Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est rendu en République démocratique du Congo (RDC) jeudi 28 mai 2026 pour marquer son soutien aux autorités sanitaires locales face à l’épidémie d’Ebola déclarée il y a deux semaines dans la province de l’Ituri. Selon RFI, il a plaidé en faveur d’une solidarité internationale renforcée afin de contenir la propagation du virus.
La situation épidémiologique reste sous haute surveillance alors que les équipes de riposte s’organisent sur le terrain. C’est dans ce cadre que le ministre congolais de la Santé s’est rendu vendredi 29 mai dans la zone touchée, où il a affirmé que les premières mesures concrètes pour endiguer l’épidémie étaient désormais « en train de se mettre en place ».
Ce qu’il faut retenir
- L’épidémie d’Ebola a été déclarée en RDC il y a deux semaines, dans la province de l’Ituri (est du pays).
- Le directeur général de l’OMS s’est rendu en RDC le 28 mai 2026 pour soutenir la riposte nationale.
- Le ministre congolais de la Santé a visité l’Ituri le 29 mai et confirmé le déploiement des premières actions contre l’épidémie.
- L’OMS a appelé à une solidarité internationale pour faire face à la crise sanitaire.
Une visite officielle pour mobiliser les acteurs internationaux
Le directeur général de l’OMS a atterri en RDC jeudi 28 mai, une visite qui s’inscrit dans un contexte de tension sanitaire persistante. D’après les informations rapportées par RFI, cette présence visait à renforcer la coordination entre les acteurs locaux et internationaux. « La solidarité est essentielle pour stopper Ebola », a-t-il souligné lors de ses échanges avec les autorités congolaises.
L’Ituri, région de l’est du pays régulièrement frappée par des crises humanitaires, concentre désormais l’attention des équipes sanitaires. Les infrastructures médicales y sont fragiles, ce qui complique la mise en œuvre rapide des protocoles de lutte contre l’épidémie.
Le gouvernement congolais en première ligne sur le terrain
Le ministre congolais de la Santé a effectué un déplacement express dans l’Ituri vendredi 29 mai pour évaluer l’avancée de la riposte. « La lutte contre Ebola est en train de se mettre en place », a-t-il déclaré à l’issue de sa visite, sans préciser toutefois les moyens humains et logistiques mobilisés sur place. Selon RFI, cette annonce intervient alors que les premiers cas suspects ont été identifiés il y a quelques jours seulement.
Les autorités sanitaires congolaises, appuyées par des partenaires internationaux, tentent de déployer des mesures rapides : traçage des contacts, sensibilisation des populations et distribution de matériel de protection. Pourtant, les défis logistiques et sécuritaires pourraient freiner l’efficacité de ces actions.
Un virus récurrent dans une région déjà fragilisée
L’Ituri n’en est pas à sa première épidémie d’Ebola. En 2018-2020, la province avait été l’épicentre d’une des pires crises sanitaires de l’histoire récente du pays, avec plus de 2 200 décès enregistrés. Les résidents, marqués par cette expérience douloureuse, restent donc particulièrement vulnérables face à cette nouvelle menace.
Les experts rappellent que le virus Ebola, hautement contagieux, se transmet par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées. Les zones rurales, où l’accès aux soins est limité, sont particulièrement exposées. Autant dire que la situation nécessite une réponse urgente et coordonnée.
Pour l’instant, la priorité reste la recherche active des cas contacts et la protection des personnels soignants, souvent en première ligne face au virus. Reste à savoir si la communauté internationale répondra présent à l’appel lancé par l’OMS.