Le président américain Donald Trump a annoncé, en février dernier, l’organisation d’un jubilé de prières géant baptisé « Rededicate 250 », dont l’objectif est de « consacrer de nouveau les États-Unis d’Amérique à Dieu ». Selon Le Figaro, cet événement, qui se tiendra ce 17 mai 2026 sur le National Mall à Washington, vise à célébrer les « racines chrétiennes » des États-Unis, présentées comme fondatrices de la nation. Paula White-Cain, conseillère spirituelle de la Maison Blanche, a affirmé que les États-Unis étaient construits sur des valeurs chrétiennes et la Bible, et que Donald Trump était un « élu de Dieu » venu sauver l’Amérique.
Ce qu'il faut retenir
- Un jubilé de prières géant, « Rededicate 250 », se tient le 17 mai 2026 sur le National Mall à Washington, selon Le Figaro.
- L’objectif affiché est de « consacrer à nouveau les États-Unis à Dieu » et de valoriser leurs « racines chrétiennes ».
- Paula White-Cain, conseillère spirituelle de la Maison Blanche, présente Donald Trump comme un « élu de Dieu » venu sauver l’Amérique.
- Le programme prévoit des discours et des louanges, avec des interventions de hauts responsables comme le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ou le secrétaire d’État Marco Rubio.
- Ce jubilé s’inscrit dans la stratégie de Donald Trump pour renforcer son discours messianique, déjà marqué par de nombreuses références religieuses.
Un événement à forte dimension politique et symbolique
Ce jubilé de prières, présenté comme un rassemblement historique, s’étend sur plusieurs jours et rassemble des dizaines d’orateurs chrétiens. Selon Le Figaro, l’un des moments forts de l’événement sera la prise de parole du président américain lui-même. Les organisateurs insistent sur l’idée d’une Amérique fondée sur des principes bibliques, une thèse largement portée par Donald Trump lors de ses deux mandats précédents.
Ce type de discours n’est pas nouveau pour le locataire de la Maison Blanche. Depuis le début de sa présidence, Donald Trump n’a jamais caché son attachement à la religion, allant jusqu’à présenter les États-Unis comme une nation « bénie par Dieu ». Cependant, cette rhétorique prend désormais une dimension encore plus explicite, avec la promotion d’une vision où le président incarnerait un rôle quasi messianique, selon ses soutiens.
Des figures politiques et religieuses de premier plan attendues
Parmi les intervenants prévus, on retrouve plusieurs membres du gouvernement américain. Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, et Marco Rubio, secrétaire d’État, figurent au nombre des orateurs. Leurs prises de parole s’ajoutent à celles de nombreux pasteurs et figures religieuses, qui devraient multiplier les appels à la prière et à la repentance pour l’Amérique.
Ce rassemblement intervient dans un contexte où Donald Trump cherche à mobiliser son électorat conservateur et évangélique, un pilier de son socle politique. En 2020, il avait déjà reçu le soutien massif de cette frange de l’électorat, et ce nouvel événement semble conçu pour renforcer ce lien avant les prochaines échéances électorales.
Une stratégie de communication controversée
Si le jubilé de prières est présenté comme un rassemblement apolitique, son organisation par l’administration Trump et la participation de hauts responsables gouvernementaux en font un outil politique à part entière. Selon Le Figaro, ce type d’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à ancrer l’idée que Donald Trump serait un guide spirituel, en plus d’être un dirigeant politique.
Cette vision est loin de faire l’unanimité. De nombreux observateurs y voient une instrumentalisation de la religion à des fins partisanes, voire une dérive vers un discours où le président se présenterait comme un sauveur providentiel. Les critiques soulignent que cette rhétorique pourrait alimenter les divisions au sein de la société américaine, déjà très polarisée.
« Donald Trump serait, selon Paula White-Cain, « élu de Dieu » et aurait pour mission de sauver l’Amérique. » — Le Figaro
La réaction des autres forces politiques et des organisations laïques américaines sera également déterminante. Plusieurs associations de défense de la laïcité ont déjà fait savoir qu’elles suivraient de près les déclarations et les symboles associés à cet événement. Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite concernant d’éventuelles suites politiques ou législatives qui pourraient découler de ce jubilé.
Reste à voir si cet événement parviendra à transcender les clivages ou, au contraire, s’il alimentera les tensions déjà existantes autour du rôle de la religion dans la sphère publique américaine.