Les neuf coiffeuses et esthéticiennes en situation irrégulière de l’institut Sabadou et Jade, situé au 65 boulevard de Strasbourg dans le Xe arrondissement de Paris, ont finalement obtenu un titre de séjour après deux mois et demi de mobilisation. Selon Libération, cette victoire intervient alors que l’entreprise a été placée en liquidation judiciaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Neuf employées en situation irrégulière de l’institut Sabadou et Jade ont obtenu un titre de séjour.
  • La lutte a duré deux mois et demi avant cette issue.
  • L’entreprise a été liquidée judiciairement pendant le conflit.
  • Le conflit s’est déroulé dans le Xe arrondissement de Paris, au 65 boulevard de Strasbourg.

Un combat collectif récompensé après 75 jours de grève

C’est le 15 mars 2026 que ces salariées, toutes en situation administrative précaire, ont entamé leur mouvement de grève pour dénoncer leurs conditions de travail et leur statut. Pendant 75 jours, elles ont occupé les locaux, organisé des rassemblements et multiplié les actions pour attirer l’attention sur leur situation. Selon Libération, leur détermination a fini par payer, puisque l’administration a finalement accordé un titre de séjour à chacune d’entre elles.

Cette issue reste exceptionnelle dans un contexte où les titres de séjour pour travail sont rarement attribués dans de telles conditions. Sabadou et Jade, un institut de beauté proposant coiffure et esthétique, a été contraint à la liquidation judiciaire, ce qui ajoute une dimension particulière à cette victoire. Les salariées pourront désormais régulariser leur situation administrative et, pour certaines, envisager de poursuivre une activité professionnelle en France.

Des déclarations de joie et de soulagement

« On n’a pas les mots pour dire notre joie », a confié l’une des neuf grévistes à Libération. Cette phrase résume l’émotion partagée par l’ensemble du groupe après des semaines de lutte intense. Les employées ont souligné l’importance de cette victoire, non seulement pour leur avenir personnel, mais aussi comme un symbole de résistance collective.

Pour elles, cette régularisation représente bien plus qu’un simple document administratif. C’est la reconnaissance de leur contribution à l’économie locale et la possibilité de sortir de la précarité. Plusieurs d’entre elles travaillaient dans l’institut depuis plusieurs années, contribuant à sa réputation sans bénéficier de la moindre protection sociale. Leur combat a aussi mis en lumière les conditions de travail souvent opaques dans certains secteurs comme la coiffure et l’esthétique.

Une liquidation judiciaire qui complique le dossier

La liquidation de Sabadou et Jade intervient comme un élément central de cette affaire. Selon les informations rapportées par Libération, l’entreprise était en difficulté financière avant même le début de la grève. La situation des salariées s’est donc complexifiée avec la disparition de leur employeur, rendant leur régularisation encore plus incertaine. Pourtant, c’est précisément cette adversité qui a renforcé leur détermination à obtenir gain de cause.

Les syndicats et associations de défense des droits des travailleurs ont salué cette issue, tout en rappelant que de nombreux cas similaires se soldent par des échecs. Pour ces neuf femmes, la persévérance a été la clé. Leur victoire pourrait inspirer d’autres collectifs en situation de précarité administrative, même si chaque dossier reste unique.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour ces neuf salariées consistera à finaliser leur régularisation administrative et, pour certaines, à chercher un nouvel emploi dans le secteur de la beauté. Leur cas pourrait servir de précédent dans les discussions sur les droits des travailleurs en situation irrégulière. Les associations de défense des droits des migrants et des travailleurs précaires devraient continuer à suivre cette affaire, notamment pour s’assurer que les promesses faites seront bien tenues.

Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour la remise officielle des titres de séjour, mais les intéressées espèrent une finalisation rapide. Leur victoire rappelle aussi l’importance des mobilisations collectives dans la défense des droits fondamentaux.

Les neuf employées réclamaient principalement la régularisation de leur situation administrative et la reconnaissance de leurs droits en tant que travailleuses. Elles dénonçaient aussi leurs conditions de travail précaires et l’absence de protection sociale.