Une douleur persistante au mollet lors de la marche peut révéler un problème vasculaire lié à un taux de cholestérol trop élevé. C’est ce que met en garde le docteur en pharmacie François Blanchecotte, qui rappelle que ce symptôme, appelé claudication intermittente, constitue un signal d’alerte à prendre au sérieux. Selon nos confrères de Top Santé, cette manifestation clinique pourrait indiquer un rétrécissement des artères, conséquence directe d’une accumulation de cholestérol dans les vaisseaux sanguins.

Ce qu'il faut retenir

  • La douleur au mollet à la marche, appelée claudication intermittente, peut être un signe d’artères rétrécies par le cholestérol.
  • Ce symptôme nécessite une vérification rapide du taux de cholestérol pour éviter des complications vasculaires graves.
  • La claudication intermittente se manifeste par une douleur ou une gêne dans le mollet lors de la marche, disparaissant au repos.
  • Un taux de cholestérol élevé favorise la formation de plaques athéromateuses, réduisant le flux sanguin.

Un symptôme méconnu mais révélateur

Le docteur François Blanchecotte, pharmacien et expert en santé publique, insiste sur l’importance de ne pas ignorer cette douleur spécifique. D’après Top Santé, la claudication intermittente touche environ 5 à 10 % de la population âgée de plus de 60 ans, mais peut survenir plus tôt en cas de facteurs de risque non contrôlés. Elle se caractérise par une sensation de crampe ou de brûlure dans le mollet lors de la marche, disparaissant après quelques minutes de repos. « Ce n’est pas une simple fatigue musculaire, mais bien le signe d’une obstruction partielle des artères », a-t-il expliqué.

Les personnes atteintes de diabète, d’hypertension ou de tabagisme sont particulièrement exposées. « Le cholestérol en excès s’accumule sur la paroi des artères, formant des plaques qui réduisent progressivement le diamètre des vaisseaux », précise-t-il. Si rien n’est fait, ces obstructions peuvent mener à des complications graves comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Pourquoi le cholestérol est-il en cause ?

Le cholestérol joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’organisme, mais en excès, il devient dangereux. Comme le rapporte Top Santé, lorsque son taux dépasse les valeurs recommandées (inférieur à 2 g/L pour le cholestérol total), il favorise l’athérosclérose, une maladie qui épaissit et durcit les artères. Les dépôts de cholestérol, appelés plaques d’athérome, rétrécissent progressivement les vaisseaux, limitant la circulation sanguine.

La claudication intermittente est l’une des premières manifestations de cette pathologie. « C’est un signal d’alarme que le corps envoie pour nous prévenir qu’il y a un problème », souligne le pharmacien. Pourtant, beaucoup de patients minimisent ces symptômes ou les attribuent à de simples courbatures. « C’est une erreur, car plus le diagnostic est précoce, meilleures sont les chances d’éviter des complications irréversibles », ajoute-t-il.

Que faire en cas de symptômes ?

Face à une douleur au mollet lors de la marche, les experts recommandent une consultation médicale sans tarder. Selon Top Santé, un bilan lipidique complet doit être réalisé pour mesurer le taux de cholestérol total, mais aussi le LDL (« mauvais cholestérol ») et le HDL (« bon cholestérol »). D’autres examens, comme une échographie Doppler, peuvent être prescrits pour évaluer l’état des artères.

Le traitement repose principalement sur des mesures hygiéno-diététiques : réduction des graisses saturées dans l’alimentation, augmentation de l’activité physique, et éventuellement un traitement médicamenteux (statines, fibrates). « Le but est de stabiliser les plaques existantes et d’éviter leur aggravation », explique le docteur Blanchecotte. Dans les cas avancés, une intervention chirurgicale (pontage ou angioplastie) peut être nécessaire pour rétablir la circulation sanguine.

Et maintenant ?

D’ici la fin de l’année 2026, les autorités sanitaires pourraient renforcer les campagnes de dépistage ciblé des troubles lipidiques, notamment chez les populations à risque. Une étude nationale sur la prévalence de la claudication intermittente devrait également être publiée d’ici mars 2027, offrant une meilleure visibilité sur l’ampleur du phénomène. En attendant, les spécialistes appellent à une prise de conscience individuelle : un simple test sanguin peut sauver des vies.

Restez attentif à votre corps. Une douleur au mollet qui apparaît à l’effort et disparaît au repos n’est jamais anodine.