Le maire de Paris, Grégory Grégoire, a présenté ses excuses publiques le 20 mai 2026 concernant l’embauche, dans une école du 11e arrondissement, d’un agent du périscolaire déjà soupçonné de violences sexuelles dans un autre établissement. Cette décision, annoncée la semaine dernière, a suscité une vive polémique parmi les associations de protection de l’enfance et les parents d’élèves, comme le rapporte 20 Minutes - Politique.
Ce qu'il faut retenir
- Un agent du périscolaire, déjà soupçonné de violences sexuelles dans une autre école parisienne, a été réembauché dans une école du 11e arrondissement.
- Le maire de Paris, Grégory Grégoire, a présenté ses excuses publiques pour cette embauche le 20 mai 2026.
- L’affaire soulève des questions sur les procédures de recrutement et de vérification des antécédents dans les services municipaux.
- Plusieurs associations de protection de l’enfance ont réagi vivement à cette décision.
Une embauche contestée et rapidement démentie par l’équipe municipale
L’affaire a éclaté lorsque des parents d’élèves ont découvert, via les réseaux sociaux, que l’agent en question avait été réembauché dans une école du 11e arrondissement. Selon leurs témoignages, relayés par 20 Minutes - Politique, des soupçons de violences sexuelles pesaient déjà sur cet individu dans une autre école parisienne où il avait été employé. L’embauche, effective depuis le début du mois de mai, a été immédiatement dénoncée par des collectifs de parents, qui ont saisi la mairie et la préfecture.
Dans un communiqué publié ce mercredi, Grégory Grégoire a reconnu une « erreur de procédure » et présenté ses excuses aux familles concernées. « Nous avons pris nos responsabilités et suspendu immédiatement l’agent en question », a-t-il déclaré. L’élu a également souligné que « des vérifications plus poussées doivent être mises en place pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise ».
Des associations et parents d’élèves vent debout contre la mairie
Plusieurs associations, dont la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), ont réagi avec fermeté à cette affaire. Leur porte-parole, interrogé par 20 Minutes - Politique, a dénoncé « un manque criant de transparence et de rigueur » dans les procédures de recrutement des agents municipaux. « Comment un individu déjà suspecté peut-il être réembauché sans que personne ne s’en aperçoive ? », s’est-il interrogé.
Côté parents d’élèves, la colère est palpable. « Nous avons alerté la mairie dès l’annonce de son embauche, mais personne ne nous a écoutés », a témoigné une mère de famille, dont l’enfant fréquente l’école concernée. « Aujourd’hui, nous exigeons des garanties sur la sécurité des enfants et une enquête indépendante. »
Quelles suites pour l’enquête et les responsabilités ?
Face à la pression, la mairie de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour faire la lumière sur les circonstances de cette embauche. Selon des sources proches du dossier, citée par 20 Minutes - Politique, l’agent aurait été recruté via un contrat temporaire, sans que ses antécédents ne soient systématiquement vérifiés auprès des services de police ou de justice.
Par ailleurs, la préfecture de police de Paris a été saisie pour évaluer la légalité de cette embauche et les éventuelles suites pénales. « Nous allons examiner de près les éléments à notre disposition pour déterminer si des infractions ont été commises », a indiqué un responsable policier sous couvert d’anonymat.
Pour l’heure, l’agent concerné reste suspendu dans l’attente des conclusions de l’enquête. Les associations, elles, appellent à une mobilisation pour que « plus jamais une telle situation ne puisse se reproduire ».
L’agent, actuellement suspendu, fait l’objet d’une enquête interne à la mairie de Paris et d’une évaluation par la préfecture de police. Si les soupçons se confirment, une procédure pénale pourrait être engagée, mais cela dépendra des éléments recueillis par les enquêteurs.
À ce stade, aucune annonce officielle n’a été faite concernant d’éventuelles indemnisations. La mairie a uniquement présenté ses excuses et promis un audit des procédures de recrutement.