Alors qu’un navire de croisière est actuellement confiné au large du Cap-Vert en raison de cas suspects d’hantavirus, le médecin infectiologue Benjamin Rossi a tenu à relativiser les craintes de contamination massive. « Tous les hantavirus sont des virus qu’on peut contracter au contact des rongeurs », a-t-il rappelé, précisant que les transmissions restent bien moins importantes que celles observées lors de la pandémie de Covid-19. Selon BMF - International, cette épidémie, bien que préoccupante, ne présente pas le même potentiel de diffusion que le coronavirus.
Ce qu'il faut retenir
- Un navire de croisière est actuellement confiné au large du Cap-Vert en raison de cas suspects d’hantavirus, selon BMF - International.
- Le médecin infectiologue Benjamin Rossi a déclaré que les transmissions de ce virus restent bien moins importantes que celles du Covid-19.
- L’hantavirus se contracte principalement par contact avec des rongeurs ou leurs excréments, rappelle le spécialiste.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’envisage pas, à ce stade, une situation comparable au début de la pandémie de Covid-19.
Un navire de croisière mis en quarantaine au large du Cap-Vert
Un bateau de croisière, dont l’identité n’a pas été communiquée, est actuellement immobilisé au large des côtes du Cap-Vert en raison de la détection de cas suspects d’hantavirus parmi ses passagers. Cette mesure, prise par les autorités sanitaires locales, vise à éviter toute propagation du virus. Selon les informations rapportées par BMF - International, plusieurs personnes à bord présenteraient des symptômes compatibles avec cette infection, bien que le nombre exact de cas n’ait pas été précisé. Les autorités sanitaires du Cap-Vert ont confirmé cette mise en quarantaine, sans pour autant évoquer un confinement total.
Ce type de situation rappelle les mesures sanitaires exceptionnelles prises durant la pandémie de Covid-19, mais les experts soulignent des différences majeures dans la gestion de cette épidémie. En effet, l’hantavirus ne se transmet pas par voie aérienne, contrairement au SARS-CoV-2, ce qui limite considérablement les risques de contamination massive.
Les hantavirus : une maladie à transmission limitée, mais à ne pas sous-estimer
L’hantavirus, souvent associé à des rongeurs comme les souris ou les rats, peut provoquer des symptômes graves chez l’humain, allant de fièvres hémorragiques à des insuffisances rénales. Comme l’a rappelé le médecin infectiologue Benjamin Rossi, « tous les hantavirus sont des virus qu’on peut avoir en contact avec les rongeurs ». Il a toutefois insisté sur le fait que les modes de transmission restent très ciblés : principalement par inhalation de particules infectées présentes dans les excréments ou l’urine de ces animaux, ou plus rarement par morsure.
Contrairement à une idée reçue, l’hantavirus ne se propage pas d’humain à humain, ce qui réduit considérablement les risques de flambée épidémique. Selon les données disponibles, les cas de transmission interhumaine restent exceptionnels, voire inexistants pour certaines souches du virus. « On n’a pas de preuve solide d’une transmission interhumaine », a confirmé le spécialiste lors de son intervention.
L’OMS se veut rassurante sur l’ampleur de la situation
Dans ce contexte, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, lors d’une conférence de presse récente, qu’il ne voyait pas de similitude entre l’épidémie actuelle d’hantavirus et la situation observée au début de la pandémie de Covid-19. Selon ses propos rapportés par BMF - International, la dynamique de propagation de l’hantavirus ne présente pas le même potentiel de contagion que le coronavirus.
Cette prise de position vise à éviter une panique injustifiée, alors que certains passagers du navire de croisière confiné ont déjà témoigné de leur inquiétude. Un passager américain à bord du bateau a ainsi décrit une ambiance tendue, tout en reconnaissant que les mesures sanitaires mises en place par les autorités locales semblaient adaptées. « On nous a demandé de rester dans nos cabines et de porter des masques », a-t-il indiqué, précisant que l’équipage tentait de rassurer les occupants du navire.
Reste à savoir si cette épidémie, bien que localisée, pourrait servir de rappel sur la nécessité de renforcer la surveillance des zoonoses dans un contexte de mondialisation accrue des échanges. Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’ampleur réelle de cette contamination et les mesures à mettre en œuvre pour y faire face.
Les symptômes de l’hantavirus incluent fièvre, douleurs musculaires, frissons, ainsi que des troubles rénaux ou hémorragiques dans les cas les plus graves. La maladie peut également provoquer des difficultés respiratoires, bien que cela soit moins fréquent.