Depuis sa démission de la présidence de l’exécutif corse le 6 mai 2026, Gilles Simeoni, figure politique emblématique de l’île, se consacre désormais exclusivement à ses fonctions de maire de Bastia. Selon Le Monde – Politique, cette transition s’accompagne déjà d’une mesure concrète : une hausse de la taxe foncière, effective dès cette année.
Ce qu'il faut retenir
- Gilles Simeoni a démissionné le 6 mai 2026 de la présidence de l’exécutif corse pour se recentrer sur sa mairie de Bastia, en raison du cumul des mandats.
- Cette décision s’accompagne d’une augmentation immédiate de la taxe foncière sur le territoire bastiais.
- La mesure fiscale vise à compenser la perte de ressources liée à son départ de l’institution régionale.
- Simeoni reste une personnalité clé de la vie politique corse, malgré ce recentrage géographique.
Un choix contraint par les règles du cumul des mandats
La démission de Gilles Simeoni de la tête de l’exécutif corse n’est pas une surprise. Comme l’a rapporté Le Monde – Politique, cette décision s’inscrit dans le cadre strict des règles sur le cumul des mandats. Depuis plusieurs années, les débats sur cette question agitent le paysage politique français, et la Corse n’y échappe pas. En quittant ses fonctions régionales, l’homme politique s’estime désormais libre de se consacrer pleinement à la gestion de la ville de Bastia, où il exerce depuis 2014.
Une hausse de la taxe foncière pour compenser la perte de recettes
Dès son retour à Bastia, Gilles Simeoni a annoncé une mesure concrète : la majoration de la taxe foncière. Cette décision, prise dans la foulée de sa démission, vise à combler le vide budgétaire laissé par son départ de l’exécutif corse. « Il était nécessaire d’agir rapidement pour préserver les finances municipales », a-t-il expliqué, sans préciser le pourcentage exact de l’augmentation. Cette hausse pourrait peser sur les propriétaires bastiais, déjà soumis à une fiscalité locale élevée dans certaines zones de l’île.
Un symbole politique fort pour la Corse
Gilles Simeoni, leader du parti autonomiste Femu a Corsica, reste une figure incontournable de la politique insulaire. Son recentrage sur Bastia ne signifie pas un retrait de la scène politique corse, mais plutôt une réorientation stratégique. Selon Le Monde – Politique, cette décision pourrait aussi préparer le terrain pour les prochaines échéances électorales, notamment les municipales de 2026 à Bastia, où il brigue un nouveau mandat. « Bastia est ma priorité, mais la Corse reste mon combat », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse.
En attendant, la Corse observe avec attention cette nouvelle étape, où se mêlent enjeux locaux et ambitions personnelles. Pour Simeoni, l’heure est à la démonstration : celle d’un maire efficace, capable de gérer sa ville tout en gardant une influence sur l’échiquier politique insulaire.
Il a démissionné pour se conformer aux règles sur le cumul des mandats. En se recentrant sur sa mairie de Bastia, il évite ainsi de cumuler plusieurs fonctions exécutives au niveau local et régional.