Depuis 2024, un phénomène touche particulièrement les femmes leaders à travers le monde : la « great breakup », un terme popularisé par McKinsey pour décrire le désengagement massif des femmes dans des postes à haute responsabilité. Selon Top Santé, cette tendance s’accompagne d’un épuisement accru, poussant un nombre croissant de professionnelles à envisager une rupture, qu’elle soit professionnelle ou personnelle. Dans ce contexte, le leadership personnel, une approche développée par la docteure Joelle Jay, émerge comme un levier clé pour transformer cette période de bascule en opportunité de réussite.

Ce qu'il faut retenir

  • La « great breakup » désigne le désengagement des femmes leaders, souvent lié à un épuisement professionnel et personnel.
  • Le leadership personnel, théorisé par Dr Joelle Jay, vise à aider les femmes à retrouver un équilibre et une motivation dans leur parcours professionnel.
  • Cette approche s’appuie sur des outils concrets pour redéfinir ses priorités et renforcer sa résilience face aux défis rencontrés.
  • Selon Top Santé, de nombreuses femmes leaders envisagent aujourd’hui une rupture après des années de pression et de sacrifices.

Un phénomène qui s’amplifie depuis 2024

La « great breakup » n’est pas un simple constat : elle reflète une réalité chiffrée. Selon une étude McKinsey publiée en 2024, 50 % des femmes en poste à haute responsabilité ont songé à quitter leur emploi au cours des deux dernières années. Ce chiffre, rapporté par Top Santé, illustre l’ampleur d’un malaise qui dépasse les frontières professionnelles. Pour Dr Joelle Jay, ce phénomène s’explique en partie par un déséquilibre entre les attentes imposées et les ressources disponibles pour y répondre. « On leur demande d’être parfaites dans tous les domaines, mais sans leur donner les outils pour y parvenir », explique-t-elle.

Ce constat rejoint les observations de nombreux experts en management, qui soulignent l’urgence d’une révision des modèles de leadership. En France, où les femmes représentent seulement 30 % des cadres dirigeants selon l’INSEE, ce phénomène prend une dimension particulière. Les secteurs traditionnellement masculins, comme la finance ou l’industrie, sont les plus touchés par ce désengagement, créant un cercle vicieux où la diversité des talents se réduit.

Le leadership personnel, une réponse adaptée aux enjeux actuels

Face à cette situation, Dr Joelle Jay propose une méthode fondée sur le leadership personnel, un concept qui place l’individu au cœur de sa propre réussite. Cette approche, détaillée dans ses publications et ses interventions, repose sur trois piliers : la connaissance de soi, la définition d’objectifs clairs et l’adoption de stratégies adaptées. « Le leadership personnel, c’est d’abord se reconnecter à ses valeurs et à ses besoins », précise-t-elle dans ses travaux. Selon Top Santé, cette méthode a déjà permis à des centaines de femmes de retrouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Parmi les outils proposés, on trouve des exercices d’auto-évaluation, des techniques de gestion du stress et des stratégies pour prioriser ses actions. « L’idée n’est pas de tout changer d’un coup, mais de reprendre le contrôle étape par étape », ajoute Dr Jay. Cette approche s’adresse particulièrement aux femmes en poste depuis plusieurs années, souvent confrontées à des attentes irréalistes et à un manque de reconnaissance. En intégrant ces méthodes, elles peuvent ainsi transformer une période de rupture en une opportunité de reconstruction.

Des résultats concrets pour les femmes leaders

Les retours d’expérience recueillis par Top Santé montrent que les femmes ayant suivi cette méthode obtiennent des résultats tangibles. Parmi elles, 70 % déclarent une amélioration de leur bien-être professionnel après six mois de pratique. Un chiffre qui reflète l’efficacité d’une approche centrée sur l’individu plutôt que sur les seules performances. « Ce n’est pas une question de motivation, mais de stratégie », souligne Dr Joelle Jay. Pour elle, le leadership personnel permet de sortir d’un système où l’échec est souvent attribué à un manque de persévérance, alors qu’il résulte parfois d’un environnement inadapté.

Cette méthode a également un impact sur la durée. Selon les données collectées par Top Santé, les femmes qui appliquent ces principes maintiennent leurs résultats sur le long terme, contrairement aux approches traditionnelles qui misent sur des solutions ponctuelles. « On ne peut pas résoudre un problème chronique avec des solutions temporaires », explique Dr Jay. En cela, le leadership personnel s’inscrit comme une réponse durable aux défis actuels.

Et maintenant ?

À l’heure où les entreprises cherchent à retenir leurs talents, notamment féminins, l’approche de Dr Joelle Jay pourrait inspirer de nouvelles politiques RH. Une étude menée par Top Santé révèle que 40 % des entreprises françaises envisagent d’intégrer des programmes de leadership personnel dans leurs parcours de formation d’ici 2027. Cette tendance pourrait s’accélérer si les résultats se confirment, offrant ainsi une alternative aux modèles traditionnels de management.

Reste à voir si cette méthode sera adoptée à grande échelle. Pour l’instant, elle reste principalement portée par des initiatives individuelles et des formations spécialisées. Pourtant, son potentiel semble indéniable dans un contexte où l’épuisement professionnel et le désengagement des femmes leaders continuent de poser problème. Une chose est sûre : le débat sur l’équilibre des genres en entreprise n’est pas près de s’éteindre.

La « great breakup » est un terme popularisé par le cabinet McKinsey pour décrire le désengagement massif des femmes dans des postes à haute responsabilité depuis 2024. Selon Top Santé, ce phénomène s’accompagne souvent d’un épuisement professionnel et personnel, poussant les femmes à envisager une rupture, qu’elle soit professionnelle ou personnelle.