Deux figures de l’affaire Liger, Grégoire Super et Marc Le Mercier, comparaîtront à nouveau devant la Cour des comptes vendredi 19 juin à 14 heures. Les deux hommes, initialement relaxés il y a huit mois, font désormais l’objet d’un recours en appel. L’audience, prévue pour statuer sur ce dossier sensible, intervient après une première décision de justice qui avait mis fin à leur mise en cause.
Selon Ouest France, cette nouvelle étape judiciaire survient dans un contexte où les magistrats financiers doivent trancher sur d’éventuelles irrégularités financières liées au pôle d’énergies renouvelables de Locminé, dans le Morbihan. Grégoire Super, ancien maire de la commune et ex-PDG de Liger, ainsi que Marc Le Mercier, son directeur de pôle, avaient été blanchis en première instance. Leur renvoi en appel relance donc l’examen des responsabilités dans cette affaire.
Ce qu'il faut retenir
- Grégoire Super et Marc Le Mercier, relaxés en première instance, comparaîtront en appel devant la Cour des comptes.
- L’audience est fixée au vendredi 19 juin à 14 heures, soit huit mois après leur relaxe.
- Leur mise en cause porte sur la gestion du pôle d’énergies renouvelables de Locminé (Morbihan).
- Liger, l’entreprise concernée, était dirigée par Grégoire Super avant sa liquidation.
Un dossier judiciaire qui s’étire sur plusieurs années
L’affaire Liger remonte à plusieurs années, marquée par des soupçons de malversations financières et de gestion hasardeuse des fonds publics. En première instance, les deux prévenus avaient été relaxés, une décision qui avait surpris une partie de l’opinion publique et des observateurs juridiques. Pourtant, la Cour des comptes, saisie en appel, doit désormais réexaminer les éléments du dossier pour déterminer si des fautes de gestion ou des irrégularités justifient une condamnation.
Les faits reprochés concernent notamment l’utilisation des subventions allouées au pôle d’énergies renouvelables de Locminé. Grégoire Super, en tant que maire puis PDG, et Marc Le Mercier, en tant que responsable opérationnel, avaient été mis en cause pour leur rôle dans la gestion de ces fonds. Leur relaxe initiale avait été justifiée par l’absence de preuves suffisantes de leur responsabilité directe dans les manquements reprochés.
Une audience sous haute tension judiciaire
L’audience du 19 juin s’annonce comme un moment clé pour les parties prenantes. La Cour des comptes, compétente pour juger les comptes des collectivités et des entreprises publiques, dispose d’un pouvoir de sanction important. Si elle devait retenir des fautes de gestion, les conséquences pourraient être lourdes pour les deux prévenus, allant de l’amende à l’interdiction de gérer des fonds publics.
— Selon les observateurs, cette affaire illustre les tensions entre la rigueur financière exigée par les institutions et les réalités de gestion locale. La Cour des comptes, souvent perçue comme un arbitre strict, pourrait cette fois-ci adopter une position plus ferme, d’autant que le dossier Liger a déjà suscité de vives critiques dans la région.
Les enjeux d’une affaire au-delà des individus
Au-delà des deux prévenus, cette affaire soulève des questions plus larges sur le contrôle des fonds publics alloués aux énergies renouvelables. Locminé, comme d’autres communes bretonnes, avait misé sur Liger pour développer des projets innovants. Pourtant, l’échec de l’entreprise a laissé derrière lui un goût d’inachevé et des interrogations sur les mécanismes de financement et de suivi de tels projets.
Cette audience du 19 juin pourrait ainsi servir d’exemple pour les futures collaborations entre collectivités locales et entreprises privées dans le secteur des énergies vertes. Elle rappelle, si besoin était, que la rigueur financière et la transparence restent des impératifs absolus dans la gestion des deniers publics.
En définitive, cette nouvelle étape judiciaire sera scrutée de près par les acteurs du secteur, les élus locaux et les citoyens, tous attentifs à la manière dont la justice tranchera dans une affaire où se mêlent enjeux financiers, politiques et environnementaux.
Une condamnation pourrait entraîner des sanctions financières, voire une interdiction de gérer des fonds publics pour les deux prévenus. La Cour des comptes dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour fixer le montant des amendes ou des mesures complémentaires.