La 14e étape du Giro 2026, programmée ce samedi 23 mai entre Aosta et l’arrivée au sommet de Pila, s’annonce comme l’une des plus difficiles de cette édition avec un parcours exigeant de 133 kilomètres et un dénivelé positif de 4 350 mètres, selon RMC Sport. Avec une montée finale de 16,5 km à 7,1 % de moyenne, cette étape pourrait bien redistribuer les cartes au classement général, alors que Jonas Vingegaard n’est qu’à 33 secondes du leader Afonso Eulalio.
Ce qu'il faut retenir
- Une étape de montagne décisive de 133 km avec un dénivelé positif de 4 350 m, la deuxième plus difficile du Giro 2026
- Départ à Aosta, avec une arrivée au sommet à Pila après une montée finale de 16,5 km à 7,1 %
- Jonas Vingegaard, deuxième au général, n’est qu’à 33 secondes d’Afonso Eulalio, porteur du maillot rose
- Quatre difficultés majeures jalonnent le parcours : Saint-Barthélémy, Lin Noi, Verrogne et la montée finale vers Pila
- Felix Gall et Giulio Pellizzari, deux des principaux rivaux de Vingegaard, devraient jouer un rôle clé
Un parcours taillé pour les grimpeurs, avec une montée finale redoutable
Le départ sera donné ce samedi à Aosta, en plein cœur des Alpes, où les coureurs s’élanceront vers une journée de haute montagne. Dès les premiers kilomètres, le peloton devra affronter la montée de Saint-Barthélémy, longue de 15,8 km avec une pente moyenne de 6,1 %. Après une descente de près de 20 km, les coureurs enchaîneront avec deux difficultés supplémentaires : Lin Noi (7,4 km à 7,9 %) et Verrogne (5,6 km à 6,9 %), séparées par une courte descente, avant de se diriger vers la montée finale vers Pila par le versant de Gressan, considérée comme l’une des plus dures de cette édition.
Avec un dénivelé cumulé de 4 350 mètres, cette étape se classe comme la deuxième plus difficile du Giro 2026, juste derrière les étapes les plus exigeantes de cette édition. Le profil, très montagneux, devrait favoriser les écarts et permettre à certains coureurs de creuser l’écart au classement général.
Vingegaard en embuscade, Eulalio sur la défensive
Au classement général, la lutte est serrée : Jonas Vingegaard, déjà vainqueur à deux reprises sur ce Giro, pointe à seulement 33 secondes d’Afonso Eulalio, qui porte le maillot rose depuis plusieurs jours. Le Danois de la Visma-Lease a Bike, favori naturel de l’étape, pourrait profiter de cette 14e étape pour prendre l’avantage. « Ce rendez-vous était dans mon viseur depuis le début, a déclaré Vingegaard. Le parcours est parfait pour moi, et j’ai l’intention de tout donner pour reprendre le maillot rose. »
Côté portugais, Afonso Eulalio (Bahrain Victorious) devra limiter les dégâts pour conserver son avantage. Depuis sa victoire en échappée lors de la 5e étape, il a résisté avec brio, mais cette fois, le terrain lui est moins favorable. Son objectif sera de tenir le plus longtemps possible avant de lâcher prise si nécessaire.
Les autres favoris dans la danse : Gall, Pellizzari et les outsiders
Felix Gall (Decathlon CMA CGM), actuel troisième du classement général, apparaît comme le principal rival de Vingegaard en montagne. Après avoir bien performé jusqu’ici, il pourrait jouer les trouble-fêtes. Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe), lui, revient de loin après des problèmes gastriques subis lors de la 12e étape et cherchera à se racheter. Son coéquipier Jai Hindley, déjà sur le podium virtuel, reste aussi une menace.
Du côté des Français, Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team) est la seule carte pour un top 10 au général. Pour son premier Grand Tour, le jeune coureur devra faire preuve de régularité pour viser une place d’honneur. Enfin, Thymen Arensman (Netcompany Ineos), troisième au général, semble monter en puissance et pourrait surprendre.
« Cette étape est un vrai tournant pour le Giro. Le parcours est fait pour les grimpeurs purs, et ceux qui veulent jouer la victoire au général n’ont pas le choix : il faut attaquer. » — Un directeur sportif anonyme
Cette étape s’inscrit dans la continuité d’une édition du Giro marquée par des rebondissements, comme en témoigne la victoire en solitaire d’Alberto Bettiol lors de la 13e étape, selon RMC Sport. Après Aosta et Pila, le peloton se dirigera vers des étapes plus techniques et potentiellement sprints, avant d’aborder les dernières difficultés alpines.
Afonso Eulalio (Bahrain Victorious) porte le maillot rose après sa victoire en échappée lors de la 5e étape, avec 33 secondes d’avance sur Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike).
Le parcours comprend quatre montées majeures : Saint-Barthélémy (15,8 km à 6,1 %), Lin Noi (7,4 km à 7,9 %), Verrogne (5,6 km à 6,9 %) et la montée finale vers Pila (16,5 km à 7,1 %), pour un dénivelé total de 4 350 mètres.