Après avoir passé quatre siècles dans l'oubli, le visage d'un homme considéré comme un vampire par ses contemporains a été reconstitué grâce à des avancées technologiques en reconstruction faciale.

Ce qu'il faut retenir

  • Des archéologues ont redonné un visage à un homme enterré il y a 400 ans, considéré comme un vampire.
  • Les pratiques funéraires découvertes témoignent des rituels anti-vampires de l'époque.
  • Le défunt a subi des violences et sa mort violente a renforcé les croyances superstitieuses de l'époque.
  • Des technologies de pointe ont permis de reconstruire virtuellement le visage de cet homme et de retracer une partie de son histoire tourmentée.

Des pratiques funéraires étranges

En 2023, des archéologues ont mis au jour le squelette d'un homme enterré de manière inhabituelle à Racesa, en Croatie. Il avait été décapité, puis réinhumé sous des pierres, suivant des rituels anti-vampires typiques de la région et de l'époque. Ces pratiques visaient à empêcher le retour des défunts sous forme de vampires assoiffés de sang.

Une reconstruction faciale troublante

Grâce à la start-up Aita Bioarchaeology, le crâne de l'homme a été scanné pour reconstituer son visage virtuellement. Les chercheurs ont pu déterminer divers traits faciaux, ajoutant des éléments spéculatifs pour obtenir un visage réaliste. Il s'avère que cet individu avait connu une vie marquée par la violence.

Une existence marquée par la violence

Les analyses ont révélé que l'homme avait été victime de plusieurs agressions au cours de sa vie, dont certaines l'avaient gravement défiguré. Ces violences ont contribué à renforcer les croyances superstitieuses de l'époque, le désignant potentiellement comme un vampire en devenir. Sa mort violente à un âge relativement jeune a confirmé ces croyances.

Et maintenant ?

Les recherches se poursuivent pour en apprendre davantage sur cet homme et sur les pratiques funéraires de l'époque. De nouvelles découvertes pourraient éclairer davantage les superstitions et les croyances populaires du XVIe siècle.