Selon BMF - International, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a informé douze pays dont des ressortissants ont débarqué à Sainte-Hélène, île britannique de l'Atlantique Sud, après avoir quitté un navire en provenance d'Amérique du Sud où plusieurs cas de hantavirus ont été confirmés. Cette annonce intervient alors que le cargo MV Hondius, affrété par une compagnie maritime néerlandaise, a accosté dans ce territoire isolé le 5 mai 2026, avant de poursuivre sa route vers les îles Canaries, en Espagne.

Ce qu'il faut retenir

  • Cinq cas confirmés de hantavirus et trois cas suspects ont été recensés parmi les passagers et l'équipage du MV Hondius, selon les dernières données communiquées par le directeur général de l'OMS.
  • L'OMS a alerté douze pays dont des voyageurs ont transité par Sainte-Hélène, afin de faciliter le suivi médical des personnes potentiellement exposées.
  • Le risque pour les habitants des îles Canaries, où le navire doit accoster prochainement, est évalué comme « faible » par les autorités sanitaires.
  • Les experts rappellent que le hantavirus se transmet principalement par inhalation de particules infectieuses présentes dans les déjections de rongeurs, et non par contact entre humains.

Un navire en quarantaine sanitaire après un décès à bord

Comme le rapporte BMF - International, le MV Hondius a été placé sous surveillance médicale dès l'annonce du premier décès à bord, survenu le 30 avril 2026. Ce cas, confirmé comme étant lié au hantavirus, a conduit les autorités de Sainte-Hélène à organiser une escale technique pour permettre aux passagers et à l'équipage de subir des tests. Les résultats préliminaires ont révélé cinq infections confirmées et trois cas suspects, selon les déclarations du directeur général de l'OMS lors d'une conférence de presse tenue le 6 mai 2026.

Le navire, parti d'un port d'Amérique du Sud, a ensuite repris sa route en direction des îles Canaries, où il devrait accoster dans les prochaines 48 heures. Les autorités espagnoles ont mis en place des protocoles sanitaires renforcés à l'arrivée du cargo, bien que le risque de propagation soit jugé « faible » par la Commission européenne.

L'OMS coordonne une réponse internationale malgré l'absence de transmission interhumaine

L'Organisation mondiale de la santé a souligné à plusieurs reprises que le hantavirus ne se transmet pas d'une personne à l'autre, limitant ainsi les risques de contamination massive. « Ce n'est pas le début d'une pandémie », a rassuré le directeur général de l'OMS, tout en insistant sur l'importance de la vigilance et de la transparence entre les États. L'OMS a également appelé à la solidarité internationale pour éviter toute stigmatisation des pays concernés.

Côté européen, la Commission a réitéré que le risque pour les résidents du continent restait « faible », tout en recommandant aux voyageurs ayant séjourné à Sainte-Hélène ou ayant été en contact avec le navire de consulter un médecin en cas de symptômes. Les autorités sanitaires des douze pays informés par l'OMS doivent désormais identifier les passagers ayant transité par Sainte-Hélène et leur proposer un suivi médical adapté.

Le hantavirus : une maladie rare mais aux conséquences graves

Le hantavirus, maladie virale transmise par les rongeurs, peut provoquer des syndromes pulmonaires ou rénaux sévères, avec un taux de mortalité estimé entre 30 % et 50 % en l'absence de traitement. Les premiers symptômes, qui apparaissent entre deux et quatre semaines après l'exposition, incluent fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires. « Il est possible que d'autres cas soient signalés dans les prochains jours », a indiqué un porte-parole de l'OMS, rappelant que le virus peut rester latent avant de déclencher une crise aiguë.

Les autorités sanitaires recommandent aux personnes ayant pu être exposées de consulter sans délai, notamment si elles présentent des signes cliniques évocateurs. En Amérique du Sud, où le hantavirus est endémique, des campagnes de prévention sont régulièrement menées pour limiter les risques de contamination dans les zones rurales.

Et maintenant ?

Le MV Hondius devrait accoster aux îles Canaries d'ici le 9 mai 2026, où les autorités espagnoles ont prévu des mesures de contrôle sanitaire renforcées. Les douze pays informés par l'OMS disposent désormais d'un délai de 72 heures pour identifier les passagers ayant transité par Sainte-Hélène et organiser leur suivi médical. Par ailleurs, les compagnies maritimes pourraient être amenées à revoir leurs protocoles de sécurité sanitaire pour les navires en provenance de zones à risque.

L'OMS, de son côté, continue d'évaluer la situation et pourrait publier de nouvelles recommandations dans les prochains jours, notamment si de nouveaux cas sont confirmés. Une réunion d'urgence du Comité d'urgence de l'OMS pourrait être convoquée si la situation évolue.

La propagation du hantavirus reste un enjeu de santé publique, mais la réaction coordonnée des autorités internationales devrait permettre de limiter les risques. À ce stade, aucune restriction de voyage n'a été décidée, et les experts appellent à éviter toute panique inutile. La situation reste sous haute surveillance, avec une attention particulière portée aux zones où le virus est endémique.