements
Depuis quelques années, l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans les travaux scolaires s’est généralisée parmi les lycéens danois. Ces logiciels, capables de rédiger des dissertations, de résoudre des exercices mathématiques ou de générer des analyses littéraires en quelques secondes, ont transformé les méthodes de travail – et, dans certains cas, favorisé les pratiques frauduleuses. Face à cette situation, le gouvernement danois a choisi de durcir les contrôles en instaurant des épreuves orales systématiques. « L’objectif est de rétablir l’équité entre les élèves et de garantir l’évaluation réelle de leurs compétences », a expliqué une source gouvernementale à Ouest France.
Des mesures ciblées pour préserver l’intégrité des examens
La nouvelle réglementation prévoit que chaque épreuve écrite sera suivie d’un oral, permettant aux examinateurs d’évaluer la compréhension des candidats. Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser les examens nationaux. « Nous ne pouvons plus ignorer l’impact de l’IA sur le système éducatif. Ces outils, bien que utiles pour l’apprentissage, sont parfois détournés à des fins de fraude », a souligné le ministre de l’Éducation danois dans un communiqué. Les premières sessions concernées par ces nouvelles règles seront les examens du premier trimestre 2027.
Un contexte européen qui interroge
Le Danemark n’est pas le seul pays européen à s’inquiéter de l’usage de l’IA dans les écoles. En France, plusieurs académies ont déjà signalé des cas de plagiat assisté par IA lors des épreuves du baccalauréat. En Allemagne, des discussions sont en cours pour intégrer des logiciels de détection dans les examens en ligne. « La question dépasse les frontières. Il s’agit de repenser les modalités d’évaluation à l’ère du numérique », commente un expert en pédagogie interrogé par Ouest France. Ces enjeux obligent les systèmes éducatifs à s’adapter rapidement pour maintenir la crédibilité des diplômes.
Face à l’évolution constante des technologies, les systèmes éducatifs doivent désormais concilier innovation et intégrité académique. Le Danemark, en prenant les devants, envoie un signal fort à ses voisins européens.
Les autorités danoises ciblent principalement les logiciels capables de générer du texte, de résoudre des problèmes mathématiques ou de fournir des analyses complexes, souvent utilisés pour rédiger des devoirs ou des dissertations. Ces outils incluent des plateformes comme ChatGPT, les générateurs de contenu automatisés ou les calculateurs avancés.