Un an après les disparitions d’Angela Legobien et d’Audrey Cavalié au Portugal, la mère de la première exige désormais que Cédric Prizzon, ex-policier français de 42 ans, soit « extradé dans les meilleurs délais » pour être jugé en France. Selon Le Figaro, cette demande s’ajoute à celle formulée en début de semaine par l’avocat de la famille de l’autre victime, Audrey Cavalié, ex-compagne de l’accusé et mère de leur fils de 12 ans.

Ce qu'il faut retenir

  • Cédric Prizzon, 42 ans, est actuellement détenu au Portugal après avoir été arrêté fin mars 2026 lors d’un contrôle routier dans la région de Guarda.
  • Il est accusé d’avoir tué fin mars 2026 Angela Legobien, 26 ans, et Audrey Cavalié, 40 ans, dont les corps ont été retrouvés enterrés dans le district de Bragança, au nord-est du Portugal.
  • Un mandat d’arrêt européen a été émis le 25 mars 2026 par le parquet de Montpellier, mais les autorités portugaises n’ont encore transmis aucune information aux parties civiles.
  • La mère d’Angela Legobien dénonce un « silence » des autorités portugaises malgré la demande d’extradition.
  • Les deux victimes étaient liées à Prizzon : Angela Legobien en tant que compagne au moment des faits, Audrey Cavalié comme ex-compagne et mère de leur enfant commun.

Un double féminicide présumé et une arrestation au Portugal

Cédric Prizzon, ancien policier français de 42 ans, est détenu depuis fin mars 2026 au Portugal. Selon les informations rapportées par Le Figaro, il est accusé d’avoir tué deux femmes françaises dans des circonstances particulièrement violentes. Les corps d’Angela Legobien, 26 ans, mère de leur fille de 18 mois, et d’Audrey Cavalié, 40 ans, mère de leur fils de 12 ans, ont été retrouvés enterrés dans un lieu isolé du district de Bragança, à une centaine de kilomètres au nord du lieu de son arrestation lors d’un contrôle routier dans la région portugaise de Guarda. Les autorités locales n’ont pas communiqué sur les circonstances précises de ces meurtres présumés.

L’accusé, qui occupait la double casquette de compagnon et d’ex-compagnon des deux victimes, est actuellement en détention provisoire au Portugal. Son procès dans ce pays pourrait précéder une éventuelle extradition vers la France, où les faits font également l’objet d’une enquête du parquet de Montpellier. Selon le parquet montpelliérain, un mandat d’arrêt européen a été émis dès le 25 mars 2026 par le magistrat instructeur en charge de l’affaire.

Les familles des victimes réclament justice et une extradition rapide

L’avocate de la mère d’Angela Legobien, Me Elsa Cazor, a confirmé jeudi dans un communiqué que sa cliente exigeait que Cédric Prizzon soit « extradé dans les meilleurs délais » en France pour y être jugé. « Nous voulons que Cédric Prizzon puisse être extradé dans les meilleurs délais et qu’un procès se tienne en France », a-t-elle déclaré, citant sa cliente. « Ma cliente est dans une incompréhension totale face au silence gardé par les autorités portugaises alors qu’un mandat d’arrêt européen a été adressé depuis plus d’un mois », a-t-elle souligné, dénonçant l’absence d’accès au dossier pour la partie civile.

Cette demande rejoint celle formulée en début de semaine par l’avocat de la famille d’Audrey Cavalié, Me Fabien Arakélian. Les deux avocats partagent la même frustration face au manque de transparence des autorités portugaises, qui n’ont à ce jour communiqué aucune information sur l’avancée de l’enquête ou les motifs de la détention de Prizzon. « C’est un droit élémentaire pour une partie civile », a rappelé Me Cazor, insistant sur l’obligation pour les autorités portugaises de permettre l’accès aux éléments du dossier.

Un mandat d’arrêt européen émis, mais aucun échange d’informations

D’après les informations transmises par le parquet de Montpellier à l’Agence France-Presse (AFP) mercredi, le mandat d’arrêt européen a bien été diffusé le 25 mars 2026. Pourtant, aucun détail n’a filtré depuis sur les suites données par les autorités portugaises. Le silence persistant alimente les craintes d’un retard dans le processus judiciaire, alors que les familles des victimes attendent des réponses depuis plus d’un mois.

Côté français, l’instruction se poursuit sous la responsabilité du magistrat instructeur du tribunal de Montpellier. Les proches des victimes espèrent que cette procédure aboutira rapidement à une extradition, afin que Prizzon puisse répondre de ses actes devant la justice française. Pour l’instant, aucun calendrier n’a été communiqué par les autorités portugaises, ni sur la durée de la détention provisoire de l’accusé, ni sur les modalités de coopération judiciaire entre les deux pays.

Le profil de l’accusé et les antécédents judiciaires

Cédric Prizzon, ancien policier de 42 ans, avait déjà fait parler de lui en 2022, lorsqu’il avait fait l’objet d’une première cavale après une condamnation. Selon les éléments rapportés par Le Figaro à l’époque, il avait été décrit comme une personne « névrotique » et « manipulatrice » par son entourage. Ces antécédents alimentent aujourd’hui les spéculations sur les motivations des actes qui lui sont reprochés, bien que rien ne soit encore établi officiellement.

Les investigations en cours devront déterminer si des éléments de préméditation ou de violences antérieures sont à retenir. Pour l’heure, l’accusé n’a pas encore été entendu par la justice portugaise, et aucune audition n’a été annoncée côté français. Les familles des victimes, elles, réclament une accélération des procédures pour obtenir des réponses sur les circonstances de ces disparitions tragiques.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des autorités portugaises, qui doivent désormais se prononcer sur la recevabilité de la demande d’extradition. Une audience pourrait être organisée dans les prochaines semaines pour statuer sur ce point, mais aucune date n’a encore été fixée. Côté français, l’instruction menée par le parquet de Montpellier devrait se poursuivre en parallèle, afin de préparer le terrain pour un éventuel procès en France. Les familles des victimes, elles, attendent des clarifications sur le déroulement de l’enquête portugaise et espèrent une extradition rapide pour que justice soit rendue.

Reste à savoir si les autorités portugaises répondront à la demande des parties civiles dans les délais souhaités. Pour l’instant, le flou persiste sur les prochaines échéances, alors que les proches des victimes réclament une communication transparente et une accélération des procédures.

Les victimes étaient de nationalité française, et les faits ont un lien direct avec la France, où vivait Prizzon. Le mandat d’arrêt européen permet à la justice française de demander l’extradition de l’accusé pour qu’il soit jugé sur son territoire. Cette procédure est courante lorsque les crimes présumés touchent plusieurs pays membres de l’Union européenne.

Les avocats des deux familles ont demandé une accélération des procédures d’extradition. Ils attendent désormais une réaction des autorités portugaises, qui pourraient organiser une audience dans les prochaines semaines. En parallèle, l’instruction en France continue pour préparer un éventuel procès.