La verrerie Duralex, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, voit s'ouvrir officiellement la procédure de cession de son activité. Les candidats à sa reprise disposent d'un délai jusqu'au 6 août pour exprimer leur intérêt et déposer une offre, selon BFM Business. Cette annonce intervient alors que l'entreprise, employant 243 salariés à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), tente de surmonter une situation financière critique.
Ce qu'il faut retenir
- 243 salariés sont concernés par cette procédure de reprise, dont environ 60 % ont investi dans la coopérative qui avait repris l'entreprise en 2024.
- Le tribunal de commerce d'Orléans a accordé à Duralex une période d'observation de six mois et une nouvelle audience est prévue le 2 juillet pour un simple « point d'étape ».
- L'arrêt de la production a été annoncé le 12 juin pour au moins quinze jours, avec coupure des lignes de fabrication afin de protéger la trésorerie et réduire les charges.
- Cette situation marque le cinquième redressement judiciaire de Duralex en vingt ans, fondée en 1945 et connue pour ses verres incassables.
Une procédure de cession ouverte sous protection judiciaire
Le plan de cession de Duralex a été lancé officiellement vendredi, après son placement sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une période d'observation de six mois, durant laquelle l'entreprise va tenter de stabiliser sa situation financière. Une audience prévue le 2 juillet ne servira qu'à dresser un état des lieux, comme l'a précisé une source proche du dossier à BFM Business. « Ce sera simplement un point d'étape », a-t-on ajouté.
La verrerie, dont l'unique site se situe à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, emploie 243 salariés. Parmi eux, environ 60 % ont participé à la reprise de l'entreprise sous forme de coopérative en 2024. Ce projet avait bénéficié d'un soutien financier de la région Centre-Val de Loire ainsi que d'Orléans Métropole, sans pour autant éviter la crise actuelle.
Un arrêt temporaire de la production pour préserver la trésorerie
Le 12 juin, la direction de Duralex a annoncé aux salariés un arrêt de la production pour une durée minimale de quinze jours. Les lignes de fabrication ont été coupées dans l'objectif de limiter les pertes et protéger la trésorerie, selon les explications fournies. Parallèlement, des congés ont été imposés aux salariés pour une durée d'au moins une semaine, afin de réduire les charges salariales pendant cette période critique.
Ces mesures d'urgence visent à réaffecter une partie du personnel à la préparation de commandes, dans l'espoir de maintenir un chiffre d'affaires minimal pendant le redressement judiciaire. La situation reste cependant précaire, alors que Duralex accumule les difficultés financières depuis plusieurs années.
Un historique marqué par des redressements répétés
Fondée en 1945, Duralex est réputée pour ses verres incassables, une image de marque qui n'a pas suffi à éviter cinq redressements judiciaires en une vingtaine d'années. Cette instabilité chronique souligne la fragilité économique du secteur de la verrerie en France, confronté à une concurrence internationale accrue et à des coûts de production élevés.
La coopérative de salariés, qui avait pris le relais en 2024, n'a pas réussi à redresser durablement l'entreprise. Le recours au redressement judiciaire apparaît aujourd'hui comme une solution temporaire pour tenter de trouver un repreneur capable de relancer l'activité sur des bases saines.
Les prochaines étapes : quels candidats pour Duralex ?
D'ici au 6 août, les candidats intéressés par la reprise de Duralex devront déposer une offre formelle. Le processus de sélection s'annonce compétitif, d'autant que l'entreprise, malgré ses difficultés, reste un acteur historique du secteur. Le tribunal de commerce d'Orléans examinera les propositions lors d'une audience ultérieure, dont la date n'a pas encore été communiquée officiellement.
Si aucun repreneur ne se manifeste ou si les offres ne sont pas jugées viables, la fermeture pure et simple de l'usine pourrait être envisagée. Une issue que personne ne souhaite, mais qui reste une possibilité en l'absence de solution pérenne.
Reste à voir si l'attachement des salariés à l'entreprise et le soutien historique des collectivités locales suffiront à convaincre un acteur industriel de se lancer dans cette aventure. Le temps presse, et chaque jour compte pour cette verrerie au patrimoine bien établi.
Duralex cumule des difficultés financières récurrentes, avec cinq redressements judiciaires en vingt ans. Malgré une reprise par ses salariés sous forme de coopérative en 2024, l'entreprise n'a pas réussi à stabiliser sa situation, conduisant à un nouveau redressement judiciaire le 1er juin 2026, selon BFM Business.