La capacité des algorithmes de grands modèles de langage (LLM) à rendre visibles les marques sur leurs résultats influence directement leur référencement. Une analyse récente, menée par Éric Demaret, responsable SEO et GEO au sein de l'agence Origine by Orixa, révèle une disparité marquée entre les performances des modèles GPT 4.1 et GPT 5.5 dans la visibilité des entreprises. Selon BDM, cette étude éclaire un enjeu stratégique pour les marques en matière de présence numérique.

Ce qu'il faut retenir

  • GPT 4.1 affiche une visibilité quasi nulle pour de nombreuses marques, selon l'analyse d'Éric Demaret.
  • GPT 5.5, en revanche, se positionne comme un leader dans la reconnaissance des entités, avec une amélioration significative de la visibilité.
  • Cette disparité s'explique par des algorithmes distincts et des critères de référencement évolutifs, selon l'expert.
  • Les marques doivent adapter leur stratégie de contenu pour optimiser leur présence sur les nouveaux modèles.

Une visibilité algorithmique en mutation

Les modèles de langage comme ceux développés par OpenAI ne se contentent plus de générer du texte : ils deviennent des acteurs clés du référencement naturel. Éric Demaret, spécialiste en SEO et GEO, a analysé comment deux versions successives de GPT, 4.1 et 5.5, traitent la visibilité des marques. D'après ses observations, GPT 4.1 peine à identifier et à référencer correctement de nombreuses entreprises. « La plupart des requêtes aboutissaient à des réponses génériques, sans mention des marques concernées », a-t-il expliqué. Une situation qui contraste fortement avec les performances de son successeur.

GPT 5.5, en revanche, marque une nette progression. Éric Demaret souligne que ce modèle « intègre des mécanismes de reconnaissance d'entités plus performants, permettant une meilleure visibilité des marques ». Autant dire que pour les entreprises, l'écart entre les deux versions est crucial. Bref, choisir la bonne version de GPT pour son référencement peut faire la différence entre une invisibilité numérique et une présence renforcée.

Des critères algorithmiques en constante évolution

Cette analyse met en lumière les critères changeants des algorithmes de référencement. Éric Demaret rappelle que les LLM ne fonctionnent pas comme les moteurs de recherche traditionnels. « Contrairement à Google, qui indexe des pages web, les LLM s'appuient sur des bases de données internes et des mécanismes de génération de texte », a-t-il précisé. Ainsi, la visibilité d'une marque dépend désormais de sa capacité à être « reconnue » par l'algorithme, et non plus seulement à apparaître dans les résultats de recherche.

Cette évolution soulève des questions pour les spécialistes du SEO. Selon Éric Demaret, « les marques doivent désormais optimiser leur contenu pour deux cibles : les utilisateurs et les algorithmes ». Cela implique une adaptation constante des stratégies de contenu, avec un focus particulier sur la clarté des informations et leur structuration. Les entreprises qui négligent cette dimension risquent de voir leur visibilité s'effriter, même sur des plateformes dominantes comme celles d'OpenAI.

Et maintenant ?

Les prochaines mises à jour des LLM, prévues pour fin 2026, devraient encore renforcer leur rôle dans le référencement. Les experts s'attendent à ce que les algorithmes deviennent encore plus sélectifs, avec une préférence marquée pour les contenus structurés et les données vérifiables. Les marques ont donc intérêt à anticiper ces changements en investissant dans des stratégies de contenu adaptées aux nouvelles exigences des LLM.

Pour les spécialistes du SEO, l'enjeu est double : comprendre les mécanismes des LLM et adapter leurs méthodes en conséquence. Éric Demaret conseille de « surveiller de près les annonces d'OpenAI et des autres acteurs du secteur, car les règles du jeu pourraient évoluer rapidement ». Une chose est sûre : dans un paysage numérique dominé par l'intelligence artificielle, la visibilité algorithmique est devenue un pilier incontournable du référencement.

Selon Éric Demaret, GPT 5.5 intègre des mécanismes de reconnaissance d'entités plus avancés, permettant une meilleure identification des marques dans les requêtes. Contrairement à GPT 4.1, qui génère souvent des réponses génériques, GPT 5.5 est capable de contextualiser les informations et de citer les entreprises pertinentes.