Selon Capital, à 18 ans, votre enfant devient en principe un contribuable à part entière. Mais s'il poursuit ses études ou n'a pas encore de revenus suffisants pour subvenir seul à ses besoins, vous avez encore le choix : le rattacher à votre foyer fiscal, ou le laisser déposer sa propre déclaration et déduire de vos revenus la pension alimentaire que vous lui versez. Les deux options sont exclusives.
Un enfant majeur peut, sous conditions, rester rattaché à votre foyer fiscal jusqu'à 21 ans sans justificatif, ou jusqu'à 25 ans s'il poursuit des études. Chaque année, à la déclaration, il faut donc trancher pour chaque enfant majeur, et pour cela, faire les bons calculs. « C'est un sujet qui revient souvent », explique Nahima Zobri, avocate fiscaliste et responsable du département fiscal chez Dougs. « Il faut d'abord comprendre que la législation nous permet de faire des choix. Optimiser selon sa situation, ce n'est pas une mauvaise chose. »
Ce qu'il faut retenir
- Un enfant majeur peut rester rattaché à votre foyer fiscal jusqu'à 21 ans sans justificatif, ou jusqu'à 25 ans s'il poursuit des études.
- Les deux options, rattacher ou laisser déclarer seul, sont exclusives.
- Chaque enfant majeur rattaché représente une demi-part supplémentaire de quotient familial, et même une part entière à partir du troisième enfant rattaché.
- Si vous optez pour le rattachement, votre enfant n'a plus à faire de déclaration personnelle, mais ses revenus sont ajoutés aux vôtres.
- Vous pouvez encore déduire des frais de scolarité.
Les avantages et les inconvénients du rattachement
Selon Nahima Zobri, « Il faut faire attention à ce que ça n'augmente pas votre impôt ». Si le rattachement ne vous fait économiser que 11 % (tranche marginale basse), Nahima Zobri le dit clairement : « Là, le calcul vaut le coup d'être fait ». Car, si vous renoncez au rattachement, l'enfant doit faire sa propre déclaration et vous pouvez déduire de votre revenu imposable la pension que vous lui versez.
Deux options de calcul s'offrent à vous. Première option : si l'enfant vit à votre domicile, vous pouvez déduire un forfait de 4 075 euros par an, sans aucun justificatif. Ce forfait couvre l'hébergement et la nourriture. Il est doublé à 8 151 euros si l'enfant est marié, pacsé ou chargé de famille, à condition que vous subveniez seul à ses besoins.
Les conséquences fiscales
La déduction de dépenses réelles, plafonnée à 6 855 euros par enfant et par an, nécessite de conserver tous les justificatifs (quittances de loyer, frais de scolarité, factures de santé...) pour les présenter en cas de contrôle. Pour Nahima Zobri : « Si on paye un loyer de 500 euros, ça fait déjà 6 000 euros avec justificatif. En général, on est sous le seuil quand l'enfant loge chez ses parents. »
L'administration considère par ailleurs que l'enfant doit être dans le besoin, vivant avec moins de 12 000 euros de revenus annuels. Comment trancher entre les deux options ? Tout dépend de votre TMI et du fait que l'enfant vive chez vous ou pas.
En conclusion, le choix entre rattacher son enfant majeur ou le laisser déclarer seul dépend de plusieurs facteurs, notamment la situation financière de l'enfant et les conséquences fiscales de chaque option. Il est essentiel de prendre en compte ces éléments pour optimiser votre situation et éviter les erreurs coûteuses.