Les joueuses de la section féminine de l’OGC Nice, classées 8es de Seconde Ligue au terme de la saison 2025-2026, pourraient ne plus évoluer au niveau professionnel la saison prochaine. Selon Ouest France, les dirigeants du club niçois n’auraient en effet trouvé aucun repreneur pour assurer la pérennité de cette équipe.

Ce qu'il faut retenir

  • L’OGC Nice, 8e en Seconde Ligue féminine 2025-2026, pourrait disparaître faute de repreneur.
  • Les dirigeants n’ont pas trouvé d’investisseur pour assurer la continuité du club féminin.
  • Le maintien sportif est acquis, mais sans repreneur, le club pourrait être rétrogradé ou dissous.
  • La situation illustre les difficultés croissantes des sections féminines professionnelles en France.

Un maintien sportif acquis, mais une survie menacée

Sportivement, l’équipe féminine de l’OGC Nice a réalisé une saison conclue à la 8e place du championnat de Seconde Ligue, synonyme de maintien dans l’élite du football féminin français. Pourtant, cette performance sur le terrain ne suffit plus à garantir la pérennité du club, confronté à un problème structurel : l’absence de repreneur.

Les dirigeants niçois ont exploré toutes les pistes pour trouver un investisseur capable de reprendre la section féminine, sans succès pour l’instant. Une situation qui rappelle celle d’autres clubs professionnels français ayant dû fermer ou rétrograder leurs équipes féminines faute de moyens financiers suffisants.

Une Seconde Ligue féminine sous tension financière

La Seconde Ligue féminine, deuxième échelon du football féminin français, est un championnat où les clubs peinent souvent à équilibrer leurs budgets. Contrairement à la Division 1, où les subventions et les partenariats sont plus importants, les équipes de Seconde Ligue dépendent largement de leur club phare pour leur financement. Or, ces dernières années, de nombreux clubs masculins ont réduit leurs budgets alloués aux sections féminines, voire les ont supprimées.

Pour l’OGC Nice, la situation est d’autant plus délicate que le club azuréen traverse une période de transition avec son équipe masculine, reléguée en Ligue 2. Les ressources pourraient donc se concentrer sur la reconstruction de l’équipe masculine, laissant peu de place pour le football féminin.

Les conséquences possibles pour les joueuses et le football niçois

Si aucun repreneur n’émerge d’ici la fin de l’été, l’OGC Nice pourrait être contraint de dissoudre sa section féminine ou de la rétrograder en division régionale, mettant fin à plusieurs années de professionnalisme. Les joueuses, dont certaines évoluent déjà sous contrat semi-professionnel, se retrouveraient alors sans club, alors que la Seconde Ligue est censée leur offrir un cadre compétitif adapté.

Cette hypothèse inquiète également les instances du football féminin, qui voient d’un mauvais œil la disparition de clubs historiques. La Ligue du Football Amateur (LFA) et la Fédération Française de Football (FFF) pourraient être amenées à intervenir pour trouver une solution, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée.

Et maintenant ?

La situation doit être clarifiée d’ici la fin du mois de juin, période traditionnelle des transferts et des décisions stratégiques pour les clubs. Si aucun repreneur ne se manifeste d’ici là, l’OGC Nice pourrait officialiser la dissolution de sa section féminine avant le début de la saison 2026-2027. Les joueuses, pour certaines sous contrat jusqu’en 2027, seraient alors libres de chercher un nouveau club, mais le calendrier serré compliquerait leur recherche.

Reste à savoir si des investisseurs locaux ou des mécènes pourraient s’emparer du dossier. À défaut, l’OGC Nice deviendrait le dernier club en date à rejoindre la liste des formations ayant dû abandonner leur section féminine, malgré des performances sportives correctes.

Contrairement à la Division 1, où les clubs bénéficient souvent de subventions publiques et de partenariats solides, les équipes de Seconde Ligue reposent principalement sur le soutien de leur club masculin. Or, ces derniers subissent des contraintes financières croissantes, notamment depuis la baisse des revenus télévisuels et la relégation de leurs équipes en divisions inférieures.