Un passager du MV Hondus, navire actuellement en quarantaine au large du Cap-Vert en raison d’un foyer d’hantavirus ayant causé trois décès, a témoigné de la situation à bord. Selon Franceinfo – Santé, l’Espagne a finalement accepté d’accueillir le bateau et ses 150 passagers, dont deux membres d’équipage malades et une personne cas contact qui seront évacués dans les prochaines heures.
Ce qu'il faut retenir
- Le MV Hondus, un navire de croisière, est actuellement en quarantaine au large du Cap-Vert après la découverte d’un foyer d’hantavirus ayant causé trois morts à bord.
- L’Espagne a annoncé mardi 5 mai 2026 l’autorisation d’accostage du navire pour permettre le débarquement des passagers.
- Deux membres d’équipage et une personne cas contact seront évacués dans les prochaines heures avant l’arrivée du bateau.
- Parmi les 150 passagers à bord figure Jake Rosmarin, un Américain qui a partagé son témoignage sur les réseaux sociaux.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à éviter la panique et à ne pas imposer de restrictions de voyage.
Un navire en quarantaine après une épidémie meurtrière
Le MV Hondus, un bateau de croisière en route pour l’Afrique de l’Ouest, est depuis plusieurs semaines au cœur d’une crise sanitaire. Trois passagers sont décédés après avoir contracté l’hantavirus, une maladie rare transmise par les rongeurs et dont les symptômes peuvent évoluer en syndrome pulmonaire sévère. Selon Franceinfo – Santé, deux membres d’équipage présentant des signes de la maladie et une personne identifiée comme cas contact vont être évacués médicalement dès que possible.
Le navire se trouve actuellement au large du Cap-Vert, où il a essuyé plusieurs refus d’accostage en raison du risque sanitaire. La situation, déjà tendue pour les passagers confinés à bord depuis plus d’un mois, a poussé l’équipage à multiplier les appels à l’aide pour obtenir un port d’attache sécurisé.
Le témoignage d’un passager américain : « Nous ne sommes pas que des titres de journaux »
Parmi les 150 personnes toujours à bord figure Jake Rosmarin, un voyageur américain en croisière. Il a partagé son vécu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où il exprime l’angoisse et les incertitudes pesant sur le groupe. « Je suis actuellement à bord du MV Hondus et ce qui se passe en ce moment est très concret pour tous les passagers ici, explique-t-il face à la caméra. Nous ne sommes pas que des articles de presse, nous ne sommes pas que des titres de journaux, nous sommes des gens avec des familles qui nous attendent à la maison. »
Rosmarin a souligné l’impact psychologique de la situation, bien plus dur que les simples informations relayées par les médias. « Il y a tellement d’incertitudes, c’est ce qu’il y a de plus dur. Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité et rentrer à la maison. » Pour lui, comme pour les autres passagers, l’attente d’une solution concrète est devenue insoutenable.
« Nous ne sommes pas que des articles de presse, nous sommes des gens avec des familles qui nous attendent à la maison. Il y a tellement d’incertitudes, c’est ce qu’il y a de plus dur. Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité et rentrer à la maison. »
— Jake Rosmarin, passager du MV Hondus
L’OMS appelle au calme et rejette les restrictions de voyage
Face à la montée des craintes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapidement réagi pour éviter toute panique. « Il n’y a aucune raison de céder à la panique ou d’imposer des restrictions de voyage », a affirmé un porte-parole de l’organisation. L’hantavirus, bien que dangereux, ne se transmet pas d’humain à humain, ce qui limite fortement le risque de contagion à grande échelle. La priorité reste donc d’évacuer les passagers dans des conditions sanitaires sûres, tout en évitant des mesures disproportionnées.
L’Espagne, après plusieurs jours de négociations, a finalement accepté d’accueillir le MV Hondus. Les autorités sanitaires espagnoles devraient mettre en place un protocole strict à l’arrivée du navire pour isoler les passagers et effectuer des tests avant leur libération.
Cette crise rappelle l’importance des protocoles sanitaires renforcés à bord des navires de croisière, surtout dans des zones où les risques épidémiques sont accrus. L’hantavirus, bien que rare, illustre la vulnérabilité des passagers face à des pathogènes émergents, même en pleine mer.
L’hantavirus est une maladie rare transmise principalement par l’inhalation de particules infectieuses présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs. Il ne se transmet pas d’humain à humain, ce qui limite le risque de contamination à bord d’un navire. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et, dans les cas graves, un syndrome pulmonaire sévère.